Acte X : Quand les rêves se mélangent au linge sale

Tu prends mon sein gauche entre tes mains et tu le lèches avec envie, comme toi seul sais le faire. Tu enlèves la pince à sein que tu avais mise auparavant et je commence à gémir petit à petit, j’ai les yeux fermés et je tiens fort tes cheveux entre mes mains… Tu te laisses faire et me fais plaisir, je te fais te mettre entièrement sur le dos, puis je viens m’asseoir sur ton visage, je veux sentir ta langue puis ta bouche toute entière dans mon entrecuisse, j’adore sentir tes mains tenant mes jambes, pendant que ta langue joue avec mon clitoris et se balade entre mes lèvres. Je sens à quel point ma mouille coule abondamment sur ta bouche, ton nez et ton menton. Tu continues jusqu’à ce que j’arrive à jouir dans ta bouche. Mes jambes sont toutes collantes mais peu t’importes, tu me mets sur tes genoux, tu insères en moi des boules de geisha, tu me dis : « tu as été une vilaine fille avec ta blague, tu es allée trop loin » et tu commences à me fesser, d’abord doucement puis de plus en plus fort, ça fait vibrer les boules. La sensation est délicieuse, car ça fait si mal et tellement de bien en même temps, mais la sensation de plaisir gagne ! Je suis à nouveau très excitée et je sens ton sexe dur ce qui signifie que toi aussi tu l’es. Tu es satisfait de toi quand tu vois ma peau laiteuse commencer à devenir rougeâtre. Tu me lèves et tu me mets sur le dos, tu es étonné de voir à quel point mes cuisses sont mouillées, tu enlèves les boules de geisha et tenant mes deux mains en haut tu me dis en me regardant droit dans les yeux que je suis à toi et tu me pénètres d’un coup sec. Le fait d’avoir ce contrôle sur moi tout en me faisant du bien te rendait fou. Moi c’était le fait que l’on puisse tous les deux l’avoir qui me faisait vibrer pleinement. Tu bouges alors que je crie de plaisir et je sens l’orgasme arriver. Puis, j’entends ce bruit sourd, répétitif, très irritant… D’ailleurs, d’où cela vient-il ?

Je me lève en titubant. Je prends mon téléphone portable en main. J’éteins mon réveil et je me fais une raison : je rêvais. Ça me rappelle étrangement certaines choses qui se sont passées chez toi lors de mon retour de Prague il y a quelques jours, en quelque sorte ma « punition » pour la blague qui était allée trop loin. C’était un rêve chaud, libidineux, plaisant, mais seulement un rêve, en fin de compte.

Je me recouche, le temps de reprendre mes esprits et je me rends compte que je suis mouillée, très mouillée, et que mon envie de toi est très réelle.

Je dois attendre un peu plus de 24 heures pour que nous puissions mélanger nos fluides et nos corps. Demain, tu viendras chez moi pour « fêter » l’anniversaire de nos huit mois de rencontre, à notre manière. On n’a rien fait les autres mois, mais ce mois-ci on avait envie de marquer le coup.

La question qui me taraude l’esprit est comment j’allais réussir à supporter cette attente insoutenable ? Je peux toujours me masturber et me donner du plaisir, seule, mais ça ne sera pas pareil du tout. Mon envie a ton nom gravé dans le marbre.

Je prends mon téléphone portable et fais une photo sexy de moi. Puis, je te l’envoie, histoire que tu saches que je pense à toi et que tu sois aussi dur que moi je suis mouillée. Après un bon quart d’heure, tu me réponds et tu me dis que ce n’est pas très gentil de ma part de t’envoyer cela en sachant que tu es au boulot, mais que tu as très hâte d’être demain. Je fais une autre photo avec mon téléphone, plus osée cette fois-ci, et je te l’envoie. Ta réponse ne tarde pas. Tu me dis que j’ai gagné, que tu es très dur et que tu vas devoir aller aux toilettes te masturber, en pensant à moi. Je jubile et me sens triomphante car j’arrive à réveiller, même à distance, tes instincts les plus primaires et sauvages.

