Quand les frontières n’existent plus

© Yzipp Visu

J’apprécie la pluie, surtout les nuits d’hiver où elle se mélange à la neige. J’apprécie également le soleil, mais c’est différent, l’apprécier LUI c’est tellement simple, si prévisible, un peu trop banal.

En amour, je suis pareille : je peux apprécier les défauts, les écorchures et les cicatrices d’une personne, car apprécier ses qualités, c’est ce qu’il y a de plus facile.

J’affectionne ces petites choses qui le rendent unique, qui font de LUI qu’il est comme il est, qui sont plus palpables que son corps et qui vont bien plus loin que son âme. Ces petits détails qui agacent souvent les autres, quand moi j’y pense, je ne peux éviter de sourire.

J’aime me dire que de les affectionner en plus de les accepter, de les embrasser au lieu de les rejeter fera que LUI s’autorisera à les abriter avec amour au lieu de les renier, en étant indulgent avec lui-même.

B. par exemple était très bavard et me parlait très souvent de ses voitures, alors que je ne comprenais pas grand-chose, mais jamais je ne lui aurais demandé de s’arrêter : ses yeux s’illuminaient quand il en parlait et j’aimais qu’il me partage sa passion.

D. était désordonné et ne trouvait jamais ce qu’il cherchait, mais trouvait toujours le mot pour me faire sourire et arrivait même à me convaincre de l’accompagner dans ses « expéditions de recherche ».

M. était très impulsif, et moi qui suis plutôt réfléchie, j’avais peur que cette différence crée un fossé entre nous, mais elle a créé un pont rempli d’amour et de compréhension.

F. affichait une froideur qui ne se reflétait ni dans son regard, ni dans son âme. Le jour où j’ai compris qu’elle venait d’une peur qu’il tirait de son passé, j’ai commencé à le prendre dans mes bras aussi souvent que possible pour essayer de recoller les morceaux de son cœur endeuillé.

J’ai beaucoup appris de chacun d’entre eux, mais aussi et surtout de moi-même.

J’ai appris, par exemple, qu’apprécier les zones d’ombre de quelqu’un ne faisait que ressortir sa lumière naturelle. 

Avant d’avoir eu l’opportunité de vivre les choses de cette façon, j’ai dû murir, ouvrir les yeux et apprendre à ouvrir aussi mon cœur avant de commencer à accepter mes défauts et mes propres cicatrices, ce qui n’a pas été la partie la plus simple ni la moins douloureuse : j’ai dû me battre avec mes propres démons. Après m’en être défaite, je me suis sentie beaucoup plus en accord avec la personne que je suis : où les jugements n’ont pas de place et la bienveillance est reine.

Aujourd’hui, j’aime savoir que les barrières n’existent plus, j’aime sentir comment nos imperfections ne sont pas un obstacle pour que l’amour circule et grandisse, pour qu’il devienne beau et fleurisse.  J’aime comme, totalement imparfaits, nous devenons parfaits quand nous sommes ensemble !

Lady Annia

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par Anders Noren.

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