Acte VIII : Quand un week-end anodin devient mémorable (Partie 3)

Je te demande : « Qu’est-ce qu’il y a dans la malette ? » en la regardant du coin de l’œil, un poil crispée.
Tu prends mon visage entre tes mains et en me regardant dans les yeux avec amour, douceur et bienveillance, tu me dis : « Ne t’en occupe pas, fais-moi confiance, on va découvrir tout ça ensemble. » 
Je respire bruyamment une dernière fois, comme si avec cette expiration j’essayais de balayer mes appréhensions.

Tu mets ta langue dans ma bouche pour juste après commencer à jouer avec elle sur mon cou et mon oreille gauche. Tes mains caressent mes jambes. Ma peau est très sensible, tu le sais et tu en joues. Je ressens l’envie première de rire à cause des chatouilles provoquées par tes mouvements répétés ainsi que par l’air qui rentre par la fenêtre et qui fouette ma peau doucement mais, il n’y a pas que ça, je ressens aussi mon envie de toi monter, cette envie folle mélangée à l’excitation de ne pas pouvoir bouger, d’être à ta merci, de n’appartenir qu’à toi. J’essaie de me contrôler alors je gémis très doucement et je sens ta bouche descendre sur mes seins pendant que tes mains ouvrent mon soutien-gorge qui se ferme par devant. Tu n’as pas idée à quel point j’ai envie de prendre tes cheveux avec mes mains, d’appuyer ta tête sur mes seins et te voir les lécher encore et encore, avidement. Tu joues avec mes tétons, les aspires, les mordilles et les tètes. Tu me connais depuis un moment maintenant et tu m’as cerné, tu sais qu’attachée comme ça je ne peux pas, pour la première fois de ma vie, fixer mes propres règles ni même échapper au plaisir suprême que le fait de toujours vouloir garder un certain contrôle me privait.

Pendant que je te vois ouvrir la malette, je me dis que j’ai beaucoup de chance que nos routes se soient croisées sur ce tchat miteux. Après avoir eu cette romantique pensée, je reviens au présent et j’essaie de voir ce qu’il y a dans la malette, mais tu l’as mise de façon à ce que même si je lève la tête au maximum, je ne puisse rien voir. Je commence à stresser un peu de ne pas savoir ce qu’il y a dedans. Je retiens ma respiration quelques secondes, alors que je te vois hésiter sur ce que tu aimerais prendre en premier. Peu après, tu sors un plug en verre que tu me montres et que j’approuve du regard sans rien dire.  Avec tes doigts tu mets mon string de côté, sors du lubrifiant à base d’eau et en mets sur le plug avant de l’insérer en moi. Tu me fixes et vois l’expression de mes yeux changer. Il est froid, mais ça me plaît. Je ne peux pas faire semblant avec mon regard, tu m’as touché en insérant le plug, tu sais que je mouille pour toi et je n’ai même pas besoin de te toucher pour savoir que tu es dur pour moi. Tu commences à l’appuyer et à jouer avec, je gémis de plus en plus fort, me tortille dans tous les sens. Je me sens comme Samson sans sa chevelure, privée de ma force la plus grande, de ma partie animale, de ma liberté, de tout ce que je suis, de moi. Les seules choses qui me permettaient de rester sereine étaient le fait de vivre cette expérience avec toi, de voir dans ton visage, tes mouvements et ton regard, le plaisir qui te parcourait en me sentant m’abandonner à toi.

Le deuxième objet que tu sors de la malette est un bâillon rouge avec une sangle noire. Tu as un regard espiègle, alors que tu me le montres et me demandes si je veux dire quelque chose avant que tu me le mettes. Je te réponds que je suis heureuse de partager ce moment avec toi, tu me caresses le cou pendant que tu me dis que c’est une belle découverte commune que l’on est en train de faire, puis sans autre préambule tu me bâillonnes fermement. La première chose que je tente de faire est d’essayer de parler, mais je me rends bien compte qu’il n’y a que des bruits bizarres qui sortent en lieu et place des mots. Je m’arrête assez rapidement car je sens que l’air me manque, bien que j’ai pleine conscience que le bâillon n’est pas assez profond et que cette sensation est surtout le fait de me rendre compte que j’ai de moins en moins de contrôle.

