Acte XVI : Quand tous les plaisirs sont permis… (Partie 2)

Notre faim ne peut plus attendre, nos envies non plus. Nos corps se retrouvent de plus en plus collés l’un à l’autre. Tu m’embrasses alors que tes mains parcourent mes fesses avec urgence, comme si ta vie en dépendait. Je gémis, mais je ne peux pas empêcher un petit sourire de se dessiner sur mon visage. Un sourire de satisfaction, de plaisir, mais aussi d’incrédulité car j’ai du mal à croire à tout ce qu’il s’est passé tout au long de cette journée. J’ai par moments l’impression que nous sommes dans une réalité parallèle et que je vais finir par me réveiller.

Je vois ton regard s’intensifier alors que tu me soulèves et me pénètres avec beaucoup de douceur puis, alors que tu es en moi, tu ne bouges plus. Ça détonne avec les mouvements rapides d’un peu plus tôt et je me retrouve légèrement désemparée.

Je ne sais pas pourquoi tu restes soudainement presque immobile, peut-être que tu attends une confirmation de mon état fiévreux ou que tu veux que je prenne les devants… Je décolle mon visage du tien et en voyant ton sourire satisfait, je comprends que tu es en mode joueur et que tu veux jouer avec moi, mon envie, mon sexe humide.

Malgré mon désir de me perdre avec toi dans notre folie, dans nos envies et de sentir ton sexe me posséder avec une cadence soutenue, je suis moi aussi une grande joueuse et je ne peux pas te laisser gagner. J’approche ma bouche de ton cou, l’effleure et commence à passer la pointe de ma langue sur ton oreille gauche, depuis l’extérieur puis petit à petit vers l’intérieur, je continue et je fais de même sur ton cou. Je te sens perdre le contrôle, nos petits halètements de plaisir ne se font pas attendre : ton cœur bat de plus en plus vite, ces gémissements que tu ne peux pas contrôler, ta peau frissonnante, ton sexe dur comme un roc qui a des spasmes alors qu’il est à l’intérieur de moi, ton regard de feu qui est impuissant face à ce que je te fais ressentir. Je suis heureuse et satisfaite de moi alors que je sens la cadence de tes mouvements commencer enfin.

Je ferme les yeux pour profiter de chacune des sensations, je crie sans le vouloir tellement c’est bon alors que tu m’embrasses en même temps que tu me pilonnes avec passion contre le bord de la piscine.

Je te mords, je sens ton sexe taper contre le fond du mien et je gémis, j’explose dans tes bras. Tu me regardes et me dis : »Encore ! » Je te sens incroyablement excité alors, sans même réfléchir, je continue de me perdre dans notre jeu préféré. Tu retires ton sexe du mien, en deux temps trois mouvements, tu me montes sur le rebord de la piscine et tu mets ton index et ton majeur droit en moi en regardant avec délectation ma cyprine couler le long de tes doigts mélangée à l’eau qui couvre encore mon corps. Tu adores me voir devenir de plus en plus mouillée, on pourrait croire que tu es hypnotisé par ce liquide visqueux qui sort de moi, comme si on venait d’ouvrir un robinet. Tu enlèves tes doigts et tu joins ta bouche à ma partie la plus humide en ce moment même. Ta langue sur mon clitoris me fait trembler des jambes, je crie encore, tu bouges et là tu me prends fort, comme jamais tu l’avais fait, et pourtant nos moments ensemble sont vigoureux. Tu plaques mon corps au sol et tu me possèdes comme si nous nous appartenions et que rien d’autre ne comptait. J’entends le bruit du frottement de nos sexes et je t’entends gémir. Tes gémissements deviennent des cris de plaisir, je crie aussi mais on les entend beaucoup moins que les tiens car tu as les deux doigts que tu avais auparavant dans mon sexe, dans ma bouche et me les fais lécher. Un bruit sourd envahit la pièce et tu retires tes doigts de ma bouche pour prendre ton téléphone et éteindre l’alarme. Je m’interroge, mais alors que je vais te demander une explication, tu verses une coupe de champagne sur ma poitrine. Je sursaute et tu me dis en me regardant avec énormément d’amour, de tendresse et de passion : « Joyeux anniversaire schätzli ! » et en finissant de dire ces mots, tu lèches ma poitrine avant de reprendre la danse endiablée qui nous unit, pas seulement nos corps, mais nos êtres tout entiers. Des spasmes à profusion, le mélange de nos fluides et nos salives, le champagne, l’eau, nos gémissements qui se confondent.