Quant à moi, je décide de ne pas me masturber. De cette manière, j’aurai encore plus soif de toi, demain. Mes pulsions seront plus instinctives, tellement j’aurai besoin de mon exutoire, tellement j’aurai besoin et envie de toi. Je prends une douche froide pour calmer la chaleur qui émane de mon corps, en réfléchissant à ce que j’allais faire pour avancer les préparatifs pour demain. Je m’étais déjà occupée de commander le repas chez le traiteur et il fallait que j’achète les fruits que tu allais sûrement manger au creux de mon dos, avec du Nutella et de la crème fouettée en abondance. Mais, de cela, je m’en chargerai demain dans la matinée, pas aujourd’hui.

Je pense que je réfléchirai bien mieux en ayant un petit encouragement. Alors, je vais chercher, dans le réfrigérateur, le plug anal en verre que j’ai mis à refroidir, hier soir avant de me coucher  : c’était mon tout nouveau jouet et je voulais absolument le tester, tout au long de la journée, aujourd’hui. Je l’insère et ferme les yeux, sans faire exprès. Je suis surprise, les sensations quand il est froid sont vraiment décuplées. Et dire que je pensais que la fille du sexe shop exagérait quand elle me disait que je n’allais pas regretter l’achat. Persuadée que tu voudrais bien savoir que j’ai un nouveau jouet qui occupe l’un de tes endroits préférés, je fais une photo de lui, en moi, et je te l’envoie. Comme réponse, je reçois un : « Je te déteste !!!!!!! ». Cela me fait sourire et je te fais deux autres. Après 5 minutes, tu m’envoies une photo  : on voit ton sexe, dressé, humide. En regardant la photo, je me dis que j’espère que tu as suivi le conseil que je t’ai donné une fois et que tu as mis du lubrifiant sur tes doigts pour te masturber et ainsi avoir des sensations plus fortes, après je me suis rappelée que tu es au travail et que c’est fort probable que ça ne soit pas le cas. Il faut que j’arrête de penser à toi pour le moment et que je prépare les dernières choses pour demain. J’ouvre la porte de mon dressing et me demande ce que je porterai pour toi. C’est une occasion spéciale, je choisis donc une robe sexy, sans qu’elle soit vulgaire. Elle a des parties rouges, d’autres noires et par endroits de la transparence, mais ce que je préfère c’est que le dos soit presque totalement découvert. Je la prends entre mes mains pour l’enfiler et me rends compte qu’une petite tache, pas très visible si on n’est pas très méticuleux, apparaît sur le bas. Je décide que j’allais la mettre à laver, je veux que tout soit parfait.

Je me rends dans la salle de bain où, des mois plus tôt, j’ai fait installer une machine à laver, mais je me rends compte que le clignotant rouge de la dernière fois y était encore et je ne sais toujours pas ce que cela signifie. J’appellerai le réparateur plus tard, mais pour le moment, je ne veux pas me prendre la tête. Je dois monter à la buanderie commune de l’immeuble, au 13ème et dernier étage. Je prends le panier de linge, une capsule de lessive et la bouteille d’adoucissant. Je mets quelques nuisettes qui gisaient par terre, en plus de la robe, dans mon panier ainsi que des pinces à linge pour les faire sécher, une fois lavées. Je me prépare à monter, mais avant de sortir de mon appartement, je regarde encore la photo de ton sexe en érection et me dis que je la veux, tu ne peux pas imaginer à quel point. Je me sens ouverte et mouillée et me demande, est-ce toi qui me fais cet effet ? Le plug qui bouge dans mon anus, à chaque mouvement ? Le fait de penser à demain et à tout ce que l’on fera ? Je conclus que c’est un condensé des trois.

