Acte IX : Quand la distance les met à rude épreuve (Partie 1)

On est vendredi, j’ouvre les yeux juste avant que mon réveil sonne. Je suis à moitié endormie et couchée dans mon lit. Je prends mon vibro et en pensant à toi, je me donne du plaisir comme tous les matins quand je ne suis pas à tes côtés et que c’est trop tôt pour qu’on puisse partager ce moment. Ce jouet m’offre trois beaux orgasmes obtenus surtout grâce à la vidéo de toi en train de te caresser que tu m’as envoyée il y a une semaine. J’adore la façon dont tu te touches, les jambes bien écartées, ton sexe circoncis bien dur et les petits gémissements qu’inconsciemment tu fais. Je sais que c’est bien moins que tu m’en aurais donné si tu étais à côté de moi, mais je m’en accommode au mieux. Je m’arrête car j’ai déjà bien assez mouillé mon lit et il faut que j’aille sous la douche. Je ne peux pas m’offrir le luxe d’être en retard, pas aujourd’hui.

Quand je suis sous la douche, bien plus réveillée qu’il y a 10 minutes, je pense à toi, un peu triste. Cela fait un peu plus de deux semaines que nous sommes rentrés de ce petit voyage en Espagne où j’ai rencontré ta sœur et où nous avons fait nos premiers pas dans le bondage, fait l’amour tendrement et baisé sauvagement le même week-end. Mais depuis notre retour, nos emplois du temps respectifs et le fait que ma mère ait squatté chez moi 10 jours nous ont empêché de nous revoir. Tu me manques beaucoup, bien plus que je ne te le dis. Tes yeux, ton sourire, ton corps, ta langue, tes bras, ces jambes à tomber et les moments dans notre nuage mais aussi au septième ciel. Malheureusement pour toi et pour moi, ce week-end ne sera pas encore celui des retrouvailles, car j’ai un enterrement de vie de jeune fille et avec mes amies, nous partons à la « ville aux cents tours » le fêter.

Je retrouve Alice, Tatiana, Stéphanie, Petra et Alexandra à l’aéroport pour partir. Je sens Petra songeuse et me dis que c’est normal, son mariage, dans deux semaines, doit la rendre comme ça…

Petra est une jolie blonde aux jambes interminables, drôle, qui travaille dans l’art et qui a rencontré son futur mari lors d’une vente aux enchères. Elle et moi pouvons parler de tout sans que l’on se sente mal à l’aise. Elle est originaire du pays de l’Est dans lequel nous allons passer le week-end, mais ça fait quelque temps qu’elle n’y est plus retournée.

Alexandra est psychologue, c’est la plus délurée du groupe. Elle est brune aux yeux marrons et change de look selon son envie du moment plusieurs fois par année. C’est la copine avec laquelle je partage mon amour pour la nature et la poésie. C’est aussi celle qui m’envoie souvent des vidéos de chats tout mignons. Elle est célibataire depuis peu et crée des liens avec des gens très vite.

Tatiana est la fille la plus zen au monde, elle est peintre et s’intéresse à plein de trucs en même temps. Elle est rousse, se coiffe presque tout le temps avec des tresses et a plein de taches de rousseur qui font ressortir ses beaux yeux verts. Elle est célibataire depuis des mois et l’amour, selon ses dires, ne pourrait que venir détruire tout ce calme qu’elle s’est construit, alors elle s’en passe. Elle et moi partageons la passion pour les blagues et les jeux de mots.

Stéphanie était ingénieur avant de se reconvertir et devenir prof à Ste Anne, une école catholique. Elle a reçu une éducation « à l’ancienne », très religieuse. Elle n’est pas très ouverte d’esprit vis-à-vis de beaucoup de choses. Je l’adore, mais à force de la voir faire le signe de croix à chaque fois que je parle de toi et d’à quel point tu me plais, ça nous a éloigné… et pas qu’un peu. Pour elle, tu es le diable personnifié et tu m’emmènes vers le chemin de la luxure et la perdition. Je lui répète à chaque fois en rigolant que si c’est le cas, j’irai avec grand plaisir brûler en enfer avec toi, ce qui ne l’enchante pas. Elle est célibataire depuis des années, par choix. Elle est grande, très mince, a les cheveux noirs et les yeux marrons. Celle avec qui elle s’entend le mieux, c’est sans doute Tatiana avec qui elle a de nombreux points communs.

