Acte XV : Quand les flammes restent imperturbables…

Je n’arrête pas de bouger dans tous les sens et de penser au fait que depuis deux-trois jours tu ne te sens pas bien, tu as des symptômes fiévreux, et ton état me préoccupe. J’aimerais être à tes côtés et prendre soin de toi au lieu de me retrouver dans ce lit, qui me parait immense quand ta main n’agrippe pas la mienne.

Avant de sortir du lit, je regarde le jouet rouge, mon jouet préféré, qui est posé sur ma table de nuit. Plein d’images me viennent en tête : je me rappelle de la dernière fois qu’on s’est amusés avec et je ne peux pas m’empêcher de penser à ton corps, à tes mains douces et chaudes qui se baladaient dans les parties les plus rebelles, mouillées et profondes de mon corps. Je caresse ma bouche et ma main continue à descendre petit à petit, elle s’attarde sur mes seins et cela jusqu’à ce que mes tétons soient durs. Je sens comment mon corps se réveille de désir. Ma main poursuit la descente et je commence à caresser tout doucement mon sexe sans presque m’en rendre compte. Mon plaisir augmente chaque seconde un peu plus, je peux le ressentir. Mes doigts sont de plus en plus mouillés, je le sens. J’ai beaucoup de mal à garder ma contenance et j’en veux plus. Je n’arrive à penser à rien d’autre qu’au plaisir, à ton sexe, à toutes ces sensations qui m’inondent seulement quand je suis avec toi et qui me manquent en ce moment même.

Malheureusement tu es chez toi, malade, et je vais devoir aller à la recherche de ce « plus » toute seule. Je me lève, je prends le jouet qui me rappelle tant de choses… Je l’allume et ce n’est que quand il touche ma peau qu’il commence à fonctionner. Il caresse mon clito et je sens comme si tu le prenais en bouche et le titillais avec ta langue. Je ferme les yeux pour me perdre dans le plaisir et je sens comment ma respiration devient saccadée. J’appuie le jouet plus fort, je fais des petits va-et-vient, j’entends mes gémissements se répandre dans la pièce et je ne fais rien pour les retenir. Les va-et-vient de mon bassin deviennent incontrôlables et je sens le plaisir ultime me frôler, quand j’entends mon téléphone sonner. J’allais ignorer l’appel, pour culminer ce moment sensuel par un feu d’artifice, quand j’ai vu que c’était toi.

Je décroche de suite et j’entends de ta voix un peu rauque : « Ma schätzli ! » C’est difficile d’expliquer ce que je ressens quand je t’entends, mais ce que je sais est qu’immédiatement un sourire s’est dessiné sur mes lèvres. Je te demande tendrement des nouvelles de ta santé : « Comment te sens-tu ? As-tu toujours mal à la gorge ? Comment évolue ta fièvre ? » et tout ça comme si le jouet n’était plus en moi, alors qu’il n’avait pas bougé et qu’il était toujours allumé. Tu m’expliques que les médicaments font effet, que tu n’as plus de fièvre et que tu te sens déjà bien mieux. Tu finis de me dire ça et tu ajoutes : « Je te connais assez pour savoir que la façon dont tu respires est celle que tu as quand tu es excitée, est-ce que c’est bien le cas ma coquine ? »Je te réponds innocemment que non, mais n’étant pas dupe, tu me lances : « Dommage, car moi j’ai trop envie de toi, j’ai d’ailleurs mis ma main dans mon pantalon et… »  Tu gémis alors que je bois tes paroles et j’entends comment tu secoues ton pénis de haut en bas. Je redescends ma main droite vers mon sexe et je reprends de plus belle.

J’entends ta respiration entrecoupée, je te dis de ne pas trop t’agiter car je n’ai pas envie que ton état empire à nouveau, et tu me réponds : « Mais justement, peut-être que tu pourrais venir prendre soin de moi… » Je gémis, tu gémis plus fort et me dis ton impatience à poser à nouveau tes mains sur moi. J’essaie de te faire comprendre à quel point j’ai envie de te prendre en bouche, à quel point j’ai envie de sentir ton corps contre le mien. Je t’entends exploser, je souris, satisfaite, et j’explose à mon tour. Je t’entends sourire, ou plutôt j’entends ta satisfaction et je sais qu’après l’orgasme tu as toujours ce sourire qui t’envahit, et une sérénité qui t’habite.

