Acte XIII : Quand les jeux dérapent…

Je n’ai pas encore bien ouvert les yeux que je gigote déjà dans tous les sens et que je me mordille les lèvres pour essayer d’étouffer les gémissements qui, s’ils s’échappaient, ne laisseraient aucune place au doute : ils sont incontestablement les témoins de mon plaisir sans limites.

Je ressens encore les répliques des orgasmes partagés avec toi avant-hier. Ce n’est pas quelque chose qui m’arrivait souvent avant de te rencontrer, mais ces derniers mois, je me surprends à en avoir de plus en plus souvent, majoritairement au réveil et avant de me coucher, quand mon corps est détendu et que je n’ai rien en tête, comme si, même quand je ne savais rien, mon corps lui, savait ce qui était impossible à oublier : tes caresses, notre plaisir, notre frénésie, TOI.

Je sais en tout cas, que ça va être une belle journée car elle a déjà commencé de la meilleure des façons. Disons plutôt d’une très bonne façon. Pour la meilleure des façons, il aurait fallu que tu sois à mes côtés et que ta langue joue avec la mienne ou qu’elle titille des parties de mon corps qui se trouvent plus au sud.

J’entends du bruit à la cuisine et je souris en pensant à Alice qui, j’y mettrais mon bras à couper, est en train de nous préparer un super petit déjeuner, qui contient pour sûr, un jus multivitaminé. Elle est adorable et essaie de prendre soin de moi, et ça inclut le fait de vouloir remplacer tous les matins mon incontournable et adoré jus d’orange pour un autre jus qui comme elle le dit si bien « contient beaucoup plus de vitamines », mais qui est trop sucré à mon goût.

Je bouge pour sortir du lit, mais dès que je me tourne pour débrancher mon natel du chargeur, je vois Archibald, l’ours en peluche couleur caramel que tu m’as offert lors de notre dernier rendez-vous et je ne peux pas m’empêcher de le prendre dans mes bras. Si tu étais face à moi, je sais que tu me fixerais de tes grands yeux bleus et tu me dirais d’un ton rieur qui accompagnerait ce petit sourire en coin si caractéristique chez toi : «Pourquoi êtes-vous si terriblement romantique Mademoiselle K. ?» et je te répondrais probablement : «Je suis comme ça, votre romantique, mais aussi votre salope, Monsieur E., une sorte de package all inclusive. L’un ne va pas sans l’autre.» Je pense que, pendant que tu m’écouterais, tes mains parcourraient ma taille et sans vraiment t’en rendre compte, tu commencerais à durcir car je me collerais à toi, car je te dirais que je suis ta salope et qu’à chaque fois que je te le dis, ça te rend fou… et peut-être aussi parce que tu verrais dans mes yeux à quel point je serais déjà en train de mouiller pour toi.

J’arrête de rêvasser et de penser à toi de cette façon si lubrique, en tout cas pour le moment, car je me connais et si je continue dans cette voie, je vais finir par me caresser et il est plus que probable qu’Alice m’entende, encore !

Je me fais violence, pose Archibald sur le lit, me lève et ouvre la porte de ma chambre. Alice est assise à table et met le restant de son croissant dans sa bouche sans vraiment se rendre compte de mon arrivée. Je souris en la regardant et me demande si nous allons reprendre la conversation que nous avons commencé hier sur ce qu’elle a entendu alors qu’elle était « coincée » dans la chambre d’amis. Elle boit un peu de son thé, sûrement un Earl Grey, lève la tête de son téléphone, m’aperçoit et s’exclame : « ENFIN ! » puis m’explique que tôt ce matin, elle est allée faire quelques achats et en a profité pour acheter une version bien plus saine et bio du Nutella qu’elle me sait aimer. Pendant qu’elle me vante les nombreuses qualités du nouveau produit, je ne l’écoute que d’une oreille, car dès qu’elle a prononcé le mot « Nutella », ça m’a immédiatement fait penser à ce que nous avons fait sur cette même table il n’y a même pas 48 heures. Je ne peux pas m’empêcher de penser à tes jambes si fortes et galbées qui me plaisent tant, à tes fesses que j’adore toucher dès que j’en ai la moindre occasion, à ton sexe dur recouvert de Nutella que j’ai léché jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien et bien sûr, à ton corps ondulant sur le mien…

Alice me ramène sur terre en prenant ma main et en répétant plusieurs fois mon prénom. Je la regarde, un peu absente, pendant qu’elle me demande sur quelle planète j’étais car j’avais l’air d’être vraiment très très loin. Je réfléchis rapidement à quoi lui répondre, mais elle me connaît que trop bien et me dit sans sourciller, comme si elle pouvait lire dans mes pensées, qu’elle sait que je pense à toi. 

