Acte XVI : Quand tous les plaisirs sont permis… (Partie 1)

À peine j’ouvre les yeux que je sens ta main droite posée sur mon ventre. Sur ta table de chevet, il y a les verres sales dans lesquels nous avons bu de l’ice tea la nuit dernière. Je tire un peu la couverture car j’ai un peu froid, et c’est normal, on ne porte pas grand-chose. Moi, une petite nuisette noire en soie et dentelle. Toi, un boxer à carreaux bleus. Hier soir il faisait assez chaud, et nous avons laissé la fenêtre de ta chambre entrouverte. Je prends le temps de profiter du moment, je me colle à ton corps tout chaud et ferme les yeux à nouveau pour essayer de me rendormir. Je sens ta respiration sur mon cou alors je mets ma main sur la tienne, souris et te dis : « J’ai beaucoup de chance… » tout en sachant que tu dors à poings fermés et ne m’entends pas.

Ce n’est pas la première fois que je le fais… En réalité, j’aime te parler alors que tu dors placidement à mes côtés. De cette façon je peux partager toutes les belles choses que je ressens pour toi sans vraiment me mettre entièrement à nu.

Je continue à t’ouvrir mon cœur en profitant de t’entendre respirer fort : « Je suis encore plus heureuse depuis que je t’ai rencontré, tu fais sourire mon être entier et dormir dans tes bras est devenu l’une de mes activités préférées »

Je sursaute quand en retour, je t’entends marmonner quelque chose alors que je sens ta main prendre la mienne et la serrer affectueusement. Tu m’embrasses sur l’épaule et mets mes cheveux du côté gauche de ma nuque. Tes baisers continuent à se répandre sur ma nuque, mon cou, mon oreille droite. Tes mains se baladent dorénavant tout proche de ma poitrine et ma respiration devient saccadée. Je sens mes tétons pointer et ton sexe, contre ma croupe, devenir de plus en plus dur. Te sentir devenir folie avec moi, me rend folle et je mouille à profusion sans avoir le moindre contrôle. 

Comme tu nous connais par cœur, mon corps et moi, tu mets ton bras droit sous la nuisette et prends en main mon sein qui est maintenant, en plus d’être excité, très sensible. Les bouts de tes doigts commencent à jouer avec mes tétons durs et les gémissements de nos bouches ne se font pas attendre. Assez rapidement, nous nous laissons déborder par la passion, l’envie, la faim et nous faisons l’amour. Dès que nous explosons ensemble, tu m’enveloppes dans tes bras amoureux. Après un bref silence où le bonheur se sentait dans les moindres recoins, je te dis,  taquine :  » Tu connais une meilleure manière de commencer la journée que celle-ci ? » Tu me réponds : « Mmmmm NON, sans aucun doute ».

Nous commençons à prendre une douche, et alors que je veux te caresser là où tu aimes bien, car j’ai très envie de goûter à ton plaisir, tu me surprends en m’arrêtant doucement. Tu prends mes mains dans les tiennes et m’expliques que nous n’avons  pas le temps pour « ça »,  là tout de suite. En effet, pour fêter dignement mes 30 ans dès 00h01 cette nuit, tu as prévu une journée assez chargée qui commence par une halte chez moi.  Tu me claques les fesses avec un regard libidineux, mais en même temps rempli d’amour et tu me dis : »Plus tard schätzli… moi aussi j’en ai très envie et tu le sais »

Alors que je viens de finir de me sécher et que je m’apprête à sortir de la salle de bains, tu me lances : « Dans 15 minutes on part, soit prête s’il te plait »

Nous arrivons chez moi, tu me dis de faire ma valise. J’en sors une petite mais tu me dis d’en prendre une plus grande car nous allons partir pendant 3 jours, et tu ajoutes :  » Et n’oublies surtout pas le maillot de bain « .

Je suis rêveuse, tout en me demandant où tu as bien pu prévoir de m’emmener pendant ce long week-end. Je décide de prendre plusieurs robes dont une sexy, en jeans, que tu aimes beaucoup, je le sais. Ainsi, peu importe l’endroit où tu m’emmèneras, j’aurai la tenue adéquate !

En plus de ces robes, je prends une nuisette rouge, avec un décolleté très sensuel dans le dos, que tu pourras doucement enlever la nuit venue. J’emmène également quelques jeux coquins, du lubrifiant et deux paires de chaussures en plus de la paire d’escarpins que je porte déjà aux pieds.