Nous jouissons ensemble et alors que nous nous remettons de nos émotions, tu me dis de fermer les yeux. Tu sais que je ne suis pas fan de ça, mais comme jadis en Espagne, je te fais confiance. Je maintiens mes yeux fermés à l’aide de mes mains et je me demande ce que tu fabriques. Tu mets dans ma main droite une coupe que je devine être de champagne et tu me dis de les ouvrir à présent. Quand je le fais, nous avons chacun une coupe de champagne à la main mais toi, tu as un écrin noir dans l’autre et tu fais un grand sourire dès que tu sais que je l’ai aperçu.

Je te dis : « Oh non, par pitié, pas une demande en mariage, je ne suis même pas habillée ! »

Tu surenchéris : « En fait c’est bien mieux que ça… »

Tu l’ouvres et il y a un plug avec un cristal au bout, magnifique, sûrement un des plus beaux que j’ai vu de ma vie.

Tu me dis de le mettre pour l’essayer, je te réponds que je le mettrai pour toi avec énormément de plaisir, mais pas maintenant. Tu allais ajouter quelque chose, mais je pose mon doigt sur ta bouche en la fermant et te dis : « c’est mon anniversaire, c’est MOI qui décide ! »

Après avoir pris une petite douche rapide dans la suite spa, nous nous séchons en buvant encore du champagne, en rigolant aux éclats et en nous embrassant. Nous revêtons nos peignoirs moelleux avant de rejoindre tranquillement notre chambre.

Nous rigolons bien plus que de raison, comme des enfants. Je suis ivre et je ne parle pas d’alcool, même si nous avons bien bu du champagne. Je suis ivre de bonheur, de plaisir et de joie. Je suis ivre de toi.

En entrant dans la chambre, il y a un bouquet de roses roses sur le lit avec un petit mot. J’allume la lumière car la pénombre ne me permet pas de le lire dans sa totalité. Je suis surprise que tu aies fait l’effort de l’écrire entièrement en espagnol, ça me fait trop plaisir, tu n’as pas idée. 

Nous nous couchons dans le lit après avoir retiré nos peignoirs et nous nous endormons nus, l’un contre l’autre, dans la même position que ce matin. J’avais sorti la nuisette rouge pour la mettre pour toi avant de dormir, mais le bien-être que j’ai ressenti entre tes bras a été plus fort que tout.

Après une bonne nuit de sommeil, on toque à la porte. Je regarde l’horloge, elle indique 8 heures du matin et alors que tu te lèves en enfilant ton peignoir gisant par terre, je me couvre avec le duvet. Le majordome te salue en suisse allemand, tu lui retournes le salut en français et il entre avec une énorme table ronde sur roulettes, puis te demande où tu aimerais qu’il la mette avec un fort accent allemand. J’éclate de rire, tu te retournes vers moi et je vois à ton regard que tu as compris à quel point j’ai l’esprit mal tourné. Il enlève les cloches des plats chauds et part en nous souhaitant un bon petit déjeuner. 

Dès qu’il ferme la porte derrière lui, je te dis que moi je sais où j’aimerais que tu mettes « ça » en touchant ton sexe par-dessus ton peignoir. Tu me dis : « Après le petit déjeuner schätzli, sinon ta glace va fondre. »

Je ne vois pas de quelle glace tu parles jusqu’à ce que tu la mettes juste devant mes yeux. Je souris tendrement et viens t’entourer de mes bras. Dans l’assiette, il y a de la glace à la vanille avec des fraises et de la crème chantilly. Tu t’es rappelé de cette fois où, au bord du lac, j’en avais commandé une au petit déjeuner juste avant qu’on aille acheter un sac pour ta sœur et que tu m’aies acheté la robe sexy en jeans qui maintenant traîne chez toi.

En plus de cette glace, tu m’as commandé mon jus d’orange bien sûr, mais aussi du pain frais, du beurre, de la confiture à la fraise et un cappuccino. De ton côté, il y a du pain perdu, du muesli, du jus d’ananas et un expresso double.

Dès que le petit déjeuner est fini, je mets la nuisette rouge et défile avec devant toi, alors que tu es en train de finir ton pain perdu. Tu me regardes et me dis : « Regarde ce que tu as fait » et avant que tu puisses ajouter quelque chose, ton sexe nu et dur se retrouve entre mes mains libidineuses et mes genoux sont posés à terre juste devant toi. Tu arrêtes de manger et me regardes : « On doit partir dans 30 minutes au plus tard, mais tant pis ». Je te dis : « NON, ne changeons rien s’il te plaît, reste juste assis et continue de manger. J’ai vraiment très envie de m’occuper de ta queue qui m’obsède. » Tu me réponds : « C’est ton anniversaire, c’est toi la cheffe. » Je vois ton sexe à moitié dur et je commence à le masturber. Tu as du mal à rester concentré sur ce que tu manges et cela me plaît encore davantage. Je continue à te regarder en parcourant très lentement ton sexe avec ma langue, mes lèvres et à te masturber. Puis, alors que je te surprends à regarder mon décolleté, je touche ton gland avec ma langue. J’entoure avec mes lèvres ton sexe qui est maintenant bien dur et je te suce avec envie, en te regardant bien dans les yeux. Tu as mis en pause le fait de manger et tu tiens à présent mes cheveux en même temps que tu accompagnes les mouvements frénétiques de ma bouche.