Elle me demande si j’ai faim, je lui explique que pas trop ce matin, sûrement car hier soir on a abusé de sushis, mais qu’en revanche j’ai super soif. Elle me tend le verre de jus qu’elle m’avait servi pendant que j’étais « ailleurs » et voyant mon visage faussement réjoui, elle me dit que ça ne peut que me faire du bien. Je lui réponds que mon jus d’orange me manque et je fais la moue. Alors qu’elle allait ajouter quelque chose, mon téléphone sonne. C’est toi, je décroche et tu me dis : « Bon matin schätzli, comment as-tu dormi ? » Je te réponds : « Très très bien ! Mais je me suis réveillée avec une folle envie de…CHOCOLAT ». Tu rigoles timidement et Alice a l’air curieuse. Je sais à ton petit rire que tu te rappelles très bien, qu’un jour où nous avions beaucoup bu, je t’ai dit que ton sexe était comme du chocolat pour moi, car je voulais tout le temps le mettre dans ma bouche. Tu ajoutes à voix basse : « Mmmm ma coquine ». Je me reprends et te demande si tu es bien arrivé et tu me réponds que vous avez atterri il y a à peine une heure et que ta première réunion de travail commencera dans un peu moins de quarante minutes. Je te lance : « J’espère que tout va se passer comme tu le veux », tu me rétorques, l’air un peu blasé, que tu en auras deux autres dans l’après-midi et qu’elles seront encore plus longues ! Tu me demandes si vers midi je serai disponible car c’est à ce moment-là que tu auras du temps libre pour qu’on se fasse un petit appel vidéo. Je te réponds que midi me va et que j’ai super hâte. Alors qu’elle débarrasse la table, Alice me lance un regard complice me faisant comprendre que je vais devoir tout lui raconter. Tu me demandes si elle m’a encore préparé le jus que j’aime tant, je te réponds : « Oui, je suis une petite chanceuse ! » et je sais que tu sens l’ironie dans ma voix. Tu éclates de rire et me dis d’une voix super douce que tu te chargeras personnellement de me faire un verre de jus d’orange à ton retour. J’entends derrière toi la voix d’un homme qui te parle, sûrement un collègue, tu me dis que tu dois me laisser et je sens à ta voix que tu es nerveux. Je te dis sans vraiment réfléchir que tout va bien se passer et que je t’aime. Tu me dis que tu m’aimes aussi, et que malgré tes réunions, tu vas quand même penser fort à moi. On se dit à plus tard et on raccroche. Alice me tend de nouveau le verre et pour lui faire plaisir, je le bois, elle a l’air contente, et je la remercie de sa gentillesse. Elle me demande si je viens toujours à la soirée entre filles que Stéphanie organise à 20 heures chez elle, je lui dis que bien sûr !  Elle me propose une partie de Jenga avant d’aller prendre une bonne et longue douche, histoire de bien nous mettre dans le bain pour ce soir. Je lui réponds que je suis toujours partante pour une partie de Jenga, tout en sachant que je ne sais pas perdre, et qu’elle est tout aussi mauvaise perdante que moi.

On s’asseoit autour de la table, on met la tour en place et elle commence en premier à enlever la pièce et à la replacer tout en haut. Dix minutes après avoir commencé le jeu, et alors que nous avions avancé rapidement, mon téléphone se met à vibrer sans arrêt pendant quelques secondes. Après avoir fini mon tour, je regarde discrètement les messages reçus et je vois que c’est toi qui m’as écrit : « Ma coquine, mon RDV de 10h30 a été repoussé à 12h30 pour un lunch meeting. Je viens de trouver ta culotte dans la petite poche de mon sac de voyage… j’ai trop envie de toi ! »

Après avoir lu ça, je me sens de suite excitée, je me tourne et vois Alice, une pièce à la main, se demander où la reposer. Elle la pose finalement à droite et me regarde attentive, désireuse de connaître mon prochain mouvement. Elle ne le sait pas, mais je viens de faire un choix, JE VAIS PERDRE !

J’étudie la tour et mets mon plan a exécution : elle s’effondre !!! Je feins la tristesse, et elle me dit : « Je suis désolée ma puce. » Je fais la moue triste et lui réponds que c’est la vie, que je vais aller dans ma chambre et que j’espère que sa douche sera très agréable.

Je me lève, lance Spotify sur la télé histoire que de la musique résonne au salon et mets la playlist « Découvertes de la semaine ». Alors que la musique retentit, je me dépêche d’aller dans ma chambre pour enfiler la nuisette noire que j’avais achetée rien que pour toi. Je me pose sur mon lit et te lance un appel vidéo. 