Je réponds à ton dernier message et te dis que j’ai très envie de te prendre en bouche. Puis, je saisis mes clefs et je pars en direction de la buanderie. Dans l’ascenseur, je croise mon voisin de palier qui doit être juste un peu plus âgé que nous  : il me regarde de haut en bas en prenant plus de temps dans les zones courbes de mon corps et je ressens tout son désir dans sa façon de me regarder. Je porte une robe toute simple qu’on pourrait comparer à un long t-shirt qui finit juste sous mes fesses. Le voisin est pas mal du tout, mais ne t’arrive même pas à la cheville, malheureusement. J’arrive au dernier étage, je mets mes vêtements dans la machine et me rends compte que, pour un jour de semaine, presque toutes les machines étaient vides. Je hausse le regard et vois le début du lac, depuis les fenêtres de la buanderie  : une vue magnifique que je n’avais jamais vraiment pris le temps d’admirer. Je fais partir la machine, puis je descends. En chemin et profitant du fait qu’il n’y a pas grand monde, je joue avec le plug, durant quelques instants, en ondulant volontairement mes fesses. Je reviens à la raison, car il faut que j’arrête et cela, même si les sensations sont… très très bonnes. Dès que j’arrive chez moi, je m’assoupis et suis réveillée par la sonnerie de mon alarme une heure plus tard. Ça veut dire qu’il faut que je retourne à la buanderie, afin de sortir les vêtements de la machine et de les étendre pour qu’ils sèchent naturellement. Je bois un peu de jus d’orange et sors rapidement.

Ce n’est que quand j’arrive à la buanderie que je ressens couler, sur mes jambes, un peu de ma cyprine. Je vois qu’une autre machine à l’opposé de la mienne fonctionne, ce qui veut dire que j’aurai, éventuellement, bientôt de la compagnie. Mon téléphone vibre, je regarde si c’est toi, mais c’est un e-mail de travail, il peut donc attendre et je n’ai pas très envie de le lire de suite. Par contre, je remarque un message de ta part, d’il y a un peu plus d’une heure, ainsi que deux appels en absence de toi. Je lis ton message et, dans celui-ci, tu me demandes ce que je fais. Je te réponds que je me trouve à la buanderie, en train de faire l’une des activités que j’appréciais le moins : les tâches ménagères. Tu ne me réponds pas. Tu es certainement occupé avec le boulot ou un peu fâché à cause de mes provocations de tout à l’heure. J’étends mes vêtements car ils sont délicats et je ne veux pas les abîmer. Je me demande si j’ai assez de pinces à linge pour le tout.

Je sens la porte de la buanderie s’ouvrir. Sans regarder, je lance un bonjour et, quand je t’entends me répondre en retour, je suis à rien de m’évanouir ! Je laisse tomber par terre le panier de linge propre. Ce n’est pas possible : tu étais au boulot, à une heure et demie de chez moi. Je me tourne et on se regarde. Tu me regardes et tu souris… Tu te tournes vers la porte et tu la fermes. Je te connais et te dis qu’il y a la machine de quelqu’un d’autre en train de tourner, que quelqu’un pourrait arriver.
Tu me demandes : « Ça te pose problème ? »
Je te réponds : « Je te rappelle que c’est dans ma liste de fantasmes. »
Tu rigoles et ajoutes : « Je ne me rappelle pas que le faire dans une buanderie en faisait partie. »
Je te regarde, joueuse, et te dis : « Bon puisque tu veux faire le rigolo, je vais descendre dans mon appart. » 
Puis, tu t’approches de moi et mets un doigt sur ma bouche, en me faisant comprendre que tu ne voulais plus parler.  Tu m’embrasses et prends mes mains que tu mets sur ton sexe dur. Tu me regardes de manière appuyée, toujours souriant et me dis que je peux y aller, maintenant. Il me faut quelques secondes pour que je saisisse que tu parles de ce que je t’ai dit dans mon dernier message. Alors, je défais ta braguette et mets ton sexe chaud dans ma bouche. Je le sors, passe ma langue tout le long et lèche ton gland. Puis je te contemple, cela fait partie de mon plaisir : t’admirer prendre du plaisir. Je commence à faire des va-et-vient et tu ne peux pas t’empêcher de saisir mes cheveux et d’enfoncer ma bouche contre ton sexe, de plus en plus vite, profond et fort.