Alice, c’est celle avec qui je m’entends le mieux, elle ne me juge jamais et dès que nous nous sommes rencontrées, il y a eu un coup de foudre amical. On peut discuter sexualité très ouvertement et à chaque fois qu’on voit un sextoy un peu drôle ou spécial sur internet, on en parle. Il n’y a pas beaucoup de sujets que je n’oserais pas aborder avec elle. Une fois, complètement bourrées, on s’est embrassées et nous ne l’avons jamais raconté à personne. Elle est en couple libre depuis 3 ans et je la trouve super jolie. Elle est brune avec de jolies formes, sait s’assumer et profiter de la vie. Elle a plusieurs cordes à son arc et adore ce qu’elle fait.

Nous atterrissons alors que les nuages sont bas et gris. Je me sens mouillée et j’ai conscience que c’est de ma faute, car j’ai pensé à toi pendant tout le trajet. En plus, j’ai vu un mec porter un jean très semblable à celui que tu portais à notre premier rendez-vous, je n’ai pas pu arrêter de penser à tes belles fesses et à quel point tu le portais bien mieux. J’essaie de te chasser de ma tête, mais je n’y arrive pas. Je demande à Petra de m’apprendre à dire « Salut » dans sa langue maternelle quand je reçois un message de ta part. Tu me demandes si je suis bien arrivée. Avant de te rencontrer, j’attendais toujours au moins 20 minutes avant de répondre aux messages pour ne pas paraître trop accro, mais j’ai arrêté ce petit jeu depuis que je t’ai connu, car je ne veux pas feindre quoi que ce soit avec toi. Je suis éprise de toi et je ne vois pas le problème tant que ça reste à double sens. Je te réponds que oui avec plein de smileys contents. Tu me demandes si je pense à toi. Je te dis que je n’arrête pas et que mon string est la preuve que je ne suis pas en train de mentir. Petra me voit très intéressée par mon téléphone, alors que nous attendons les valises. Je lui fais un sourire presque niais et elle me lance un regard qui voulait tout dire. Alexandra, Alice et Tatiana sont assises plus loin. «  Tu pourrais un peu oublier ton téléphone, non ? Rappelle-toi pourquoi on est ici. » me lance Stéphanie en levant les yeux au ciel en signe d’agacement. Quand je regarde à nouveau mon téléphone, j’avais 4 messages de ta part. J’essaie de me contenir pour ne pas regarder de suite mais c’est plus fort que moi. Je lis tes messages : « Comment ? », « Tu peux m’envoyer une photo pour voir ? », « Beaucoup ? » et « J’ai vraiment trop envie de toi toute entière et te caresser pendant des heures entièrement nue sur le lit. » Avec ce dernier message, j’ai compris que tu étais dans le même état que moi et ça m’excitait beaucoup. En marchant vers la sortie, je remarque que je ne peux plus te répondre, car mon téléphone s’est éteint, à croire que Stéphanie est une sorcière !