Tu réponds dès la première sonnerie, comme si tu attendais mon appel impatiemment. Je vois ton sourire, ton regard pétillant, ton air heureux de me voir. Tu portes la chemise bleue que je t’ai moi-même offerte et qui va à la perfection avec tes beaux yeux. Je vois en bas du tissu gris, ce qui me laisse penser que tu portes un pantalon habillé. Tu me demandes de te montrer ce que je porte, car du peu que tu as aperçu, c’est très joli. Je te demande de ne pas brûler les étapes et de me montrer d’abord ce que TOI tu portes. Tu te lèves et je vois le bas de ta chemise. J’avais raison : tu portes bien un pantalon gris habillé, mais il est plus slim que ce que j’avais pensé et ça fait ressortir encore plus la bosse qui se dessine dessous.

J’aperçois derrière toi, sur le lit, mon string étendu et je te demande de me raconter ce que tu étais en train de faire  avant mon appel. Tu me souris et me dis que tu le sentais et le léchais car tu avais très envie d’avoir un tant soit peu le goût de ma cyprine en bouche, à défaut de pouvoir la prendre directement à la source. Je suis satisfaite de ta réponse, je souris, pose mon téléphone et te montre à mon tour comment je suis habillée, en tournant sur moi-même et en prenant le temps pour que tu puisses vraiment voir chaque petit détail. Pendant que tu me vois porter la nuisette, j’aperçois dans tes yeux de la luxure ainsi que l’envie animale de me l’arracher pour me posséder. Je perçois que tu es comme en transe, ta main bouge de haut en bas, mais je n’arrive pas à en voir plus. Je te demande donc de baisser un peu ton téléphone, parce que j’aimerais jouir de la vue de ton sexe en érection et bougeant pour moi. Tu t’exécutes.
Je te montre ma langue et la passe lentement sur mes lèvres. Je pose mon natel sur mon plus grand coussin et commence à enlever la nuisette en laissant tomber les bretelles en même temps que je bouge pour toi sensuellement, en t’imaginant juste devant moi. Dès que ma nuisette gît par terre, je reviens sur le lit, et la première chose que je remarque est la goutte d’excitation sur ton gland. Je te regarde te masturber, tu le fais de plus en plus rapidement et cela me laisse croire que tu es très excité. Je te montre mes seins, mes mains jouant avec, caressant mon bas-ventre et d’un coup, je descends mon natel et commence à te montrer doucement mon sexe chaud et mouillé pour que tu puisses voir que tu n’es pas le seul à être enivré par ce jeu où tous les deux sommes gagnants. J’insère un doigt, puis deux, tu me demandes d’en ajouter encore un et de me laisser consumer par le plaisir. Je le fais et te dis qu’à présent je veux voir tes yeux en plus de ton sexe. Tu mets ton téléphone un peu plus en haut et en plus de voir ton regard perdu dans l’immensité de ton désir, je remarque que tu serres les dents car tu veux aller plus loin, et tu ne sais pas comment t’arrêter. Tout ça me donne encore plus envie de te boire, te toucher, te caresser, de toucher tes mains, ainsi que ton sexe chaud, entendre ton coeur battre plus vite, sentir ton souffle s’accélérer. Tu gémis, me dis que tu es tout près de l’explosion, que c’est quand je veux. Je gémis en continuant à me donner du plaisir, mais en essayant de ne pas faire comme d’habitude, pour ne pas qu’Alice entende.
Je me caresse quelques instants les seins, du haut vers le bas, puis je m’attarde sur mes tétons qui sont en ce moment très durs et sensibles. Je continue de me caresser de plus en plus fort, et arrive le moment où je suis comme possédée par tout ce que je ressens, par le plaisir vif.
Je sens l’orgasme venir, je vois que tu as du mal à te calmer et à diminuer ton haut niveau d’excitation. Mon téléphone tombe, un jet jaillit de moi et je gémis encore, mais bien plus fort que ce que j’aurais voulu. Tu ne me vois pas car je ne reprends pas le téléphone assez vite, mais en m’entendant, tu comprends et te laisses aller avec moi. Les cris de plaisir fusent des deux côtés.

