Acte XIV : Quand les plaisirs se multiplient.

Je descends du taxi, regarde le bâtiment dressé devant moi, m’approche de la porte en verre et la pousse alors que je regarde mon téléphone portable pour voir si tu m’as déjà écrit pour me signifier ton arrivée imminente. 

Je m’approche du comptoir. Le réceptionniste me souhaite la bienvenue et alors que je nous enregistre, je vois un autre client se mettre à côté de moi et me dévorer du regard. Je porte une robe en velours noir, assez sage si on la regarde de devant, mais qui laisse à découvert une grande partie de mon dos d’une façon très sensuelle, et ce « décolleté » si inhabituel était mis en valeur par un collier de dos. Aux pieds, je porte des chaussures à talons rouges très jolies et sexy.

Le réceptionniste me donne la clé magnétique de la Royal Penthouse Suite tout en me souhaitant de bien en profiter. Je le remercie et prends la clé en me disant que vu le prix que je vais payer pour cette « petite » surprise, j’espère moi aussi que l’on va bien en profiter ! 

Je monte dans l’ascenseur tout en verre, m’arrête au septième et dernier étage et sens mon excitation monter d’un cran.

Pendant que je marche vers la chambre, je reçois un message de ta part où tu me dis que tu as trop hâte de me retrouver, mais que malheureusement, tu ne seras là que dans une vingtaine de minutes car tu as dû finir un truc au travail. Je te réponds brièvement et en profite pour envoyer un petit message à Alice.

J’arrive dans la suite, elle est très spacieuse. Je la parcours du regard et me dis qu’elle est encore mieux que ce que j’avais osé imaginer. Je souris car je suis contente de mon choix, et parce que je pense à toi, à ton sourire, à ta bouche, à tes beaux yeux bleus, à ce moment spécial et inoubliable qu’on s’apprête à passer, qui va s’ajouter à tous les autres déjà vécus ensemble. 

On sonne à la porte, j’ouvre, c’est Alice. Elle entre, enlève son manteau et me lance un regard complice que je me dépêche de lui retourner. Elle est habillée d’une jolie robe rouge avec un décolleté discret qui met sa poitrine en valeur et elle a aux pieds des talons montants noirs. Elle regarde tout autour et me dit que cet endroit est magnifique. J’acquiesce et l’invite à faire un tour complet avec moi, puisque je n’ai pas encore eu le temps de le faire. On se prend par les mains tout naturellement et on parcourt la suite. Elle fait 160 mètres carrés. On rigole car il y a tellement d’espace et de choses qui nous plaisent et qui nous surprennent. La belle cheminée est dans un angle au salon, la salle à manger jointe à la luxueuse cuisine américaine, le piano à queue de la marque Fazioli fabriqué en ébène de Macassar, situé stratégiquement entre le salon et la salle à manger.

Alice m’appelle, alors que moi j’étais restée à rêvasser dans la chambre principale. Elle veut me montrer sa trouvaille : une énorme terrasse avec d’un côté une longue table à manger, et de l’autre un jacuzzi pour quatre personnes prêt à être utilisé. Je lui lance un regard coquin et elle me dit que je suis trop folle d’avoir préparé tout ça juste pour accomplir un de tes fantasmes. Je lui réponds que rien n’est trop beau pour faire plaisir : pour lui faire plaisir, pour me faire plaisir et, surtout, pour te faire plaisir à toi, Monsieur E !

Elle me dit que tu dois vraiment être spécial pour moi. Je ne réponds pas, je sais qu’elle sait lire dans mon regard. 

Mon téléphone sonne à ce moment précis, je lui fais signe de garder le silence et te réponds. Tu me dis être presque arrivé, je te demande de prendre ton temps, que mon envie ne fait que grandir en t’attendant.