On sort de l’aéroport où un van nous attend. Alors que ça fait 5 minutes à peine que nous venons de partir, il commence à pleuvoir. Nous l’avons échappé belle. Nous arrivons à l’hôtel et on nous donne la « Tower Suite » qui est composée de 2 chambres, chacune avec 1 lit double et 1 lit simple. Moi ce qui a éveillé ma curiosité naturelle est le fait d’avoir entendu le mot jacuzzi pendant le check-in, à supposer que ça veuille bien dire la même chose dans toutes les langues. Nous prenons l’ascenseur jusqu’au 4ème étage. Pendant qu’elles parlent du vol, du climat et même de nourriture, je pense à la dernière fois où tu étais en moi, je pense à ton regard… On descend de l’ascenseur, on arrive devant la chambre 455 et, dès que nous entrons, je me dis que j’aimerais que tu sois ici avec moi, je cherche puis trouve assez rapidement le chargeur que je connecte histoire de pouvoir te répondre plus tard. Je pense à tes beaux yeux quand je vois qu’elles ont déjà choisi leur place dans chacune des deux chambres. Il ne reste que le lit double dans une des chambres à partager avec Stéphanie. Je me couche sur ma partie du lit quand je me dis que ça ne peut pas être aussi mauvais que ça en à l’air. Je vais à la salle de bain, histoire de voir si vraiment il y a un jacuzzi et effectivement, il y en a un d’angle. Mon téléphone est dans ma main et je reçois un appel de ta part, ferme rapidement la porte car ce jacuzzi et mon envie de toi me donnent trop d’idées. Je décroche et tu me demandes : « Je te dérange ? J’étais un peu préoccupé, car je n’ai plus eu de tes nouvelles ». Je te dis qu’en sortant de l’aéroport, je n’avais plus de batterie, que je n’ai pu le charger un petit peu qu’en arrivant à l’hôtel, que le temps est gris et même qu’il pleut. Tu me lances : « Si c’est pour que vous ayez ce temps « magnifique », j’aurais préféré que tu restes avec moi ! » Puis tu ajoutes : « Surtout en sachant à quel point tu adores les enterrements de vie de jeune fille. » Je te sussure : « Shhhhh ! » comme si quelqu’un pouvait entendre ce que tu disais. Tu rigoles pendant que je me rappelle le moment exact où je t’ai raconté à quel point ce genre d’événement me paraissait ridicule et que si un jour je me mariais, jamais je n’en aurai. C’est la vérité, mais pour mes copines, je peux faire des compromis, surtout pour Petra qui a toujours su être une super amie et pour Alice qui s’est donnée beaucoup de mal à tout organiser. Soudainement, tu me demandes si je suis toujours mouillée. Doucement, je touche mon sexe après avoir levé ma jupe et je te réponds que oui. Tu me dis que tu es dur, rien qu’en me parlant, rien qu’en entendant ma voix chaude, mes envies et savoir que je mouille pour toi. Je commence à gémir doucement, je t’entends t’agiter et te demande faussement naïve ce que tu fais. Tu me dis faire la même chose que moi et je te chuchote que mon clito est de plus en plus gonflé, rien qu’en imaginant que c’est toi qui le caresse. Je t’entends super excité et ça me donne envie d’aller plus loin alors je commence à me doigter, de plus en plus fort quand tu me dis de t’imaginer derrière moi et de me cambrer. Je me mords la lèvre car j’ai trop envie de crier. Je ferme les yeux et me laisse aller, quand j’entends Petra toquer à la porte. J’ai juste le temps de baisser ma jupe avant qu’elle rentre. Je me lave les mains un peu grognon en pensant à toi et au fait que nous sommes tous les deux restés sur notre faim. Même à distance, je n’arrête pas d’avoir envie de toi, je mouille pour toi, je suis ta salope, il n’y a aucun doute. Je reçois ton message d’incompréhension : « ????. » Je t’explique ce qui s’est passé et te demande de comprendre la situation. Tu me réponds que tu comprends, vas m’attendre, as envie qu’on ait du plaisir ensemble et cela même à plusieurs kilomètres de distance. Petra nous parle du changement de programme dû à la météo, on va toutes rendre visite à sa « babička » (sa grand-mère). Les retrouvailles sont très émotives et Petra verse même quelques larmes. Nous retournons à l’hôtel pour nous changer après ce moment d’émotion et Alice nous prévient : « robe sexy obligatoire ! » Je check mon téléphone que j’avais laissé à l’hôtel et je vois tous tes messages. Je m’empresse de te raconter que nous allons sortir, que c’est tenue sexy obligatoire. Je commence à me changer. Je venais de mettre les sous-vêtements après la très rapide douche quand je reçois ton message et j’ai dû m’y prendre à deux fois pour être certaine d’avoir bien compris ce que tu me demandais : « A défaut de pouvoir me répondre rapidement, je veux être en toi, enfile le plug transparent qui ne te quitte jamais. » Sans trop réfléchir, je le sors du sac en velours noir, m’exécute et après avoir l’avoir nettoyé, je l’insère en moi. Je ne sais pas trop quoi attendre de la soirée, mais je vais continuer à me préparer. Je mets une robe assez moulante, courte sans qu’elle soit indécente, de couleur rouge qui est assortie avec les sous-vêtements que j’avais mis plus tôt.

Nous descendons pour partir quand Alexandra demande au groom de nous prendre en photo devant la grande porte d’entrée tout en or de l’hôtel. Je la poste sur mon Instagram, car je nous trouve resplendissantes, mais surtout heureuses d’être ensemble. Alice nous explique qu’avant d’aller à l’endroit secret, on va s’arrêter manger un petit encas. Il n’aura pas fallu longtemps et, alors que je commandais ma gaufre chocolat-chantilly, je reçois ton message : « J’avais déjà très envie de toi mais maintenant que j’ai vu ta robe, je suis encore plus dur, je voudrais tellement te la relever et t’arracher ton string !! Est-ce que je suis en toi ? » je te réponds que oui, il est bien en place et il me fait mouiller abondamment. Tu me rétorques : « Si ton string est vraiment mouillé, retire-le, tu seras plus à l’aise 😈😆 » Je te réponds : « cap », alors que je suis en train de finir de manger et que je sais que j’ai du chocolat partout autour de la bouche. Je profite de ça pour aller aux toilettes et me nettoie le visage, alors que je fais glisser en même temps mon string le long de mes jambes. Je le mets dans mon sac, fais une photo et sur le cliché on aperçoit qu’il y a ma cyprine abondante qui a coulé dessus. Je te l’envoie pour que tu voies que j’ai assouvi ton désir et que je crève d’envie de toi. Avant de quitter les toilettes, je retouche le maquillage de ma bouche et rejoins les autres.