Dès que je reprends mon natel, je te retrouve tout sourire et apaisé. Tu me dis : « Je t’aime et chaque moment avec toi m’emporte loin de ce monde. J’ai adoré, mais j’en ai mis partout !!! Ah oui, et je suis presque sûr que ta copine nous a entendus » Je fais ma timide et te réponds un peu penaude : « Je n’ai pas su me contrôler,  je sais, peut-être qu’elle est encore avec son casque dans la chambre d’à côté, traumatisée… mais j’ai moi aussi adoré ! » Tu me demandes si je veux vite fait aller voir si elle va bien. Je réfléchis et te dis que oui, juste histoire d’être sûre qu’elle ne va pas aller porter plainte. On rigole, je mets mon peignoir blanc brodé avec mes initiales pendant que je t’entends te nettoyer. Nous décidons de garder les caméras allumées, mais de ne pas nous en servir pendant que je suis en dehors de la chambre.

Je te dis que je vais faire vite pour qu’on puisse avoir notre petit moment tendre tous les deux, mais de ne pas faire de bruit. Tu me réponds : « D’accord, je me tais et j’aimerais beaucoup qu’on puisse l’avoir »
Je mets mon tél dans la poche de mon peignoir et je vois que toi, tu poses le tien sur le lit car il est dirigé vers le plafond.

Dès que j’ouvre la porte de ma chambre, je tombe sur Alice qui est assise sur le fauteuil et qui regarde simplement un film sur Netflix, habillée de son training d’intérieur gris /rose d’intérieur. Elle me regarde et me lance : « Putain ! Qu’est-ce que vous êtes bruyants, pire que sur YouPorn ! » Toi, tu éclates de rire et ajoutes : « Pardon ». Alice dit : « Oh, salut et enchantée, je suis LA copine, celle qui pense que si vous faites un porno, vous pourriez gagner pas mal d’argent ! » Je souris car tu n’as même pas tenu deux minutes sans faire de bruit et à l’idée que la plus folle de mes amies puisse me donner son avis sur toi. Tu lui dis : « Je suis désolé, ta copine m’a rendu accro à elle, mais promis on va essayer de faire moins de bruit » Je vous interrompt et lui dit que j’ai l’impression que quelque chose ne va pas. Elle nous explique à tous les deux que les choses avec Benoît ne s’améliorent pas et que ça la rend un peu triste. Elle nous en parle et nous raconte quelques détails, puis elle me regarde tendrement et pendant qu’elle me caresse le visage, elle me dit : « Tu as de la chance d’avoir rencontré un homme qui soit si attentionné avec toi et qui te fasse ressentir tout ce qu’il te fait ressentir » et elle me demande où est le téléphone. Je lui réponds : « Dans la poche gauche du peignoir, mais si jamais la caméra est allumée » Elle me dit : « Pas grave, c’est encore mieux. » Je te demande si tu es visible, tu m’expliques que oui et je te vois apparaître habillé sur l’écran. Elle prend le natel et s’adresse à toi comme si tu étais face à elle : « Et toi aussi tu as beaucoup de chance, tu as dans tes filets l’une de mes meilleures amies, une fille gentille, douce, intelligente, et comme si tout ça n’était déjà pas assez, dans mes souvenirs, elle embrasse sacrément bien… » Elle comprend ses mots seulement après les avoir prononcés car elle se couvre la bouche aussitôt. Et tu me demandes aussi calmement que tu le peux : « Comment sait-elle ça ???? » Je suis sur le fauteuil juste à côté d’Alice qui ne fait que rire nerveusement. Je reprends mon téléphone et te raconte qu’une fois où on était bourrées toutes les deux, on s’est embrassées… et que c’était plutôt super chaud entre nous, mais qu’on avait juré de ne jamais en parler ! Elle passe sa main sur mes épaules et ajoute : « C’était il y a pas mal de temps, mais je me rappelle que c’était vraiment très bien ». Tu demandes si on le referait si jamais on en avait à nouveau l’opportunité, je réfléchis quelques instants et te dis que oui. Alice ajoute: « Oui, ça serait sûrement très fun ».

Elle se tourne vers moi, me caresse la joue puis s’approche et m’embrasse de façon un peu timide, je lui rends son baiser, un peu surprise de ce qu’on était en train de faire. Tu restes sans voix, tu ne t’attendais vraiment pas à ça. Dès qu’on arrête le baiser, après environ deux minutes, je te regarde et comprends que malgré notre timidité, tu es très excité. Je le vois à ta façon de respirer, de nous regarder, et aussi à ton silence.