On prend à nouveau place dans ta voiture et pendant que tu conduis, tu mets ta main sur mes jambes, que tu caresses délicatement. Une heure et demie plus tard, je vois des panneaux nous souhaitant la bienvenue dans la capitale suisse. Tu me demandes combien de fois je suis déjà venue dans la ville fédérale voir la fosse aux ours. Je te raconte un peu mes expériences ici sans vraiment répondre à ta question. Pendant ce temps, tes mains se baladent de plus en plus haut sur mes jambes, tout en remontant ma jupe, ce qui me fait m’arrêter plusieurs fois au milieu de mon récit pour essayer de me concentrer sur les mots plutôt que sur les sensations qui me parcourent. Même si j’avais très envie de suivre mes instincts, nous ne pouvions pas faire autrement : nous avions déjà croisé plusieurs voitures de police et ça serait de l’inconscience d’aller plus loin. Je sens tout à coup ta main toucher timidement mon sexe nu et en voyant le regard que tu me lances je ne peux éviter de mouiller. Je n’arrive pas vraiment à contrôler mon envie de toi, ma main glisse sur ton pantalon et touche la bosse qui est apparue depuis un moment déjà ! J’en avais tellement envie…

Je te demande si nous arrivons bientôt et tu me réponds qu’en fait nous sommes à la recherche d’un parking pour aller manger dans un restaurant que, tu en es sûr, je vais vraiment adorer. Nos mains respectives n’ont pas beaucoup bougées, sauf que ta bosse est encore plus grande et dure qu’il y a quelques minutes et que j’ai de plus en plus envie de sentir ton sexe dans ma bouche…

Nous voyons un couple s’en aller en voiture et nous prenons leur place aussitôt. Alors que nous sommes maintenant garés au pied de la vieille ville, tu m’embrasses, retires ta main de mon entrejambe et ajoutes : « Sinon on ne pourra jamais quitter la voiture et nous avons déjà 15 minutes de retard ». Je retire, au grand dam de mon envie infinie de toi, ma main de ton sexe, en me promettant que ce n’est que partie remise : ça ne fera que retarder l’inévitable.

Cinq minutes plus tard, nous quittons la voiture et nous marchons main dans la main en direction du restaurant. Nous arrivons devant un bâtiment qui détonne un peu au milieu des autres, nous faisons encore quelques pas et découvrons un bar, de style baroque, dans une sorte de cave voûtée et entouré d’une modeste galerie d’art. Tu me dis que ce n’est pas fini, nous continuons à marcher et tombons sur un grand escalier qui laisse apercevoir un magnifique restaurant à ses pieds. Tu remarques l’étonnement sur mon visage et ajoutes : « Attends de voir la suite » On descend les escaliers, et avant que je puisse faire un autre pas, tu me demandes de fermer les yeux et de te faire confiance, ce que je fais sans problème. Je t’entends parler avec quelqu’un, je devine que c’est avec un serveur, même si je ne comprends pas du tout ce que vous dites. Quand j’ouvre à nouveau les yeux, exactement vingt-sept pas plus loin, je suis sans voix : une magnifique bibliothèque se trouve juste devant nous. Tu me dis que lors de nos premiers voyages tu as appris à me connaître, mais que maintenant tu penses être un fin connaisseur de « moi ». Un serveur vient nous chercher et te dit quelque chose, tu me dis de passer devant toi et en rigolant tu me demandes si je veux garder les yeux ouverts ou si je préfère le mode « difficile ». Je rigole à moitié et te dis : « Le facile ça ira ! » 

Nous nous asseyons, mangeons de savoureux plats gourmets et je te demande comment tu connais cet endroit. Tu me réponds que tu es déjà venu ici avec tes parents,  une fois où ils te rendaient visite. Ça me fait super plaisir de me retrouver ici avec toi, mais ce que je n’aime pas c’est de ne pas comprendre ce que la majorité des gens disent, puisqu’ils parlent suisse allemand ! Tu sens ma gêne et me demandes si c’est parce que je n’ai pas le contrôle des événements. Je te réponds que c’est en partie pour cela. Tu payes, nous sortons et marchons tranquillement jusqu’à la voiture. Pendant ce temps, j’essaie de te tirer les verres du nez : « Notre destination est encore loin ?  » Tu ne veux rien lâcher : « Si je te le dis, je devrai te tuer et je ne préfère pas… » 

Presque une heure et demie s’est passée après que nous ayons repris la voiture et je te lance : « J’ai mal aux fesses, je crois que tu vas devoir les masser… » Tu rigoles et me dis : « Ça, c’était déjà prévu Mademoiselle K. » Je sens dans ta voix que tu es aussi exténué que moi, tu conduis depuis si longtemps.

Une quinzaine de minutes plus tard, nous arrivons devant un magnifique hôtel. Là, un des voituriers m’ouvre la porte et me demande s’il peut prendre nos bagages. Je lui dis que oui, qu’ils sont dans le coffre, et toi tu lui donnes les clés de la voiture pour qu’il s’en occupe. Nous avançons main dans la main dans le hall d’entrée où la réceptionniste, Ana, nous souhaite la bienvenue. Le check-in se passe bien et on nous donne les clés de la chambre numéro 616. Dès que nous prenons l’ascenseur, je te sens bien plus détendu. Nous arrivons dans la chambre, nos bagages sont déjà là et nous la visitons. C’est une belle suite de 70 m2 avec un grand balcon et une magnifique vue sur le lac de Zurich. Tu mets ta main sur mon sein et le pince entre tes doigts quand quelqu’un toque à la porte. Tu vas ouvrir, un peu déçu d’avoir été interrompu : deux garçons du room service nous apportent deux coupes de champagne et un plateau de mignardises. Tu te connectes en bluetooth sur les enceintes de la suite et mets une musique que nous aimons bien. La première chanson que nous entendons est « En el aire » de « Vega Almohalla » et pendant que cette musique résonne partout, on trinque à cette ville que je ne connais pas, au soleil, à nous. Tu me dis, avec un air solennel, que ça va être la première fois que nous fêtons mon anniversaire et que tu espères que ça sera la première de tant d’autres. Je te demande si on peut retourner au lit… tu me dis que dans 20 minutes nous avons un rendez-vous au spa pour nous faire masser en duo.