Un silence plaisant s’installe quelques instants et je te dis ce que je ressens en ce moment précis : « Je t’aime Monsieur E. » Tu me réponds : « Moi aussi Mademoiselle K. » et tu ajoutes : « A quelle heure penses-tu arriver d’ailleurs ? Histoire que je prenne une douche au moins » Je te taquine un petit peu : « Je ne sais pas si j’ai envie de te voir aujourd’hui finalement… », tu réagis immédiatement : « Je suppose du coup que tu n’as pas non plus envie de jus d’orange et de… mon sexe dans ta bouche ? » Je réplique : « Arrête, tu sais que je rigole. J’ai très envie de ton sexe, pas que dans ma bouche d’ailleurs, et du jus d’orange aussi. Je prends une douche et j’arrive, aimerais-tu que je fasse quelques courses en venant ? » Tu acquiesces et me dis « La seule contrainte ma schätzli, est que j’ai un rendez-vous de travail sur Zoom vers 13 heures, mais en dehors de ça on pourra « Netflix and Chill »… j’ai trop hâte de te prendre dans mes bras et te câliner ! »

Moi je suis déjà debout et je marche vers la salle de bains en repensant à ta proposition de « Netflix & Chill » et je sais que ça sous-entend qu’on va passer une bonne journée à s’amuser de façon coquine pendant qu’un film tourne en arrière-plan. On se dit au revoir, on raccroche, je mets la playlist « Les découvertes de la semaine » sur Spotify et la première chanson est « Travesuras » de Flow La Movie, « travesuras » qui en espagnol veut littéralement dire « bêtises ». Je pense à toutes les « travesuras » qu’on va faire chez toi dans pas si longtemps… Je mets une robe mi-longue couleur aubergine avec une coupe passe-partout mais qui est tout de même sexy, des talons noirs et un grand sac où je prendrai une petite surprise pour toi. Je prends un taxi, je fais les courses et j’arrive chez toi alors que ma montre m’indique qu’il est 10:43.

Tu ouvres la porte et m’embrasses avec beaucoup de tendresse et de douceur. Je te donne le sac de courses et te dis que tout y est. Je rentre, tu me dis : « Hummm j’adore ta robe, elle te va très bien ! » Je te regarde des pieds à la tête, tu es habillé avec une chemise bleue en haut, un training gris en bas, et je te lance : « Tu es pas trop mal non plus malgré tes choix vestimentaires plus que discutables ». On en rigole et tu m’expliques que c’est ta tenue spéciale « Zoom », puis on s’embrasse, cette fois-ci avec une fougue non dissimulée. 

On marche jusqu’au salon et on s’assoit sur ton grand canapé blanc. Je vois posé devant moi un post-it où il y a un grand cœur et les mots « TE AMO MUCHO MI MUÑECA » qui signifient « Je t’aime beaucoup ma poupée », accompagné d’un grand verre de jus d’orange. Je te prends dans mes bras et le temps s’arrête un instant. Je bois tranquillement le jus d’orange alors que tu es assis appuyé sur le dossier à côté de moi, tu caresses mon dos et ça me fait frémir. 
Tu m’informes que finalement ta réunion a été avancée pour dans 10 minutes, à 11 heures, et qu’on pourra donc manger nus si ça nous chante. Je te dis qu’on verra ça et te demande qui sera présent à ton rendez-vous sur Zoom. Tu me dis que vous serez six personnes en comptant ton chef, à parler d’un projet important qui pourrait signifier une prochaine promotion. Je te demande si on pourrait faire « una travesura » pendant ta réunion. Tu me regardes de façon coquine, mais pas rassurée. Je souris en imaginant toutes les choses qui ont pu passer par ta tête et te rassure : « Rien de trop risqué ni qui te ferait rater le poste de tes rêves, tu me fais confiance ? » Tu acquiesces avec la tête et mets ta main dans la mienne, tu ajoutes : « Tu ne vas RIEN me dire sur cette tressesura ? » Je te corrige : « Travesura ! » On rigole, on va dans ta chambre où est ton bureau et tu t’assois.

Tu me demandes où je vais me mettre, alors que tu regardes si tu as reçu l’e-mail pour accéder à la réunion. Je te dis de ne pas te préoccuper de ça, juste de ne pas te coller au bureau. Tu as bien reçu l’e-mail de ton chef. Juste avant de cliquer dessus,  je te demande : « As-tu déjà joué au poker ? » Tu éclates de rire, et tu me dis : « Allez, embrasse-moi avant que ça commence, je te fais confiance. »

Je m’assois par terre, juste devant toi, sagement, je te demande si je suis bien hors du champ de vision de ta webcam. Tu acquiesces et caresses ma tête amoureusement.

J’entends quelqu’un te dire bonjour, tu le salues à ton tour et tu essaies de ne pas rigoler quand je touche avec ma main droite ton sexe sur ton training et je commence à le caresser très très doucement. Je vois que mes caresses font de l’effet et cela même si je les fais avec une certaine retenue, pour que tu aies le temps de t’habituer. Je continue à te procurer ces caresses, qui deviennent petit à petit moins sages. Je descends ton training et je sors ton sexe de ton caleçon. Je vois ton visage changer, tes gestes se durcir autant que ton sexe pour essayer de cacher ton plaisir derrière une façade de tranquillité. J’entends d’autres voix se mélanger aux vôtres et je sens sous mes doigts ton sexe très dur. Je commence à te masturber, de haut en bas, j’entends quelqu’un dire qu’il va couper vos micros car il aimerait vous présenter ce nouveau projet sans être interrompu. Tu regardes la caméra, puis tu me demandes, toujours sans me regarder : « C’est très excitant, mais tu veux me rendre fou ? Je commence à avoir du mal à me contrôler » Je te dis que si je t’ai posé la question sur le poker, c’est que comme dans ce jeu, tu vas devoir rester imperturbable, peu importe ce que je ferai. Et je te rappelle que tu as parlé de quelque chose au téléphone qui m’a donné très envie, et que c’est vers ça que je me dirige…

Je te sens pensif, alors que ton chef parle et que ma bouche s’approche de ton pénis mouillé d’excitation. Tu baisses le regard un bref instant et tu vois ce que je m’apprête à faire. Tu regardes la caméra à nouveau et tu t’abandonnes à moi sans rien dire. Je touche avec la pointe de ma langue ton gland gonflé, je la tourne très rapidement et je sens comme tu frisonnes de plaisir. Je commence à mettre ton sexe dans ma bouche et j’adore comment ton liquide pré-séminal coule de plus en plus abondamment. Je te vois regarder la caméra de la façon la plus normale au monde, ou du moins essayer, mais ton corps ne ment pas, les petits gémissements que tu émets en profitant du fait que le micro est éteint non plus. Je passe mon piercing le long de ta verge, je le mets tout contre ton gland et sans crier gare je mets ton sexe au plus profond de ma gorge, ton sexe que j’aime tant, plus que tout, même plus que mon jus d’orange et tu sais à quel point c’est sacré ça. J’entends une voix dire qu’il aimerait vos avis succincts sur la présentation, et il aimerait commencer par toi. Je continue de m’occuper de ton plaisir, même si pour moi quand il est partagé comme il est en ce moment même, c’est notre plaisir. Je continue de te rendre fou avec ma langue et je t’entends parler avec normalité…ou du moins essayer.

Au moment où, couplé avec mes caresses buccales, j’ai commencé à caresser tes testicules avec ma main, j’ai senti que tu avais eu beaucoup du mal à assembler tes pensées. Je continue, à un moment je te regarde et je vois comment malgré ton calme apparent tu te mords la lèvre… Un de tes collègues a proposé de faire un retour par écrit de la présentation, plutôt que de juste donner son avis à l’oral. J’ai été étonnée quand j’ai entendu ton chef accepter car il devait passer un coup de fil assez urgent. La séance Zoom se finit alors que je suis en train de délicatement caresser ton sexe.

Tu te lèves, laisses tomber ton training et ton caleçon, me tires vers toi et alors que je suis debout devant toi tu m’appuies contre la porte de ton armoire et m’embrasses sauvagement, en frottant ton sexe contre moi. Je suis excitée, sentir cette passion qui t’habite, cette fougue contre laquelle tu ne peux rien y faire, ne me laisse pas indifférente.

Mon téléphone sonne, la première fois je le laisse sonner, mais la deuxième tu me dis de répondre, ça pourrait être important. C’est Alice qui s’est encore une fois disputée avec Benoît, et me demande conseil. Je lui dis que je suis occupée avec toi, mais que je la rappellerai ce soir sans faute. Elle me répond que ce sera parfait, puis on raccroche. 

Tu me prends mon téléphone et le laisses de côté, puis m’enveloppes avec tes bras et me demandes : « Netflix ou chill là, tout de suite ? » Je te réponds : « Et si on combinait les deux ??? » Je saute sur ton lit, alors que tu prends ton ordi, me rejoins et après nous être bien installés, tu mets le film « Love and Monsters ». Tu commences à me déshabiller petit à petit et me glisses à l’oreille que tu voudrais ma mouille partout et m’entendre crier comme si j’étais soudainement prise d’une folie passagère… Tu me parcours, centimètre par centimètre, et pendant que tu le fais je pense que ma folie c’est toi. Tu ne le sais pas encore, mais je t’ai acheté un anneau pénien qu’on utilisera ensemble plus tard pour encore plus d’amusement, quand nous nous laisserons envahir par la folie elle-même, quand nous laisserons exploser nos sentiments.

Un commentaire sur “Acte XV : Quand les flammes restent imperturbables…

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  1. Encore un beau texte très excitant et prenant.
    Bien amené la scène qui démarre en caresse solitaire pour continuer au téléphone. Toujours agréable de lire tes textes.

    Et ensuite très excitant aussi quand tu es chez lui, et que tu commence à jouer avec son sexe pendant qu’il fait sa réunion. La manière dont tu décris les caresses et désirs donne beaucoup de plaisirs en lisant.
    Et la fin excitante avec le film et les caresses, quand il commence à s’occuper de toi…

    Merci pour ce beau récit.

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par Anders Noren.

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