Tu vas jouir, je le vois à ta façon de tenir ma tête, de bouger ton bassin, d’ouvrir ta bouche. En sortant ton sexe de ma bouche, je te demande de jouir entre mes seins, je ne sais pas pourquoi j’en ai trop envie. Tu te masturbes très vite, juste devant moi. Moi, je tire la langue et te regarde. Quand tu exploses devant moi, j’ai la plupart de ta semence entre mes seins, mais j’en ai aussi sur les cheveux, dans la bouche et sur le coin du visage, sans parler de ma nuisette.

Après avoir pris une petite douche ensemble, tu finis ton pain perdu et nous nous habillons pour sortir et continuer avec le programme du jour. 

Nous marchons depuis l’hôtel jusqu’au lac et nous arrivons à temps pour monter dans le bateau et faire une jolie petite croisière de deux heures où nous prenons des photos et où tu te moques bien de moi, car je ne comprends vraiment pas un traître mot de suisse allemand !

Après la croisière, nous remarchons direction l’hôtel. J’en profite pour aller aux toilettes et quand je reviens, tu tiens un panier pique-nique entre les mains. Tu m’expliques que nous allons prendre la voiture, puis un petit train et que tu vas me montrer une vue magnifique depuis une petite montagne surplombant la ville. Je mets de la musique latino et commence à chantonner, tu me suis avec le rythme et quand tu me dis que nous sommes presque arrivés, je suis surprise car je n’ai vraiment pas vu le temps passer. Nous descendons de la voiture et attendons le train quelques instants. Après un trajet de 15 minutes, nous arrivons en haut de la montagne, c’est très beau et le jour est très ensoleillé. Tu me demandes si j’ai faim et la vérité est que oui, un petit peu.

Tu installes la couverture, le champagne et les gourmandises à manger sur un coin tranquille et nous nous asseyons, heureux d’être ensemble.

Nous admirons la magnifique vue, tu me dis que la montagne s’appelle l’Uetliberg. J’essaie de le prononcer, mais sans succès. Pendant notre pique-nique, je reçois quelques appels importants de ma famille auxquels je prends le temps de répondre. 

Nous nous tenons les mains comme des adolescents, tu caresses le creux de ma main et en souriant je te dis que dans mon pays ça veut dire : « Je veux faire l’amour avec toi ». Tu rigoles et me dis qu’ici aussi, mais qu’en fait tu regardais ma ligne de vie, car une collègue t’a dit que les personnes destinées à être ensemble ont cette ligne semblable. Tu tiens ma main gauche contre ta poitrine, et ne veux plus la lâcher. Je te demande alors de me donner une petite bouchée de la quiche. Tu te résouds enfin à lâcher ma main et nous mangeons, alors que je t’apprends à chanter la chanson « Pintame » d’Elvis Crespo, que j’adore.

Nous trinquons à mes 30 ans, à tous ces rires, à notre amour, à nous. 

Tu regardes ta montre et me signales que nous devons bientôt y aller, nous rangeons le panier pique-nique et jetons ce qui doit l’être dans une poubelle le long du chemin.

Je te remercie d’avoir pensé à cette journée. Chaque année ma famille me manque, car ils sont loin, mais cette année c’est différent, cette année je suis heureuse car tu rends ma vie bien plus belle. 

Nous reprenons le train pour redescendre et montons à nouveau dans la voiture. Tu me dis alors que maintenant on va juste récupérer quelque chose pour ce soir. 

Vingt minutes plus tard, nous sommes près de la gare et tu me signales que cette rue à gauche est l’une des rues les plus chères d’Europe. Je te rétorque que ça ne m’étonne pas vu les marques qui sont là. Tu me lances d’un air coquin que c’est dans cette rue que nous allons…

Je te demande : « Dis m’en plus, stp stp stp ! »

Tu rigoles et me réponds : « NON, attends encore un peu. »

Nous nous garons près de la gare et tu ne laisses rien paraître. Nous passons plusieurs grandes boutiques et tu ne les regardes même pas, jusqu’à ce que tu m’ouvres la porte d’une grande marque et me dises : « Après vous ma coquine d’amour.  » Je rentre et tu me donnes la main. Tu parles en suisse allemand, je ne comprends toujours rien et ça se voit sur mon visage. On te donne un grand paquet, vous échangez encore quelques mots et nous repartons avec ce grand carton sans que j’aie compris quoi que ce soit de la conversation, ni de ce qu’il y a dedans.