Tu me tires par les cheveux, vers le haut, et tu m’embrasses à pleine bouche avec encore plus de passion qu’avant. Je trébuche sur l’une des pinces à linge et ça te fait sourire, malicieusement. Tu te baisses et tu la ramasses tout en me regardant : je reconnais immédiatement ton côté dominant. Tu me fais asseoir sur la machine à laver, la seule encore en train de fonctionner. Je sens bouger le plug anal, grâce aux vibrations et cela me plaît beaucoup. Tu m’embrasses sauvagement, effleures mes seins avec tes deux mains, puis tu commences à lécher mon sein gauche de manière bestiale (comme dans mon rêve !). Je sens couler ta salive sur le haut de mon corps et cela m’amène à penser que ça fait quelques minutes déjà que je suis très mouillée, dans mon entrejambe. Je penche ma tête sur le côté, en fermant les yeux, et je fais taire une douleur qui commence à naître dans mon téton, celui que tu mordilles et lèches goulûment. Tu mets la pince, ramassée par terre, juste sur le bout qui était déjà bien à vif. Tu fais pareil avec l’autre sein et, même si ça me fait mal, je tiens bon car je sais que ce qui va venir ne me fera que du bien. Tu mets un doigt dans mon entrejambe, comme pour mesurer mon excitation. A ce moment-là, tu me regardes comme si tu étais dans l’attente d’une quelconque réponse de ma part. Tu sors ton doigt de moi, rempli de ma cyprine, et tu me le fais lécher. Tu me regardes droit dans les yeux, alors que je le déguste jusqu’à la dernière goutte. Quand il ne me reste plus rien à lécher, je mets mon index droit en moi et le place devant ta bouche. Puis, je te lance un regard doux, lui qui était très souvent défiant et joueur et te dis  : « Je veux t’appartenir ! ». Tu es satisfait d’entendre ces mots, tu souris, puis tu me réponds : « Tu es déjà à moi, comme je suis déjà à toi, sinon je n’aurais pas quitté mon boulot avec une excuse bidon et je ne serais pas ici » et tu lèches mon doigt avec envie, comme si c’était notre manière de sceller un pacte dont on n’avait même pas parlé auparavant.

Je me lève de la machine où je suis car je veux me mettre sur celle qui est plus proche de la fenêtre, mais tu m’arrêtes en chemin. Tu me prends par la main et m’attires vers la table à plier le linge, de l’autre côté de la pièce. Là, tu te couches sur le dos et je comprends ce que tu attends de moi. Alors, je viens m’asseoir sur ton visage de manière à pouvoir me tenir à la barre derrière toi pendant que tu commences à me lécher. De plus, tu me laisses avoir le contrôle de toi. J’aime vraiment ces moments et j’aime encore plus que tu prennes ma mouille dans ta bouche. La machine à laver s’arrête et tout à coup me passe par la tête le fait que le voisin ou la voisine à qui les vêtements appartiennent ne devrait pas trop tarder à venir les chercher. Je fais des petits va-et-vient avec mon bassin, de manière à être pénétrée, à chaque passage, par ta langue. Par moments, je la sens même dévier vers mon plug : je remarque qu’il te fait fortement envie. Tes mains caressent mes jambes et le bas de mon dos, en même temps que tu me lèches. Mais je me rends compte que je suis dans le mauvais sens. Je peux me tenir à la poignée fixée au mur pour étendre le linge, mais je n’ai pas accès à ton sexe de cette manière. Je me lève donc et me mets dans l’autre sens. J’ai l’impression que tu me lances un regard noir, mais je ne vais quand même pas m’excuser de vouloir te sucer ou te masturber pendant que tu me prends en bouche  !

Je remarque que je ne peux pas te prendre en bouche en même temps que je suis assise sur ta bouche, alors je me contente de te masturber et je suis agréablement surprise de sentir ton sexe super dur et me demande si en plus de ce qu’on fait, le fait qu’on puisse nous découvrir ne t’excite pas. Moi, d’être ici avec toi, de sentir ton sexe comme un roc et qu’on puisse être découverts m’excite énormément, alors j’arrête de faire des petits mouvements du bassin, pour mieux chevaucher ta langue : je veux que, comme dans mon rêve, tu aies ma mouille plein le visage.