Je demande à Alice : « Un autre ? » Tout en lui glissant quelques mots à l’oreille. Elle rigole et me fait un signe d’affirmation avec la tête, mais me demande quand même : « Sûre ? » Je lui dis : « Oh oui ! ». Elle s’approche de ma bouche en inclinant doucement la tête, je la sens excitée cette fois-ci et cela m’excite dix mille fois plus, comme si ce que je lui avais glissé à l’oreille avait allumé quelque chose en elle. On s’embrasse de moins en moins timidement, on joue avec nos langues, je la sens jouer avec mon piercing, je lèche sa langue. Je t’entends excité, respirer fort, j’imagine ton sexe dur et ta main l’empoignant doucement et cela me rend folle. Je commence à caresser ses épaules, ses seins qui remplissent mes mains, ses tétons qui sont durs. Elle masse les miens, caresse mes tétons excités par cette ambiance où la température est montée depuis quelques minutes. Je regarde le téléphone pour voir ce que tu fais et j’adore te voir si attentif au moindre mouvement. Alors qu’Alice continue de me caresser les tétons doucement, je prends mon téléphone et l’approche de mon visage. Je te raconte que lors de ce jour de fête où on était bourrées, Alice aurait voulu aller plus loin, mais à l’époque je n’avais pas voulu. Elle enchérit : « C’est vrai ! » et explique que par exemple, elle aurait beaucoup aimé jouer avec mes seins. J’ajoute : « Et je viens de lui dire qu’elle pouvait, mais que ça me ferait très plaisir que tu la guides. Tu me demandes assez incrédule : « C’est vrai schätzli ? » Pour te prouver que oui, que je ne rigole pas, je desserre le peignoir.

Elle s’approche de mes seins et tu lui dis de les parcourir déjà doucement avec ses mains, tu lui dis de m’embrasser pendant qu’elle continue de les caresser. Tu lui demandes de suivre tes indications car personne d’autre mieux que toi ne sait ce qui me donne du plaisir. Tu lui expliques comment tenir mon sein droit et, en même temps, passer sa langue du bas vers le haut. Alors qu’elle fait ça, je ferme les yeux et profite du moment. Tu lui dis juste après de me mordiller les tétons, je gémis doucement et tu ajoutes : « Encore, encore, encore !!! » J’adore t’entendre, j’adore la sentir. Elle titille mes seins avec sa langue et je me sens vraiment excitée. Je suis en train de tirer ma tête en arrière comme conséquence du plaisir que je ressens… quand on sonne à la porte. 

Tous les trois, on se reprend. Alice se nettoie la bouche, moi je ferme mon peignoir et toi, tu essaies de respirer plus normalement. 

Je regarde par le judas et vois Benoit, je l’annonce à Alice qui est allée se servir un truc à boire. Je retourne dans ma chambre, mets mon natel face à moi et tu me dis : « Waooo je ne m’attendais pas du tout à ça ! » Tu ajoutes, avec un regard coquin : « Il y a quelque chose entre vous ? », alors qu’on entendait Alice parler avec Benoit. Je te réponds que pas du tout, mais que nous sommes folles toutes les deux, et qu’en plus, on aime jouir des opportunités qui se présentent à nous, on aime profiter de la vie.
Je te demande si tu te sens bien, et tu me dis qu’avec moi tu te sens toujours bien. 
J’ajoute que j’ai adoré caresser ses seins et en même temps jouer avec ton excitation. Tu me dis : « Mmmmm MA coquine ! » Tu ajoutes que je te manque, que tu m’aimes, on parle poésie, on partage quelques souvenirs d’adolescence et avant de raccrocher on se dit qu’on a très hâte de se revoir dans cinq jours. J’adore nos petits moments tendres. On raccroche, j’entends la porte d’entrée se fermer et je sors pour aller voir Alice. Elle me prend dans ses bras et me serre fort. Dès que je la regarde dans les yeux, je vois qu’elle est contente et la remercie pour tout à l’heure. Elle me réponds : « Merci à toi aussi, ça m’a fait beaucoup de bien de me laisser aller et de ne penser à rien. »

Je lui propose un petit Jenga dans le but de lui partager une idée que je viens d’avoir et aussi pour qu’elle me raconte ce qu’il s’est passé avec Benoit. 

Ce qu’elle ne sait pas encore, c’est que cette fois-ci, je ne vais pas la laisser gagner…

Un commentaire sur “Acte XIII : Quand les jeux dérapent…

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  1. Bonjour,

    superbe récit, comme d’habitude ;). J’aime beaucoup cette suite de l’histoire avec la complicité d’Alice. Ce récit est très prenant et excitant.
    La scène final nous amène dans une nouvelle dimension dans l’histoire avec la participation de Alice. Excitant quand tu propose que ce soir lui qui dirige vos caresses. Il a l’ait autant surpris que exciter, je le comprend ;).
    Mais dommage que Benoit sonne à ce moment à la porte ;), j’aurai bien aimé suivre la suite de la scène….
    Merci Lady Annia pour ce beau récit.

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Thème : Baskerville 2 par Anders Noren.

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