Je fais la moue comme une gamine, tu me lances que je n’en suis plus une et tu rigoles quand je te rétorque que, des fois, oui. Tu me dis que je verrai bientôt ce qu’il y a dedans, car après tout, il est pour moi. Nous arrivons à l’hôtel, tu le poses à la réception et m’annonces que d’abord nous allons nous reposer un peu, que je verrai ce qu’il y a dans la boîte après notre petite sieste.

Nous arrivons dans la chambre où nous trouvons un mot du directeur, qui au nom de l’hôtel, me souhaite un très joyeux anniversaire.

Nous enlevons nos chaussures et nous couchons dans le lit, mais sans le défaire. Je te chuchote que je ne suis pas fatiguée, mais alors que tu caressais mon visage, je me suis endormie. Je me réveille une demi heure plus tard, tu es dans mes bras et tu as fait la sieste avec moi. Je me sens en forme. Je vais aux toilettes et quand j’en ressors, tu n’es plus là, à ta place se trouve dorénavant LE carton. 

Je l’ouvre et trouve une belle robe rouge et un mot.

Je lis le mot qui dit :

« Tu es unique et c’est pour cela que je voulais que tu aies une robe unique également. Merci pour tous ces moments merveilleux, schätzli. Merci pour tout. J’espère fêter encore pleins d’anniversaires à tes côtés ! 

Sois prête pour 19h15 stp, je t’attends à la réception.

Je t’aime,

                        Moi      

P.-S.1 : Ne t’inquiètes pas, j’ai tout ce qu’il faut pour me préparer de mon côté. 

P.-S.2 : Je ne t’ai pas encore vue, mais je sais déjà que tu es magnifique avec cette robe. »

Je prends une douche, m’apprête et monte dans l’ascenseur pour descendre à la réception, il est 19h10.

Quand la porte de l’ascenseur s’ouvre, tu es déjà là à m’attendre, très élégant avec un costume gris et une cravate assortie à ma robe. 

Tu es craquant et particulièrement beau, tu as taillé ta barbe et je trouve que ça te va super bien.

Nous nous embrassons et tu me glisses à l’oreille : « Tu vois ? Je le savais ! Tu es magnifique ! »

Nous montons dans la voiture où j’essayé pendant tout le trajet de te tirer les verres du nez pour connaître notre destination, sans succès. 

Nous nous garons après un peu plus d’une vingtaine de minutes de route, et après avoir marché cinq minutes, nous arrivons devant une sorte de chapelle. Tu me dis que nous sommes arrivés et me demandes, prenant un air sérieux : « Mademoiselle K. savez-vous où nous sommes ? » Je te regarde, et avec mon air le plus innocent, te réponds : « À Zurich cher Monsieur E., une ville où je ne comprends à peu près rien de tout ce qui est écrit ou même dit, et où vous devez me servir de traducteur.  » Tu rigoles, caresses mon visage et me dis que je suis trop belle. Je te lance que toi aussi et ajoute : « Trop beau », avant que tu puisses me répondre : « Trop belle ? » Je sens que j’ai les nerfs à fleur de peau, j’appréhende et j’ai un peu la boule au ventre. Tu me donnes la main, me regardes et me demandes, très sérieusement : « Tu me fais confiance, non ? » Je te réponds que oui, sans hésiter. Tu me dis que nous allons faire quelque chose qui est sur ma liste des choses à faire avant de mourir et que tu tiens à le faire avec moi… Il y a plein de ces choses qui envahissent mes pensées, mais je n’arrive pas à trouver la réponse. Moi-même, je te cache quelque chose, et alors que nous marchons d’un pas décidé et entrons, j’espère que ma petite surprise te plaira aussi…

(La suite la semaine prochaine)

Un commentaire sur “Acte XVI : Quand tous les plaisirs sont permis… (Partie 2)

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  1. Superbe suite, très belle premier scène excitante, avec le fantasme de le faire dans l’eau, dans la piscine.
    Le récit est très prenant. Beau petit déjeuner le matin, tu as même le droit à un jeu d’orange « vitaminé » ;). La scène de la fellation lorsqu’il mange est très bien décrite aussi, cela m’a de suite excité.
    Belle idée le carton avec la robe, avec du mystère autour de cette soirée…

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par Anders Noren.

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