Quand je raccroche, Alice me demande : « Où ? ». Je lui réponds qu’à mon avis, le grand dressing ouvert sur la chambre est le meilleur endroit. On n’a même pas le temps, elle et moi, de peaufiner les détails qu’on sonne à la porte. Je l’ouvre et tu es là, tu entres, m’embrasses et me donnes un bouquet de roses rouges tout simplement magnifique. On n’arrête pas de sourire bêtement tellement on est contents de ces retrouvailles.

Tu t’avances en me tenant la main et me lances : « Whaoooo » Je te demande si c’est pour moi ou pour l’endroit que tu le dis. Tu me fais un clin d’œil, me tires vers toi, m’embrasses et me dis qu’en tout premier lieu, c’est pour moi, mais que c’est vrai que l’endroit est très joli aussi.

On marche, s’assoit sur l’énorme canapé gris, on s’embrasse encore, cette fois-ci avec plus de passion et de fougue. Nos langues jouent ensemble. Ta main touche mon dos nu et tu parais surpris. Tu me dis que lorsqu’on était debout, tu n’avais pas remarqué ce détail de ma robe. Moi, l’ayant achetée pour cette occasion spéciale, je me lève aussitôt, marche lentement vers le piano et te laisse découvrir chaque détail en même temps que je te laisse profiter de mes courbes. 

Je suis surprise quand je t’entends te lever, tu t’approches rapidement de moi, avec une agilité qui me fait penser à celle d’un prédateur qui s’approche de sa proie. Tu colles ton corps au mien et me glisses à l’oreille : « Vous me faites bander Mademoiselle K. » Je fais mon innocente et te demande à quel point, alors qu’en même temps, j’étire ma main droite et touche ton sexe par-dessus ton pantalon. Je t’entends gémir, respirer fort, je me tourne, t’embrasse, enlève ta ceinture, et alors que j’allais m’agenouiller pour te prendre en bouche, je me suis souvenue d’Alice qui est en train d’attendre pas loin de là. Je prends quelques secondes pour refroidir mes idées et envies du moment, je te regarde quand tu me demandes si tout va bien et te dis : « En fait… j’ai une petite surprise pour toi » Je te donne un bandeau et te demande de le mettre. Tu m’embrasses et t’exécutes. Je te prends la main, t’emmène et te fais asseoir sur le lit dans la chambre principale, celle où l’on va sûrement passer la nuit. 

Je mets, sur l’enceinte Bose de la chambre, la playlist Spotify d’où on a pris l’habitude de s’envoyer des chansons, pour qu’on puisse profiter de ce moment de toutes les façons possibles.

Je reviens sur le lit où tu as été très sage, je tiens tes mains avec les miennes et je profite pour regarder à quel point ton érection est encore bien ferme. Je sens que tu es très dur et je te glisse à l’oreille que j’ai trop envie de toi !

Je te fais te coucher sur le dos, m’approche de ton visage, t’embrasse et te demande à quel point, toi, tu as envie de moi. Tu me réponds :  » De 1 à 10…. 1000000″. Tu ne peux pas le voir à cause du bandeau, mais ta réponse a été la bonne, alors je glisse deux de mes doigts en moi et les mets dans ta bouche pour te partager mon envie de toi. Tu en as plein la bouche, je t’embrasse pour en prendre un peu, alors que je caresse ton sexe et essaie de réfréner mes instincts les plus primitifs. Tu me dis que tu en veux plus, tu veux aller la puiser à la source, je te dis que ça tombe bien : c’est exactement ce que j’avais prévu de faire. Je me lève et vais jusque vers ton visage, je te regarde alors que je vois comment tu tires la langue pour en avoir plus et je dis « Fragola » alors que je prends place sur ton visage. Tu ne comprends pas pourquoi je viens de dire fraise en italien, et finalement, peu importe la raison qui m’a poussée à le faire, tu ne penses à rien d’autre qu’à mon plaisir, au tien, à comment ils sont liés. Alors qu’avec tes mains, tu touches mon clito et mes jambes, tu sens une bouche s’occuper de ton sexe, une main qui n’est pas la mienne car elle est froide et a les ongles beaucoup plus longs le tenir et le caresser timidement.

