Acte XII : Quand les bruits deviennent trop forts (Partie 1)

J’ouvre les yeux tant bien que mal, je me demande ce qui a pu me réveiller en sursaut et de façon si brusque. Je préfère largement les réveils en douceur, comme lorsque tu me prends dans tes bras et me caresses… Je décide de ne pas bouger, reste couchée sur le dos dans mon lit et m’emmitoufle sous ma couette. Je me dis que ce n’était peut-être qu’un mauvais rêve et que je vais sûrement me rendormir rapidement quand on se met à toquer fort à ma porte. Je me lève difficilement pour aller voir qui m’a réveillée de cette charmante façon. Je titube légèrement, mais j’arrive jusqu’à l’entrée. Avant d’ouvrir, je tourne la tête et regarde l’horloge posée sur la console à côté de la porte, je me rappelle que je n’ai pas changé la pile depuis deux semaines et je le regrette, je me demande bien quelle heure il peut être. On continue de tambouriner et je ressens l’agacement monter en moi. J’ouvre et, dès que je vois Alice les yeux remplis de larmes, toute cette irritation s’envole. Je la prends dans mes bras et vois derrière elle trois valises. Je la console, puis me dis qu’un petit café pourra sûrement lui faire du bien, à moi aussi d’ailleurs…

Je décolle mon corps du sien et lui propose d’entrer, je l’aide à prendre ses valises, sans lui poser la moindre question. Nous laissons ses bagages au salon, elle pose sa longue veste en jean sur le porte-manteau et s’assoit sur le canapé gris. Moi je suis encore au ralenti, je mets à chauffer l’eau dans la machine et je sors deux tasses, je l’entends répondre à un appel alors que je les remplis de café. Quand je reviens au salon, elle est silencieuse. Je pose les tasses sur la table basse et lui dis qu’elle peut me parler si elle en a envie. En guise de réponse, elle éclate en sanglots. Je lui passe des mouchoirs et après avoir essuyé ses larmes, elle m’explique en détail qu’elle a eu une très grosse engueulade avec Benoit, qu’elle se sent trop mal et qu’elle est partie de l’appartement commun pour pouvoir mieux réfléchir à ce qu’elle veut. Je lui dis que je la soutiens, que je l’aime et qu’elle peut rester dans la chambre d’invités aussi longtemps qu’elle en aura besoin. Elle me dit, un peu gênée, qu’elle avait essayé de m’appeler tôt ce matin pour me demander si elle pouvait venir, mais vu que je ne répondais pas, elle avait décidé de passer. Je lui dis que je suis désolée de ne pas avoir répondu, je vais chercher mon téléphone et reviens au salon. Je lui dis de m’excuser, qu’effectivement je viens de voir les vingt-huit appels manqués, je devais sûrement dormir très profondément. Elle me dit que de ces appels, seulement une dizaine devaient être à elle. Je déverrouille le téléphone et vois qu’en fait j’ai treize appels manqués d’Alice, deux de mon meilleur ami, trois de ma mère et dix de toi. Alice me demande si je sais pourquoi tu as essayé de me joindre autant de fois et je lui raconte que toi et moi on a un rdv chez moi dès que tu auras fini ta journée de boulot, mais que vu qu’elle est ici, je pense t’appeler pour changer nos plans et nous voir ailleurs. Elle me dit de ne rien modifier, de profiter, qu’elle a cours de Pilates et qu’après elle ira voir Alexandra.

Je te rappelle, tu me réponds dès la deuxième sonnerie et me dis : « Bonjour Schatzli » avec cette voix enjouée que tu as surtout les premiers instants où tu entends ma voix. Je souris automatiquement en t’écoutant, adieu la fatigue, le réveil difficile et même le café trop amer que j’ai bu il y a quelques instants. Je te dis à mon tour « Bonjour Monsieur E. » avec une voix chaude et un brin coquine, puis je demande à ma copine de me donner quelques instants. Je marche vers ma chambre quand tu me réponds : « Mmmmmhhhh Mademoiselle K. bonjour » et tout en fermant la porte, je te susurre que j’ai trop envie de toi… Tu me dis qu’il ne manque que quelques heures pour qu’on se retrouve. Je me couche sur mon lit, écarte les jambes et dès que je mets la main sur mon sexe pour commencer à me caresser et à faire que ta température corporelle augmente, je me rappelle qu’Alice n’est qu’à quelques mètres et me raidis. Je te raconte que j’ai une copine qui va rester chez moi un certain temps. Tu me demandes si ça change nos plans pour ce soir et je te réponds que non, qu’elle m’a dit qu’elle allait sortir alors on peut tout faire comme planifié. Tu m’expliques que tu m’as appelé tôt ce matin pour me réveiller avec tes envies matinales : tu avais envie de moi et tu avais une énorme érection. Tu le dis d’une façon chaude, avec ta voix qui me faisait déjà de l’effet car elle était sensuelle, puis tu ajoutes, presque innocemment : « C’est très dommage que tu n’aies pas répondu. » Si tu avais été là devant moi, je sais ce que j’aurais fait de toi, mais là je rigole et salue ta manière de me piquer. Avant que tu ajoutes quoi que ce soit, je te dis de ne pas oublier la mallette. Tu me demandes quels accessoires j’aimerais que tu prennes et je te réponds que j’aimerais que tu les prennes tous, je veux qu’il n’en manque aucun.

Je quitte mon lit, remets bien mon pyjama et retourne au salon, où je ne vois pas Alice. Je la trouve dans la chambre d’invités, en train d’installer ses affaires et se mettre à l’aise. Elle vient me faire un câlin dès qu’elle me voit arriver avec des serviettes propres. Je lui dis que j’ai pu te parler, elle dit qu’elle le voit à ma seule manière de sourire, puis qu’elle a entendu tous les rires, ça ne pouvait être que toi ! On s’assoit entre filles sur son lit et la voyant plus calme, je lui demande si elle préfère que je prenne mon ordi pour travailler ici, à côté d’elle. Elle refuse poliment, elle va lire et s’occuper en attendant qu’il soit 17 heures pour son cours de Pilates. Je retourne dans ma chambre, prends mon pc portable et travaille au salon jusque vers 16 heures. J’éteins l’ordi, t’envoie un petit message pour que tu saches que je pense fort à toi et propose à Alice de boire un verre de jus de fruits avant qu’elle aille à son cours et que j’aille prendre une petite douche avant ton arrivée. Quand nous nous sommes rendues compte de l’heure, il était 16 heures 40, on avait passé un agréable moment à papoter, mais elle devait se préparer rapidement et partir, elle était en retard. Pendant ce temps, tu m’appelles et me dis que tu arriveras dans 10-15 minutes, je te réponds que c’est parfait. Alors qu’Alice finit de se préparer, je lui dis que tu arrives dans un petit quart d’heure et que je dois aller prendre une douche. On se prend dans les bras toutes les deux, je lui donne une clé de la porte pour qu’elle puisse rentrer, lui souhaite un bon cours et lui demande de me prévenir, si elle y pense, de l’heure à laquelle elle rentrera.

Je ferme la porte de la salle de bains, mets ma musique et commence à me laver en chantonnant. Deux minutes plus tard, alors que je me frotte partout, j’entends la porte claquer. Alice vient de partir et tu vas bientôt arriver. Je sors de la douche et finis de me sécher tranquillement, quand tu sonnes. Je t’ouvre en bas et quelques instants après tu toques à ma porte. Je t’ouvre en portant seulement le linge avec lequel je me suis séchée quelques minutes auparavant. Tu portes un jean noir, un t-shirt classique blanc et des chaussures noires. Tu poses, sur la table, les choses que tu avais dans les mains et tu me prends dans tes bras. On s’embrasse et je sens ta langue jouer avec la mienne et mon piercing. Je t’arrête et te dis de mettre les choses au salon pendant que moi je vais me changer. Tu acquiesces de la tête et allais prendre les sacs quand finalement, tu me prends le visage entre tes mains et me demandes si nous sommes seuls. Je te réponds que oui, puis tu m’embrasses… tu as changé d’avis. Tu colles ton corps au mien et je perçois ton excitation, même à travers tes vêtements et mon linge. Tu tires sur ma serviette me laissant nue et excitée, tu me fais m’appuyer contre l’un des murs de l’entrée, tu descends directement vers mon entrejambe et à ma grande surprise, sans aucun préambule, tu commences à me manger le sexe. Tu écartes mes lèvres avec tes doigts, avec ta langue tu les parcours, ainsi que mon clitoris et me lèches de haut en bas en prenant ton temps, vraiment tout ton temps. Tu me fais frémir de plaisir, je gémis doucement. Tu me regardes, satisfait et souriant, puis tu reposes ta langue sur mon clitoris et fais des mouvements rythmés. Je me laisse aller, gémis de plus en plus fort et avec mes mains baladeuses, je m’agrippe à tes cheveux. Tu continues à t’amuser et goûtes à ma cyprine qui est de plus en plus abondante, ça me désarme de voir que plus je mouille, plus je te sens avoir envie qu’il y en ait davantage. Tu me regardes à nouveau et tires la langue, l’approchant de plus en plus de mon clito. Je vois dans ton regard que tu veux que j’aie mon plaisir, TOUT DE SUITE ! Tu commences à caresser, avec une main, la naissance de mes fesses et appuies encore plus ta bouche contre mon sexe mouillé. Je gémis, me tape la tête contre le mur sans faire exprès et j’ai un orgasme qui me fait même flancher des jambes, tellement il est fort.

Juste après, tu te lèves, je prends la serviette qui gît par terre et la mets à nouveau autour de mon corps. Je vois que tu as ma mouille partout sur ton visage, je rigole, tu souris et me dis en prenant les sacs sur la table : « Viens, j’ai quelque chose pour toi. »
Je te réponds : « Moi, tout ce que je veux pour toujours, c’est ta langue ! »
Tu te tournes, me lances un petit regard timide et me dis : « Mais elle est déjà à toi, partout et quand tu veux. »
Quand nous arrivons à hauteur du salon, tu me demandes de fermer les yeux, je le fais et tu poses un sac sur mes mains. Tu me dis que je peux les ouvrir. Dès que je le fais : « Awwwwwwww », tu m’expliques être allé dans un magasin de jouets et que quand tu as vu cet ours en peluche avec un cœur qui dit « I love you », tu n’as pas pu t’empêcher de penser à moi. Tu m’expliques que les nuits où tu ne seras pas à côté de moi, il pourra me tenir compagnie et puis… tu te tais. Je te regarde avec douceur et te demande de poursuivre, ça m’intéresse ce que tu allais dire. Tu me regardes tendrement aussi et ajoutes : « Avant, ce genre de chose m’aurait paru niais, mais maintenant il y a toi » Je t’embrasse et te nettoie en léchant les endroits encore collants et témoins de tes jeux de langue bien pendue. Je te demande si tu aimerais quelque chose à boire, tu me regardes droit dans les yeux, amoureusement, et me dis que tu as déjà bien bu… Je rougis rien qu’en t’entendant le dire et j’ajoute : « comme un café ou un chocolat chaud, par exemple. »
Tu me serres contre toi et me dis : « Que dirais-tu d’un petit câlin dans ton lit plutôt ? »
Je te réponds : « Avec plaisir ! »
On va dans la chambre, on se couche, je me mets du côté gauche du lit et tu viens face à moi, du côté droit. Tout en me caressant le dos, tu me fais un baiser sur la tête, me racontes ta journée de boulot et on parle de la possibilité de voir un film au lit plus tard. Tu blagues sur la possibilité que ça puisse être un film xxx, je te rétorque que la majorité des favoris sur mon téléphone est de chez pornhub… Tu me regardes, l’air incrédule. Je te dis que si tu me fais un petit striptease, je te montrerai tout ça… Tu me dis : « Chiche ! Mais ça va être mon premier striptease, je n’en ai jamais fait ! » Je te susurre quelque chose à l’oreille et tes yeux s’illuminent.

Tu te lèves du lit et me demandes de choisir la musique, je te dis que je vais piocher dans notre playlist commune sur Spotify. Je mets « Dark Thoughts » de Skylar Grey. Je vois dans tes yeux de la timidité et je t’enjoins : « Pas avec moi stp ! » Tu commences par enlever tes chaussures et chaussettes. A ce moment, j’ai une idée et me lève pour aller en direction de l’étagère du fond, où je garde mes sextoys. Tu me regardes, dubitatif, te demandant sûrement ce que je fais… Je prends un gode de couleur violet et viens me coucher sur le dos, mon corps vers toi, les jambes écartées. Je commence à me caresser avec le jouet et je vois ta réaction instantanée. Tu essaies de cacher l’érection naissante dans ton pantalon pendant quelques secondes, mais tu ne peux pas, je le vois dans ton regard, dans ta façon de bouger pour moi au son de la musique et même sur tes lèvres, je sais que tu te retiens et ne viens pas me rejoindre, car tu as compris que j’ai très envie de te voir te déshabiller pour moi et aussi car je t’ai susurré que si tu ne le finissais pas, c’est toi qui vas être attaché aujourd’hui et tu adores les défis ! Je me masturbe en te regardant et je gémis. Tu es beaucoup plus confiant maintenant et décidé à finir ce striptease pour pouvoir m’attacher. Je gémis de plus en plus fort et laisse le jouet de côté pour continuer « à la main « . Tu enlèves ton t-shirt et me le lances. Je me dis que j’aime beaucoup ce que tu me montres, je connais ton corps déjà tellement bien. Je vois dans tes yeux un air satisfait…. Je ne peux pas te laisser gagner, pas cette fois-ci. Je prends le gode et commence à le lécher alors qu’il est tout mouillé. Tu enlèves ton pantalon, je vois dans tes yeux de plus en plus de passion, de folie, d’envie de moi, comme si à chaque léchouille avec ma langue, toi tu perdais de ton assurance. Maintenant, pendant que je le fais, je te regarde. Il ne te reste que ton boxer et à la taille de la bosse qu’il abrite, je sais que je suis en train de gagner. Tu t’approches du lit, arrêtes de danser et touches avec tes doigts mon excitation. Tu baisses ton boxer et me possèdes, une fois, puis une autre et encore sans t’arrêter. On crie tous les deux, tu me tiens fort les hanches, tu continues à me prendre et cela même après l’orgasme que j’ai eu il y a quelques secondes. Tu vas de plus en plus fort, comme un fou. Je te crie de me défoncer, un peu honteuse de la forme mais pas du fond de ma demande, j’ai tellement envie de ta queue!

Pendant ce temps, dans la chambre d’invités, Alice est sur son lit, elle a mis son casque et essaie encore de trouver la bonne musique, celle qui l’empêchera d’entendre son amie et son amoureux gémir et crier. En même temps, elle s’échange des messages avec Alexandra où elle lui dit mieux comprendre pourquoi leur copine les délaisse dernièrement au profit de l’homme aux yeux bleus, son chéri. « Je me sens comme dans un film porno !!! » lui dit-elle…

(La suite de cette histoire est à découvrir dans deux semaines)

3 commentaires sur “Acte XII : Quand les bruits deviennent trop forts (Partie 1)

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  1. Toujours un délice, et la musique du plaisir…
    Elle est toujours si plaisante à entendre.
    Merci Lady Annia, j’ai de quoi faire mes beaux rêves en attendant la suite…

    1. Cher rêveur,

      Merci pour tes gentils mots !

      J’espère que tu as réussi à faire de beaux rêves, pas trop mouillés.

      Ce weekend il y aura la suite de l’histoire…

      Bien à toi,

      Lady Annia

  2. Bonjour Lady Annia, et merci pour ce beau texte. Belle intro, et superbe scène ou il la caresse directement en arrivant, la lèches avec désirs, cela est très excitant.
    C’est touchant la peluche et la description qu’il fait pour expliquer pourquoi il l’offre. Super scène le strip du mec, très sexy, on ressent le plaisirs monté chez les 2 personnages.
    C’est excitant de penser que son amie est juste à coté, qu’elle pourrait entendre ce qui se passe…
    Merci pour ce beau texte excitant. Me réjouis de lire la suite.
    Bisous,
    Orgasmic Boy

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par Anders Noren.

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