Tu fais pression sur ma jambe avec l’une de tes mains et je comprends que tu veux que je m’arrête. Je me lève et sans que j’ai le temps de vraiment faire quoi que ce soit tu me plaques contre la vitre de la fenêtre, de laquelle on a une vue magnifique. Je sens que tu tires sur le plug anal et je suis très surprise de la facilité avec laquelle il sort, presque tout seul. C’est sûrement parce que je suis très excitée. Je ne sais pas trop à quoi m’attendre et d’un autre côté, je ne peux pas détourner mon regard de ce qu’il y a devant mes yeux, je me sens tellement bien ! Je pose mes mains contre la fenêtre alors que je sais très bien qu’il n’y a rien pour que je puisse me tenir. J’ai un peu mal aux seins car ils touchent le mur, juste en dessous de la fenêtre et ça tire sur les pinces. Alors je descends l’une de mes mains pour voir à quel point ils sont irrités et c’est là que, avant que ma main n’arrive à atteindre mon sein, je me suis mise à crier de plaisir car tu as mis ton sexe à la place de mon plug. Tu respires fort et je sens ta respiration en haut de mon oreille. Tu es plus excité que d’habitude, tu me prends avec plus de hargne, avec plus de faim de moi. Tu fais des va-et-vient très forts et tes testicules tapent contre mon cul. Je sens l’une de tes mains qui tient le côté gauche de ma hanche et l’autre est vers mon ventre, mais je la sens remonter. Tu prends mon sein droit dans ta main et tu serres fort, j’ai très mal. Tu tires sur la pince et je sens que je vais défaillir, tellement j’ai mal. Tu commences à le caresser, à déposer de la salive sur tes doigts que tu passes sur lui. Tu descends la cadence de tes pénétrations. Tu me retournes, me lèches le sein que tu as défait de la pince et c’est délicieux. J’oublie presque que mes seins sont aussi sensibles. Tu fais pareil avec l’autre. Pendant que tu t’occupes d’eux, je me doigte et joue avec mon clitoris. Juste après, tu mets ta bouche au creux de mes seins et parcours chaque centimètre de ma poitrine : j’adore. Je continue à me doigter et, même si je le voulais, je n’arrive pas m’arrêter. Je suis incapable de contrôler quoi que ce soit en ce moment. Je continue encore et encore, puis sens l’orgasme venir. Il m’envahit pendant quelques instants, plus longtemps que d’habitude. J’ai l’impression qu’il part de ma poitrine pour se répandre partout dans mon corps : c’est une sensation incroyable. Puis, tu me retournes et me mets dans la même position qu’avant, contre la vitre. A nouveau, tu me prends par derrière. Je me cambre bien pour qu’en plus des sensations, tu puisses avoir toi aussi une belle vue. Je te sens me prendre de plus en plus fort, jusqu’au moment de l’explosion, celle de tous les deux, toi dans mon cul et moi au milieu des étoiles et plus loin. J’ai la sensation que tout ce qui est autour de nous explose entièrement pendant quelques instants. Rien d’autre n’a d’importance, je te sens tellement en moi que j’en tremble presque.