Je te sens crispé quelques secondes, mais te dis qu’il n’y a rien à craindre, de profiter du moment présent, d’avoir beaucoup de plaisir et surtout de me faire confiance. Je te sens te relaxer, tu joues de nouveau avec ta langue en moi et je gémis de plus en plus. Je regarde Alice qui te prend en bouche timidement et maladroitement. Je fais le choix de venir lui montrer comment faire, et en même temps, je crois que c’est le bon moment de te montrer ta surprise. Tu es fin prêt. 

Je descends de ta bouche, tu caresses mes jambes, je rejoins Alice qui me regarde. Je prends entre mes mains ton sexe dur, je le lèche d’un côté et je fais signe à Alice de s’occuper de l’autre de la même façon. Ton sexe fait des petits mouvements sous nos langues et je te sens être prêt à exploser. J’arrête de jouer avec lui, je laisse Alice s’en occuper. Je te fais t’asseoir car je veux que tu découvres le tableau au complet. Là, j’enlève le bandeau. Tu nous découvres Alice et moi, tu me lances un regard enflammé, je mets un doigt sur ta bouche pour que l’on ne se perde pas dans des grandes conversations que nous aurons de toute façon plus tard. Je t’embrasse, puis je me tourne et j’embrasse Alice, j’adore les deux baisers pour des raisons très différentes. Toi parce que je sens ce feu qui brûle en toi, en nous. Elle parce que je sens ta saveur sur ses lèvres. Je t’embrasse à nouveau et dès que ce baiser est fini tu me dis tout bas : « Je t’aime ». Je reste sans mot, je crois que c’est le plus sincère « je t’aime » que tu m’aies dit depuis nos débuts. Je pense : « Je t’aime moi aussi, tu le sais »

Tu te lèves du lit et enlèves ma robe, moi je me tourne et enlève celle d’Alice. Alice défait mon soutien-gorge, tu t’occupes de mes seins, elle reste en retrait et te laisse faire jusqu’au moment où toi tu prends mon sein droit et lui dis de s’occuper du gauche. 

Je caresse vos cheveux alors que vos langues titillent mes tétons, toi tu es un peu plus sauvage qu’elle car en plus tu les mordilles et tu souffles dessus. Dès que j’ai bien profité du moment, je te regarde et te dit sans mot que maintenant, c’est à nous de nous occuper de sa poitrine à elle. Je lui enlève son soutien-gorge et même si au début je te sens pensif, après t’avoir dit que nous sommes ensemble dans cette aventure et que je t’aime moi aussi, tu te laisses aller et lèches avec autant d’envie que moi la poitrine de ma copine.

Elle profite du moment, soupire et gémit d’excitation. 

Toi qui es très excité, tu insères en moi deux doigts alors qu’on continue de s’occuper de sa poitrine. Tu me doigtes alors que la chanson « Do it for me » de « Rosenfeld » vient de commencer et tu me lances : « Je te veux maintenant. » On arrête de donner du plaisir à Alice et on s’embrasse, tu mets ta main sur mon sexe et écartes mes cuisses, puis tu mets ta bouche entre mes jambes. Alice vient sans crier gare s’occuper de mes seins, tu es effréné de désir, tu sens avec ta langue à quel point je suis excitée et tu dis à Alice de continuer alors que ta langue joue avec mon anus. Je gémis, je me laisse aller, je me sens envahir par l’orgasme, je crie parce que les sensations sont incroyablement puissantes, encore plus que d’habitude car je les partage avec vous deux.