Nous allons mettre les peignoirs, et avant de quitter notre chambre je te demande de fermer les yeux, d’ouvrir la bouche et de me faire confiance, ce que tu fais sans sourciller, en faisant preuve d’audace. Je te fais goûter ma mouille sur une fraise et tu me fais savoir que tu as presque envie d’annuler ce massage pour me faire crier de plaisir !

Nous nous faisons masser par Olga et Nicole pendant 2 heures et je me sens tellement chanceuse, je pense qu’il n’y a pas d’autre femme de 29 ans aussi heureuse en ce moment même.

Nous sommes de retour dans la chambre et tu me demandes de quoi j’ai envie pour le dîner. Je te regarde et me passe la langue sur les lèvres… Tu colles ton corps contre le mien et me dis que nos desserts respectifs, ce sera l’autre. Je te dis que je n’ai pas vraiment faim, car à midi j’ai un peu trop mangé.

Tu commandes au room service quelques Dim Sum et me dis, en rigolant, qu’ils sont tellement petits qu’ils ne comptent pas vraiment !

Ils nous les apportent 25 minutes plus tard et nous les mangeons lentement, tout en profitant de la vue. Tu me demandes si j’ai envie de voir un petit film sur l’écran géant et j’accepte avec grand plaisir, mais je te demande de le choisir, tout ce que je veux, c’est me blottir dans tes bras.

Je me réveille en sursaut, tu dors dans mes bras : je me rends compte que nous nous sommes endormis devant le film. Je caresse alors tes cheveux et te regarde avec tout l’amour et la tendresse que je ressens pour toi. 

Dix minutes plus tard, ton réveil commence à sonner, je n’ai même pas le temps de bouger que tu l’as déjà éteint et tu me demandes de mettre mon maillot de bain pour la prochaine surprise…  

Je m’exécute et mets un maillot de bain que je me suis acheté dernièrement. Il est bleu comme tes yeux, d’ailleurs c’est pour cela qu’il m’a plu ! Toi, tu mets un maillot orange et nous mettons nos peignoirs par-dessus. 

Nous montons dans l’ascenseur, tu presses sur le 1 et quand il s’ouvre, je ne sais toujours pas où on va !

Tu me demandes de te suivre, et au bout de deux minutes, nous arrivons devant une porte que tu ouvres avec une carte magnétique. En entrant, je vois un chemin en pétales de rose menant à une piscine, un jacuzzi et un hammam. Sur une table au bord de la piscine est posée une bouteille de champagne et de la crème fouettée. Cette dernière me donne pas mal d’idées…

Tu m’expliques que cette suite spa est spécialement privatisée pour nous 

J’ai voulu l’éviter, mais j’ai les larmes aux yeux : je me sens comme une princesse, tu me fais sentir comme TA princesse en ce moment même… 

Juste après qu’on soit rentrés dans la piscine, et malgré tous mes efforts pour cacher ces larmes, tu les as vues dès que tu m’as regardé. Je te remercie de tous ces cadeaux avant l’heure. Tu me dis que tout ça, c’est seulement parce que tu m’aimes et que mes vrais cadeaux, je les aurai dès 00h01. Si nous sommes venus dans cette ville spécifiquement, c’est parce que ta grande surprise se trouve ici.

Je te serre dans mes bras et tu colles ton corps au mien, puis je sens tes doigts baladeurs se glisser dans mon sexe… Tu me regardes et m’embrasses avec une passion grandissante. Tu me demandes ce que je suis et je te dis : « Une princesse ? ». Tu me reposes la question et je te réponds cette fois-ci : « Ta princesse ? » Je sens que ce ne sont pas les mots que tu aimerais entendre, alors je te regarde dans les yeux et te dis, sûre de moi : « Ta salope ! ». Je vois dans tes yeux de la satisfaction et je la sens directement dans ton maillot de bain. Je te le répète, encore et encore, de plus en plus fort et nos habits commencent à voler partout, notre faim ne peut plus attendre…

(La suite la semaine prochaine)

Un commentaire sur “Acte XVI : Quand tous les plaisirs sont permis… (Partie 1)

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  1. Très beau récit, très excitant. J’ai beaucoup cette phrase au début du texte « Tu connais une meilleure manière de commencer la journée que celle-ci ? » ;).
    Belle visite de la capitale ;).
    Puis cela donne envie, jacuzzi hammam champagne, beau programme.
    Quel suspense, cela s’arrête quand les braisent sont devenue toute chaude…

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Thème : Baskerville 2 par Anders Noren.

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