Nous arrivons au lieu surprise d’Alice et nous rigolons toutes, mais le plus drôle, c’était la tête de Stéphanie qui, je pense, aurait préféré disparaître… Nous poussons la porte de l’établissement et on se retrouve face à des chippendales peu habillés. C’est la première fois que j’en vois et les filles aussi, sauf Alice qui en avait déjà vu une fois. Mon téléphone vibre et ça n’a pas été une surprise de voir que c’était toi, mais en revanche quelle surprise j’ai eue en voyant la photo que tu venais de m’envoyer de ta queue bien dure, avec ton gland rouge bien gonflé, les veines apparentes. Ça se passait de mots et en plus, voir l’effet que je te procurais me rendait folle et encore plus mouillée. Alice, contente d’elle, vient me voir et, croyant que mon état fiévreux était dû aux chippendales, me demande de calmer mes ardeurs. Si seulement elle savait que c’était à cause de toi que j’étais comme ça, mouillée et avec les tétons qui pointaient. On va s’installer autour d’une grande table, je n’ai même pas le temps de goûter aux cocktails que je sens une présence derrière moi et entends Stéphanie crier comme si on la tuait. Quelle ne fût pas ma surprise, en me retournant, de voir 2 chippendales danser derrière Stéphanie et moi. Celui derrière moi est plutôt grand, le visage poupin. Celui derrière Stéphanie est plus petit et a le visage méditerranéen et très coquin. Je vois les filles éclater de rire et Alexandra se lever pour immortaliser le moment. Je peux enfin boire mon cocktail, alors que je les vois continuer leur tournée vers les autres tables, quand je reçois un message de toi qui me surprend et que, dans un premier temps, je ne comprends pas : « J’ai beau être en toi, ça ne t’empêche pas de sourire aux autres hommes 😒 ». Je ne comprends pas, mais je ne vois qu’une explication. Je tire Alexandra de ses fantasmes avec les gogo danseurs pour lui demander si elle avait posté les dernières photos qu’elle avait prises. Elle me le confirme, elle le devait, la tête de Stéphanie était trop mémorable. Je te réponds qu’il n’y a que toi qui me fais mouiller. Tu me rétorques que tu n’as pas du tout envie que je mouille, là tout de suite.

Je comprends alors que tu es jaloux et ça me plaît. Comme je suis joueuse, ça me fait sourire et j’ai quelques idées derrière la tête pour te rendre fou, la soirée ne fait que commencer…

(la suite la semaine prochaine)

8 commentaires sur “Acte IX : Quand la distance les met à rude épreuve (Partie 1)

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    1. Cher Tom,

      Je suis heureuse que tu adoooooorrreeees 😆

      La suite a déjà été publié.

      Bien à toi,

      Lady Annia

  1. Une très belle histoire toujours autant passionnante. On y retrouve un doux mélange d’érotisme et de sexualité. On arrive très bien a se sentir dans l’histoire et non au dehors tellement les détails sont intéressants. Bravo Lady Annia. Hâte de découvrir la suite.

    1. Cher Gonthier,

      Tout d’abord merci beaucoup de me lire !
      Je suis surprise, effectivement il y un mélange d’érotisme et sexualité, mais il ne faut pas oublier la sensualité, qui est à mes yeux, tout aussi importante.

      La suite a été publiée.

      Bien à toi,

      Lady Annia

  2. Vous avez le talent de nous faire vivre vos histoires comme si nous vous accompagnions.
    Ce qui semble annodin ressort toujours comme une experience à la fois sensuelle, joueuse, savoureuse sous votre plume.
    Tellement hâte de lire la suite…

    1. Cher petit panda,

      Merci pour ton message !
      Je suis ravie qu’il t’ait plu, vraiment.
      J’ai publié la suite , que j’espère te plaira tout autant.

      Bien à toi,

      Lady Annia

  3. Bonjour intrigante Lady Annia.
    Encore un texte excitant. J’aime beaucoup ce jeu à distance. Les petits gages qu’elle doit faire pour lui (photos, enlever string,etc) sont très excitant. J’aime que l’on puisse sentir leur complicité à distance.

    Merci pour ce nouveau texte.

    Orgasmik Boy

    1. Cher Orgasmik Boy,

      Je t’en prie !
      La distance n’est point un frein pour que la complicité puisse se ressentir, la preuve dans cette histoire…
      Merci pour ton com 😉

      Bien à toi,

      Lady Annia

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par Anders Noren.

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