Tu arrêtes de t’occuper de moi avec ta langue et tu insères ton sexe à la place. Alice nous caresse les cheveux. Tu commences à me prendre alors que tu tiens mes jambes avec détermination. Pendant que je crie de plaisir, on entend sonner à la porte, et avant qu’on réagisse, Alice nous dit qu’elle va s’en occuper.  Elle met un peignoir et on la voit se diriger vers l’entrée. Toi et moi on continue de plus belle, tu essaies d’étouffer mes cris avec ta main, mais tu gémis avec moi malgré tout. On voit Alice revenir avec une bouteille de champagne, elle nous dit qu’elle va la poser au salon, pour après. 

Avant que tu arrives, je te dis que je voudrais que tu t’occupes aussi de ma copine. Tu restes bouche bée et je te dis qu’avant de choisir d’accomplir ton fantasme, j’avais déjà réfléchi à tout ce que ça implique.

Je demande à Alice de venir, je l’aide à enlever le peignoir, elle se met comme moi juste avant, sur le dos. On s’embrasse toi et moi, je vais me mettre à un côté pour vous voir prendre votre pied tous les deux. Je vous regarde depuis un peu plus loin dans le lit, je joue avec mon clitoris tandis que je vous dis de bien vous amuser. Je te vois insérer ton sexe dans le vagin de ma copine et je n’arrive pas à penser à autre chose qu’à mon amour infini pour toi. Je vois Alice prendre son pied, dès que je vois qu’elle est arrivée à l’orgasme, j’arrive auprès de vous et dis que je veux que tu jouisses en moi. Alice m’embrasse, je t’embrasse. Je monte sur toi, en Andromaque, je ressens toute ta douceur quand tu caresses ma peau, en même temps que toute ton envie quand je sens comment ton sexe tape contre le mien. On jouit ensemble, on crie, tu sais que je veux plus de toi, autant que toi de moi, mais tu me prends fort dans tes bras. Tu nous proposes d’aller tous ensemble au jacuzzi, Alice et moi on se regarde, mais comment tu sais ? Tu nous expliques que le réceptionniste a vendu la mèche !

Je mets un peignoir, toi tu fais pareil, et Alice enfile celui qu’elle avait déjà mis et enlevé une première fois.

On va jusqu’au jacuzzi, là Alice et moi on laisse tomber les peignoirs, elle s’assoit face à moi, toi tu viens et après avoir préalablement ouvert la bouteille tu nous sers à chacune une coupe de champagne. Tu rentres, te mets à mes côtés, on trinque à ce délicieux moment. Tu me demandes à quel moment j’avais eu l’idée d’accomplir ce fantasme de trio dont tu m’avais parlé il y a longtemps. Je te le raconte, pendant qu’Alice boit nos paroles, que c’était il y a 5 jours, après t’avoir vu autant excité pour ce que nous avons fait lors de notre « facecall ».

Alice ajoute que je le lui ai proposé alors qu’on jouait une partie de Jenga ! On rigole. On reste là, on écoute de la musique et tu me proposes un petit quelque chose rien que tous les deux. On va prendre une petite douche et nous sommes impressionnés par la beauté de la salle de bain. Sous la douche, je sens tes caresses, on s’embrasse. Pendant ce temps, Alice continue de profiter du jacuzzi.  Alors que nous continuons à nous doucher, tu me parles de ce qu’on pourrait faire après, tu proposes de nous allumer un feu dans la cheminée pour un moment câlin, je souris car je ne t’imagine pas du tout faire ça. Tu me dis : « Hein, tu sais schätzli, pour toi je déplacerais même les montagnes » Et je sens ta main baladeuse arriver sur mes seins et s’y perdre. Je sens ton excitation monter et je me demande comment et quand on va arriver à quitter cette douche qui est de plus en plus chaude…

Un commentaire sur “Acte XIV : Quand les plaisirs se multiplient.

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  1. Une des meilleures histoires que j’ai pu lire, peut-être parce que je partage ce même genre de fantasme. Merci Lady Annia de nous faire rêver !

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