Tu me serres dans tes bras, fort et par derrière. Tu sens mes cheveux et me dis que tu adores leur odeur, en déposant un baiser. Je souris, mais tu ne le vois pas. Je me tourne vers toi et te vois regarder vers la porte et me rappelle que n’importe qui aurait pu nous retrouver en train de faire ces délicieuses choses si indécentes… qu’on adore. Je me redemande si c’est pour cela que je t’ai senti aussi excité pendant nos « ébats du jour ». Tu me regardes remettant mes vêtements en place et me lances un : « Je te déteste  ! », puis, avant que je ne puisse ajouter quoi que ce soit, tu dis : « Te rends-tu compte que je bossais tranquillement sur un projet au boulot, mais que j’ai été obligé de venir, car tu m’as donné tellement envie de toi que je n’avais pas le choix que de venir te prendre… ainsi que voir ce plug de mes propres yeux ? ». Je te regarde, joueuse, je souris et te dis que je m’en rends bien compte, mais que j’ai rêvé de toi cette nuit de manière très particulière et que c’était hors de question que je fasse comme si de rien n’était. Soudainement, pendant qu’on s’embrassait, la vieille voisine est entrée pour récupérer son linge. Tous les deux on la regarde et on éclate de rire. Elle nous lance un drôle de regard et se dirige rapidement vers sa machine à laver. Si seulement elle savait ce que nous avons fait un peu plus tôt ! Elle repart et dès qu’elle ferme la porte tu me lances : « C’était moins une ! » On continue de rigoler et tu me demandes ce que j’ai préparé pour notre soirée, le lendemain. Je m’approche de toi et, avec un air innocent, je te dis qu’elle est annulée car tu venais tout juste d’avoir ton cadeau et que, du coup, tu peux retourner au boulot. Tu me réponds que c’est hors de question, ta semaine de travail est finie car tu as pris le restant de la journée et après c’était le weekend, qu’on pouvait faire ce qu’on voulait dès maintenant. Je te propose d’aller sans attendre dans mon appartement, de prendre une douche ensemble car je m’y suis trop habituée et peut-être, après, manger un petit Mcdo si jamais on a faim. Tu me dis en me tenant les mains que je pourrais, par exemple, mettre la robe en jean que tu m’as offerte et moi je te rétorque que tu pourrais ne rien mettre sous le peignoir, tout en me léchant les lèvres. Tu me lances que le lendemain on pourrait aller ensemble faire les achats de ce qui manque avant de rentrer baiser, manger, faire l’amour cette fois-ci, me déshabiller encore et encore, me refaire l’amour et… Je mets un doigt sur ta bouche et te dis qu’on n’a pas besoin de prévoir quoi que ce soit. Tu souris car je viens de poser ma main sur tes fesses, en te prenant dans mes bras.

Je ne sais pas ce que l’on va faire finalement, mais je sais qu’on va passer un anniversaire orgasmique.

4 commentaires sur “Acte X : Quand les rêves se mélangent au linge sale

Ajouter un commentaire

  1. Délicieux, toujours si délicieux !
    De la fougue, du rêve, de l’excitation….
    Encore ! On est forcément jaloux de cet homme, on veut être lui, chère Lady Annia !
    Encore un grand merci pour cette histoire qui ne peut que faire de l’effet.
    Une bonne manière de commencer une nuit en faisant de beaux rêves…
    Hâte d’être à la semaine prochaine pour découvrir la suite

    1. Cher rêveur,

      Je suis ravie qu’elle te plaise ma toute dernière.
      Cet homme a conscience de la chance qu’il a, crois-moi !
      J’espère que tu as fais des beaux rêves reveur.
      Bien à toi,

      Lady Annia

  2. Bonjour Lady Annia, ce texte est superbe, il me rappel même quelque chose ;).
    J’adore leur complicité et leurs désirs commun. J’aime aussi ce coté sauvage, jeu de domination.
    Cette scène dans la buanderie donne tellement envie de la vivre, c’est incroyable, on s’y croirait.
    Le fait de pouvoir être surpris par quelqu’un est aussi très excitant, j’adore ce texte.
    Merci de nous exciter à chaque texte, j’adore lire tes histoires.
    Bisous
    Orgasmic Boy

  3. Toujours aussi émoustillants, vos Actes, chère Lady!
    J’aime décidément ce côté joueur d’un côté et passionnel, charnel de l’autre.
    J’ai particulièrement apprécié l’effet avec le rêve au début et on a l’impression que ça se passe vraiment. Hors… c’est un rêve 😏
    L’exploration de nouveaux territoires sensuels et sexuels au cours des différents Actes est intéressante. Un joli voyage au pays de la sensualité et de la luxure.
    Toujours aussi bien écrit, fluide, zéro vulgarité.
    Tout ce que j’aime en écriture érotique.
    Merci une nouvelle fois !

Laisser un commentaire

Thème : Baskerville 2 par Anders Noren.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :