Acte XI : Quand les flammes se déclarent (Partie 1)

Je me réveille après avoir dormi comme un bébé et je me sens reposée comme ce n’était plus le cas depuis très longtemps.

Je me sens si sereine, optimiste et joyeuse que j’ai failli, sur un coup de tête, t’appeler pour te dire que j’ai très envie de te prendre dans mes bras. De plus, j’ai très envie que l’on fête, en faisant l’amour comme jamais auparavant, le fait d’être vivants et que, dans un monde aussi grand, on se soit retrouvés. Je crève d’envie que tous deux ne fassions plus qu’un, deux corps en extase partageant la même âme, mais je sais que tu es déjà au travail alors je garde mes envies pour une autre fois.

Je me dirige vers la cuisine quand quelqu’un toque à la porte, ce doit être le facteur qui me livre enfin les chaussures que j’ai commandées sur une vente privée la semaine dernière. Je rebrousse donc chemin, puis mets, sur la nuisette noire que je porte, le peignoir qui gît sur le canapé et j’ouvre. C’est le facteur qui me donne deux paquets, je signe et referme la porte. Je sais que l’un d’entre eux contient les chaussures, il y a le logo de la page de vente privée où je les ai achetées. L’autre je ne sais pas avec certitude d’où il sort, mais ça doit sûrement être un truc que j’ai commandé il y a quelques semaines et dont je ne me rappelle plus. Je les dépose devant la porte de ma chambre car rien ne presse et je vais enfin vers la cuisine me servir un bon verre de jus d’orange, ce qui m’aidera, sans aucun doute, à mieux commencer ma journée. Je vais ensuite sous la douche où je me savonne en pensant à toi, me demandant ce que tu es en train de faire alors que je passe mes mains sur mes seins qui crèvent de soif de toi. Je finis de me savonner quand mon téléphone sonne, je ne peux pas répondre mais je pense que c’est toi, simple intuition féminine.  Dès que j’ai fini ma douche et alors que je suis encore toute nue, je regarde mon téléphone et c’est bien toi qui m’as appelée. Je te téléphone, tu réponds à la deuxième sonnerie et me dis que tu me rappelleras sous peu, que tu finis de discuter avec un fournisseur.

Je profite de ce moment pour me sécher et mettre de la crème senteur vanille sur mon corps. J’allais mettre mes sous-vêtements quand tu me rappelles, tu me demandes comment je vais aujourd’hui, je te raconte à quel point j’ai bien dormi et le début de ma joyeuse matinée puis je te retourne la question. Tu me racontes ce gros projet sur lequel tu es depuis des semaines et combien tu espères que ça va marcher. Tu me demandes si j’ai pensé à toi pendant ma douche, je te raconte à quel point je l’ai fait, sans oublier les détails coquins. Tu souris, je le sens même à travers le téléphone. D’un ton joueur, tu me demandes si j’ai aimé les cadeaux et tu ajoutes avoir reçu une notification t’indiquant que j’avais bien réceptionné la boîte. Je comprends de suite, sors rapidement toute nue de la salle de bain et prends le plus grand paquet car c’est celui-ci qui est de provenance inconnue. Je le mets sur le canapé et le déchire presque mais rien n’y fait, il me faut des ciseaux pour arriver à l’ouvrir complètement, mais je ne les trouve pas. Je t’entends me dire au téléphone : « Mais que fais-tu schätzli ? »
Je te réponds « Chat quoi ? » en même temps que je me demande à moi-même pourquoi je suis si bordélique. Je regarde à leur place dans le tiroir à couture et ils ne sont pas là. Je regarde dans le tiroir près de la porte d’entrée, où heureusement je les trouve enfin !
Tu rigoles et tu me dis : « Schätzli veut dire chérie en suisse allemand », je te réponds que c’est mignon alors que je fini d’ouvrir le paquet.
Tu ajoutes : « Tu ne m’as toujours pas dit ce que tu en as pensé », je te rétorque que je viens tout juste de l’ouvrir entièrement, avec toi au téléphone. Je te mets en haut-parleur et pose le téléphone pendant que j’enlève le papier crépon tout en haut du paquet.

Je vois quelque chose en cuir sur lequel se trouve une carte qui dit : « Ce soir 18:30 sois prête » Je te demande si c’est pour ça que hier, tu m’as questionnée sur ce que je faisais aujourd’hui. Tu acquiesces et t’enquiers de ce que j’ai pensé du reste. J’ai le vêtement entre les mains et le laissant s’ouvrir, je me rends compte que c’est une magnifique robe noire, longue avec une fente tellement grande sur le côté que je me demande ce que ça va donner sur moi. Je te dis qu’elle est superbe, mais que j’ai un doute quant au fait qu’elle soit vraiment mon style. Tu me dis de te faire confiance et me demandes : « Et les autres cadeaux ? »
Je retire le peu de papier crépon qui reste et te dis : « Waouhhhhh ». Je sors de la boîte un jouet à télécommande à utiliser analement, sans la télécommande bien sûr…
Tu me dis :  » Tu vas le mettre sous la robe. » 
Sceptique, je te rétorque :  » Il est énorme, je n’ai jamais mis de plug aussi grand en moi. » Tu m’expliques doucement : « Fais-moi confiance pour ça aussi, jamais je ne ferais du mal aux gens que j’aime »
Avant que j’ajoute quoi que ce soit, tu me demandes de regarder dans la petite boîte noire. Je la prends entre mes mains et l’ouvre en glissant la partie intérieure. Il y a un ras-le-cou en cuir laqué noir, bordé de pendentifs qui se ferme derrière, avec un ruban en satin. Je suis sans voix, je ne sais pas quoi dire et comme si tu lisais en moi, tu me lances : « C’est un collier d’appartenance. Tu m’appartiens et le porter le signifiera, mais personne d’autre que nous ne connaitra la signification. » Je te réponds que l’idée m’enchante !  Tu me dis que tu dois y aller, tu as un rendez-vous avec ton chef, mais que tu as hâte qu’il soit 18h30 pour me retrouver. Tout va si vite entre nous, mais je ne suis pas effrayée, je suis plutôt excitée.

Je mets un pantalon d’intérieur rose clair en velours et un t-shirt blanc que tu as oublié ici la semaine dernière, j’aime sentir ton odeur sur moi. Je fais l’impasse sur les sous-vêtements car je n’en ai pas besoin tout de suite…

Je travaille sur mon ordinateur le reste de la journée et vers 14h30 quand j’entends la chanson « I love you always forever » de Donna Lewis je t’envoie un petit message pour te dire que je pense fort à toi et que je voudrais déjà qu’il soit 18h30 pour te voir !!! Vers 17 heures je finis tout ce que j’avais à faire pour la journée, je prends une autre petite douche, histoire d’être fraîche pour la soirée qui s’annonce et dont je ne connais finalement pas grand-chose. 

Je commence à m’habiller : je mets des sous-vêtements noirs en dentelle et la robe noire avec du cuir sur le haut du buste, sors mes escarpins Bianca noirs et me dis que ce sont bien les seuls qui peuvent se marier à merveille à cette robe. Je mets le collier et me dis que définitivement tu as bon goût, il paraît avoir été fait pour aller avec cette robe. Pour compléter la tenue, je prends une pochette qui, je pense, ira bien. Je me maquille pour avoir un style sophistiqué mais sans que ça ne fasse trop. Je veux être tout simplement parfaite pour toi, tu le vaux bien. Il manque dix minutes avant que tu arrives et je suis déjà prête. Je me regarde dans le miroir et finalement je me dis que cette robe, sur moi, c’est bien mieux que ce que j’espérais, j’ai eu raison de te faire confiance, mais comment as-tu fais pour savoir que c’était celle-ci et pas une autre qui me siérait à la perfection ? Je pense à toi, je crève d’envie de ta bouche, de tes doigts et de ton regard enflammé sur moi. Je suis en train de remettre du rouge à lèvres quand je me rappelle du plug gigantesque que je dois mettre en moi, que tu m’as demandé de te faire confiance car tu ne ferais pas du mal aux gens que tu aimes et je me demande si tu voulais seulement me rassurer ou si tu voulais me dire de façon détournée que tu m’aimais. Je vais à sa recherche et en pensant à ton sexe dont j’ai une faim insatiable, je mets la partie que je vais insérer en moi dans ma bouche pour le lubrifier avec ma salive, j’essaie de le mettre, mais rien n’y fait, je n’y arrive pas. Je le couvre alors de lubrifiant avant de réessayer et j’arrive enfin à l’avoir en moi. Il entre avec difficulté et je me sens « remplie ». Les premiers pas que je fais avec me font me sentir toute bizarre, mais c’est excitant de le porter et qu’il n’y ait que nous deux qui le sachions.

Tu sonnes à l’interphone et je te dis que je descends, je préfère que tu ne montes pas car je nous connais maintenant, quoi que tu aies prévu, je sais très bien que nous sommes capables de le rater si nous nous laissons entraîner par notre attirance et notre fougue. Tu ouvres la porte en verre qui nous sépare et me prends par la main droite. Tu me fais tourner sur moi-même pour voir entièrement comment me sied cette robe, puis tu m’embrasses et me dis que je suis magnifique. Je rougis et te réponds que toi aussi ! Tu rigoles car je prends toujours bizarrement les compliments. On marche jusqu’à ta voiture et je sens comment notre baiser a ouvert mon appétit, je me sens mouillée pour toi. Je te dis que ce costume gris clair et cette chemise bleu ciel te vont à ravir.

Je te demande : « Peux-tu me dire où nous allons ou est-ce une surprise ? »  Tu me réponds qu’on va à la réouverture d’un restaurant dans un village au charme d’antan, sur la rive française du lac Léman. Je te dis penser que le village dont tu parles, c’est Yvoire, mais tu ne me réponds pas, tu mets juste ta main encore plus haut sur la fente de ma robe jusqu’à arriver à mon string et tu souris.

En chemin, tu me dis que tu as envie de m’embrasser partout sur le corps, incluant les parties de moi les plus mouillées. Je pense au fait que rien que le fait d’être ici avec toi rend cette soirée parfaite et je te rétorque pour rigoler : « Non merci, avec ta barbe je passe mon tour. »  Tout à coup, je commence à sentir le jouet vibrer en moi comme un malade et je te regarde un peu paniquée. Je suis très étonnée du fait qu’il ne fasse quasiment aucun bruit, à la différence du jouet vaginal. Tu souris et me réponds : « Es-tu sûre de ça ? » Je ne suis plus sûre de rien, je gémis. Tu rigoles en m’entendant prendre du plaisir et ajoutes : « Ça c’est bon ! » La sensation de ce jouet vibrant dans tous les sens dans mon derrière est tout simplement délicieuse. Tu baisses la vitesse des mouvements, je reprends petit à petit mes esprits et te demande de me montrer la télécommande. Tu me dis que tu as synchronisé le jouet avec ton téléphone, tu n’as pas besoin de la télécommande… Je te demande de ne pas être trop méchant avec moi ce soir, il y aura d’autres personnes et comme c’est une sensation nouvelle, j’ai peur de ne pas pouvoir me contrôler aussi bien qu’avec un jouet vaginal. Tu ajoutes que c’est ça qui est drôle. On traverse la frontière et je me dis que mon idée sur l’endroit a l’air vrai, alors que tu me prends la main pour l’embrasser. Tu me signales que nous sommes presque arrivés et me demandes si je me sens prête à commencer le jeu. J’hésite, d’un côté oui car avec toi je suis prête à tout tenter, mais de l’autre, j’ai un peu peur car c’est une nouveauté pour moi les plugs aussi grands que celui-ci et qui se contrôlent à distance.  Face à mon silence, tu me donnes la main et je la caresse, je te regarde droit dans les yeux et mes doigts touchent quelque chose sur ton poignet. Ça ne semble pas être une montre, la texture est particulière et je te demande ce que c’est. Tu me réponds en me le montrant : « Toi tu portes un collier, moi je me suis fait faire un bracelet du même cuir, mais pas laqué et, bien entendu, sans les pendentifs. Par contre, la signification est la même : Je t’appartiens également. » Puis tu regardes mon collier de façon appuyée, je me sens tellement à toi, si belle à tes yeux que je hoche la tête et souris en signe d’affirmation : « Je suis prête ! »

Je t’embrasse toute contente et nous marchons main dans la main, nous arrivons devant l’Hôtel & Restaurant du Port et je te dis avoir déjà entendu parler de cet endroit. Tu m’expliques que, suite à un problème en cuisine, le restaurant avait dû fermer, mais que l’hôtel a continué de fonctionner. Tu m’expliques que la raison pour laquelle nous sommes ici est que Pierre, le fils de très bons amis à tes parents et actuel chef de cet endroit, t’a invité et que tu es content de partager ce moment avec moi.

Une dame d’une cinquantaine d’années nous accueille en nous donnant une coupe de champagne. Nous commençons à visiter le restaurant quand je sens que tu as repris ton petit jeu, je mets la coupe devant mes lèvres et bois un peu en essayant de sembler stoïque face au plaisir que tu me procures, mais c’est très difficile.  Tu approches de moi un plat de canapés de foie gras avec quelque chose qui ressemble à de la purée de pomme, mais qui n’en est sûrement pas. Taquin, tu me dis : « Je crois que vous avez besoin de quelque chose dans votre bouche Mademoiselle K… » Je te regarde, l’air coquin, baissant mon regard vers ton entrejambe et tu ajoutes en balbutiant que tu parlais de nourriture, que tu disais ça pour les bruits éventuels que je pourrais faire. J’en prends un et t’en donne un, nous trinquons avec nos canapés, continuons de faire le tour et de goûter aux différents amuse-bouches. Le jouet n’a pas arrêté de bouger en moi tout le long, je vois ta main pianoter dans ta poche et je commence à me mordre la lèvre inférieure. Je n’ai presque pas envie de crier, j’ai surtout envie de jeter tout ce qu’il y a sur la table et de m’empaler sur ton sexe sans m’arrêter. J’ai l’impression que tu es en moi, je sens que mon string est tout mouillé et me dis que j’adore être ton jouet préféré ! La flûte de champagne en main, je vais vers la baie vitrée qui a une très jolie vue sur le lac, je suis à côté des haut-parleurs et je me permets de gémir un petit peu. Tu viens et glisses à mon oreille : « À quel point es-tu mouillée ? » Je me tourne pour te répondre quand je vois un jeune homme blond, d’un peu moins d’une trentaine d’années, venir vers nous d’un pas assuré. Il te salue, puis tu me le présentes en t’exclamant : « Voilà Pierre ! » Il nous parle du challenge que représente pour lui le fait de reprendre ce restaurant. Toi, tu continues de jouer avec le jouet pendant que tu l’écoutes, feignant d’être très attentif, tandis que moi, avec toutes ces sensations, j’ai beaucoup de mal à rester immobile, alors je passe de ton côté droit à ton côté gauche et vice versa. Tu lui dis en rigolant que je suis hyperactive et c’est alors que je te lance un regard noir !  Il rigole et nous lance : « Désolé, je dois aller faire mon discours, je vous vois plus tard » et se met un peu plus loin devant le micro pour parler à la soixantaine de personnes qui sont ici pour la réouverture. Je n’ai rien compris à ce qu’il disait et j’ai un peu envie de te tuer car tu joues un peu trop avec moi et mon cul… La dame à côté de nous fait une moue dédaigneuse pendant que Pierre parle et je ne trouve pas ça très sympa vu la convivialité du moment.

Tu te calmes un peu avec le jouet, mets ta main sur le bas de mon dos, super près de mes fesses et tu me chuchotes : « J’ai envie de toi ! » Je me tourne vers toi et, en quelques secondes, mon regard te dit beaucoup de choses, toutes plus chaudes les unes que les autres. Je suis prête à te proposer de quitter la soirée quand Pierre revient vers nous et nous fait savoir que notre table est prête. Avant de nous quitter il nous demande : « Chocolat ou noix de coco ? » Il dit qu’il sait que toi c’est noix de coco. Moi je réponds : « Moi chocolat, s’il te plait » et il part. On s’assoit et on lit la carte avec le menu « Signature » en 5 services du chef Pierre Civrard que nous allons déguster ce soir. Tu me regardes et me fais remarquer que je dois être contente car nous allons commencer le repas avec du foie gras. En rigolant, je te rétorque, avec une voix de locutrice radio que ce n’est pas que du foie gras, mais du foie gras d’oie maison, chutney de pommes vertes et ses toasts façon grand-mère. On est interrompus par le sommelier qui nous présente l’accord mets/vin qui va avec le menu, heureusement il part assez rapidement. On rigole brièvement et on salive d’avance. 

Quand ils nous l’amènent, tu me demandes si je veux que tu me prépares mes « tartines » vu que je suis trop émoustillée et ailleurs en essayant de rester assise alors que je sens que même l’intérieur de ma robe est mouillé. J’acquiesce en me disant que jamais je n’aurais cru accepter une chose du genre, mais avec toi tout est tellement naturel. Tu me caresses le bras un bref instant puis tu me fais ma tartine de foie gras. Je respire presque soulagée, je me dis que je suis tranquille pendant un petit moment en tout cas, vu que tu as les mains occupées. Tu me donnes ma première tartine et tu es en train de faire la tienne quand je ressens des secousses en moi, à nouveau. En te regardant, tu as l’air tout à fait concentré dans ce que tu fais. Je me dis que ton téléphone est peut-être tombé ou qu’il y a un faux contact et je te chuchote : « Le jouet… ». Tu me coupes la parole et me dis, presque comme si c’était un secret d’état : « Mode automatique » Je me sens vulnérable, je sens ma cyprine dégouliner de mon string et commence à imaginer aller sous la table te prendre en bouche. Mes envies commencent à devenir folles et incontrôlables ! On finit de manger l’entrée et on nous amène le premier plat, c’est un délicieux tartare de dorade aux agrumes avec son croustillant au parmesan. Pendant qu’on le mange, tu mets le plug à vitesse maximale pendant presque une minute. J’ai les larmes aux yeux, comme si j’étais en transe, je n’ai pas envie que tu t’arrêtes, mais j’ai envie de toi, de plus en plus chaque putain de seconde ! Ils nous apportent le deuxième plat, un carré d’agneau farci en croûte d’herbes avec coco blancs, ail confit et pommes château. On commence à le manger, quand tu me regardes d’une façon que je ne saurais décrire. Jamais personne d’autre ne m’avait regardé comme ça, je me sens tellement belle à tes yeux ! J’ai tellement envie de te montrer, sans mots, tout ce que je pense et ressens pour toi. Une dame d’une soixantaine d’années s’approche alors de notre table et te salue en te prenant dans ses bras, je comprends rapidement que c’est la mère de Pierre. Tu fais les présentations et elle appelle son mari qui sort de je ne sais où pour te saluer et faire ma connaissance. Je rougis et ne sais pas où me mettre, je n’avais pas prévu de rencontrer des amis à tes parents alors que j’ai un énorme plug dans le cul ! Ça ne semble pas non plus faire partie de ton programme, je suis ravie de te sentir quelque peu dépourvu. J’essaie de faire bonne figure, ils nous proposent de prendre le restant du repas avec eux, mais heureusement, tu déclines l’invitation tout en les remerciant. Ils insistent et tu acceptes qu’on aille prendre le café à leur grande table. Ils sont heureux et repartent. On finit de manger le carré d’agneau tranquillement et je te dis : « Je crois que je vais aller enlever le jouet, c’est dangereux et…. » Avec un regard mi-sévère mi-amusé, tu m’interromps : « C’est ça qui est drôle, s’il te plait ne fais pas ça ! » Je réfléchis et j’ajoute : « Promets-moi d’être gentil avec moi quand on sera avec eux » Tu te tiens le menton en signe de réflexion et me réponds : « D’accord » Tu continues à jouer avec moi alors qu’on nous amène directement le dessert, vu que nous avons demandé à ne pas avoir la sélection de 3 fromages et son cracker maison, nous sommes déjà bien remplis. On remarque qu’ils sont différents, c’était sûrement pour ça la question de Pierre tout à l’heure. Tu me donnes dans la bouche une cuillérée de ton dessert, un bavarois noix de coco et son crémeux passion et moi je te donne une de mon biscuit sacher avec sa mousse au chocolat. J’essaie de manger lentement pour pas que l’heure du café n’arrive, mais tu t’en rends compte et, pour te venger, tu joues avec moi de plus en plus fort. On finit les desserts et tout en mettant un terme aux vibrations, tu me prends par la main pour aller vers la grande table. Tu me donnes confiance en moi en me glissant : « Ne t’inquiètes pas, tout va bien se passer schätzli. » Tu me laisses la place à côté de la maman de Pierre et toi tu t’assois à mes côtés. Ils veulent me connaître davantage et pour cela ils me demandent ce que je fais dans la vie, d’où je viens et tout le tralala. On discute et je commence à me détendre quand je sens le jouet se rallumer, mais tu n’as pas le droit, tu m’avais promis !!!! J’essaie de garder ma contenance malgré tout. J’ai envie de dire à Marie-Claire que ce qu’elle me raconte des assurances ne m’intéresse nullement, mais ça ne serait pas très poli alors je l’écoute avec le peu de calme qui reste en moi et me dis que je me vengerai dès que nous serons seuls. Ils ont l’air enchanté, ils racontent des souvenirs de ton enfance et moi je rigole car je ne peux pas pleurer ni même me laisser aller à l’orgasme qui est au bout de tes doigts. On finit le café, on leur dit qu’on va se promener avant de rentrer et on leur souhaite une bonne soirée tout en leur disant au revoir.

Tu me tiens la main fermement et dès que je suis sûre qu’ils ne peuvent pas nous voir ni nous entendre, je te lance : « Tu n’as pas tenu ta parole, je veux qu’on se cherche un coin tranquille et que tu me prennes avant de rentrer, je ne pense pas aller quelque part dans cet état » en te montrant comment la partie basse de l’extérieur de ma robe commençait à être mouillée. Je m’approche de ton entrejambe et je commence à caresser ton sexe dressé par-dessus ton pantalon, j’ai trop envie de sentir ton sexe dans ma bouche, j’ai trop envie de te donner du plaisir alors j’essaie d’ouvrir le premier bouton de ton pantalon, mais tu m’arrêtes et me rétorques : « Je ne t’ai jamais promis d’arrêter, je t’ai juste promis d’être gentil et c’est ce que j’ai fait en te donnant toujours plus de plaisir. Pour te « prendre » j’ai une meilleure idée » Tu me tires par la main et je me laisse guider par toi, en fin de compte, qu’ai-je à perdre ? On fait le tour par derrière, nous arrivons à la réception de l’hôtel et tu demandes la chambre réservée à ton nom. Je te regarde confuse, ils nous donnent la clé et tu m’expliques en montant que tu l’avais réservée depuis le début car tu ne nous connais que trop bien ! Dans l’ascenseur on s’embrasse, mais je te sens tendu. On arrive dans la chambre, elle n’est pas très grande mais a une petite vue sur le lac et un jacuzzi au coin. Tu me demandes de m’asseoir, sur le lit, avec toi, je te demande s’il y a un problème, mais tu me dis de ne pas m’en faire. Tu es face à moi, tu te mords la lèvre et tu as l’air soucieux. Tu me dis que tu adores ces moments coquins et mouillés, très mouillés, en ma compagnie, mais que ce soir tu aimerais commencer par me faire l’amour. Tu ajoutes, comme si ce n’était pas grand-chose : « Car je t’aime » Je lève mon regard vers toi et je te rassure par un « moi aussi je t’aime » en te caressant doucement le visage. Tu m’embrasses, prends mon visage entre tes mains et tu parcours, avec tes doigts, mon corps sur ma robe. Tu me tiens les mains et tes lèvres me font sentir pleine et heureuse d’être là avec toi. Je gémis à chacune de tes caresses, t’embrasse et commence à doucement enlever ta chemise. Je lèche ton cou, m’arrête pour te regarder un instant et vois un sourire se dessiner sur ton visage, ce qui me fait sourire à mon tour. Tu me plaques contre le mur et continues à me caresser. Petit à petit, tu défais la fermeture éclair de ma robe et juste après, tu colles ton corps au mien, tenant mon menton avec ta main droite et tu m’embrasses comme si le monde avait une date d’expiration. Je sens ton érection contre ma jambe et tu me demandes d’enlever le plug, ce que je fais. Tu caresses mes seins et tu les sors du soutien-gorge que je porte. Tu les embrasses et es très doux contrairement à ce que nous avons l’habitude de faire ensemble. Moi plutôt fougueuse, j’essaie d’écouter mon cœur et calmer mes ardeurs. Je te caresse. Je te sens. Je te regarde. Tu me pénètres alors que tu tiens mon visage entre tes mains. Je ressens un sentiment de plénitude et sens comment nos deux corps en extase ne font plus qu’un. Pendant un instant, on partage la même âme et j’ai le sentiment fou que ça peut durer pour toujours. Je gémis, je t’entends gémir toi aussi, je suis heureuse que nous atteignions le paradis ensemble, je sens tes bras autour de moi, on reste immobiles et tu me serres très fort contre toi. Je serre fort mes bras autour de ton cou et t’embrasse.

Tu me dis que la soirée est loin d’être finie en te passant la langue sur les lèvres et je souris, vêtue de la seule chose qui me reste encore : ce collier qui me rappelle que je t’appartiens…

(La suite de cette histoire est à découvrir la semaine prochaine)

2 commentaires sur “Acte XI : Quand les flammes se déclarent (Partie 1)

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  1. Délicieux comme toujours.
    Très jolie histoire que celle de cette appartenance, de ce collier dont le sens échappe aux autres…
    Vivement la suite… Comme toujours.
    Merci Lady Annia😚

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Thème : Baskerville 2 par Anders Noren.

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