Tu sors un gode rose du côté droit de la malette et tu me le montres. Tu mets ce jouet entre mes seins et me dis de le sucer après avoir desserré puis baissé le bâillon de quelques centimètres. Tu le places juste devant ma bouche et commences à faire des va-et-vient avec. J’essaie de m’appliquer en le suçant bien, quand sans crier gare, tu l’as retiré de ma bouche, m’as remis le bâillon et as commencé à faire des va-et-vient, mais cette fois-ci dans mon sexe. Je mouille de plus en plus et ça m’excite énormément de voir comment tu regardes le jouet me posséder encore et encore, comment avec tes doigts tu prends ma cyprine et tu les lèches jusqu’à ce qu’il n’en reste rien. Tu continues et j’aimerais crier très fort en bougeant mon bassin pour te montrer à quel point tu me rends folle de désir, à quel point j’en voulais plus, mais à la place il n’y a eu que des petits bruits bizarres, pas du tout excitants ni même compréhensibles. Tu souris comme jamais auparavant, comme si tu étais à ta place ou comme si vivre ce moment avec moi était ce dont tu avais toujours eu besoin. Je souris parce que je commence à prendre goût à ne pas avoir le contrôle, mais aussi, parce que ça m’était impossible de ne pas sourire en te sentant si bien.

Tu ouvres la malette pour la cinquième fois je crois, à vrai dire je n’en sais rien et je commence même à oublier comment je m’appelle, quelle heure il est, mais je m’en fous ! Tu parais dubitatif quant à me montrer ce qu’il y a dans ta main, mais tu finis par le faire et me regardes, anxieux de voir ma réaction. Au moment où j’ai compris ce que c’était, j’ai perdu mon sourire et j’ai cherché ton regard un peu paniquée. Je te dis : « J’ai peur, s’il te plaît, non » avant de me rendre compte, en voyant ton air d’incompréhension et en entendant les sons bizarres qui sortaient de ma bouche, que tu ne pouvais pas me comprendre. Tu approches ta tête de la mienne, me dis que ça va aller, me demandes de te faire confiance et me bandes les yeux.  C’est un bandeau classique avec un élastique derrière, mais il est de bonne facture. Je ne peux pas distinguer les changements de luminosité et ne vois rien du tout, c’est le noir complet ! Je ne me suis jamais sentie comme ça avant, je panique vraiment. Je sens mon cœur battre la chamade, ne pouvant ni bouger, ni crier ou même voir ce qui se passe autour, mais ce qui est plus grave encore, c’est que je ne peux même pas voir tes yeux qui illuminent tous les chemins.

J’entends un bruit de moteur tout près de moi, j’essaie de faire le vide dans ma tête, mais ce n’est pas facile car je l’entends de plus en plus fort et je sens cet objet arrondi toucher mon clito bien mouillé et dur. Je ne sais pas ce que c’est, mais c’est délicieux, ça me donne tellement envie de venir sur toi et te chevaucher jusqu’à que l’on devienne fous tous les deux. Je suis de plus en plus mouillée, sens mes jambes dégouliner et toi qui alternes ce jouet avec tes doigts experts que tu insères de plus en plus fort en moi.  Je sens que tu les retires, je reste sans bouger car je ne sais pas du tout à quoi m’attendre et quel sera ton prochain mouvement. Je sens tes mains tenir mes jambes et la pointe de ta langue titiller mon sexe. Je sens aussi l’air qui rentre par la grande fenêtre de gauche ce qui fait descendre un petit peu la température de mon corps. Je te sens appuyer de plus en plus ta bouche sur mon clitoris pour que je ressente un plaisir brut, fort et absolu. J’essaie de bouger un peu mon bassin pour venir rejoindre ta bouche, mais avec les jambes autant écartées, je n’arrive pas à le faire longtemps.  Tu continues à me lécher, alors que je sens que tu pousses mon plug avec tes doigts. Petit à petit, presque sans me rendre compte, je n’arrive plus à réfléchir à quoi que ce soit. Mes jambes tremblent, je crie de l’intérieur, sens tout mon corps se mettre à convulser et j’atteins le sommet du plaisir, grâce à toi !

Je me demande ce que tu vas faire maintenant, alors que je t’entends descendre les escaliers. J’essaie de bouger pour me détacher, mais je n’y arrive pas, pas même un petit peu.  Une ou deux minutes plus tard, j’entends un soupir près du lit et j’ai su que tu étais de retour. Je te sens me caresser, faire un bisou sur mon nombril et mettre un truc métallique très fin sur mon clito, me faisant crier « aïe » dans ma tête, vu la sensibilité qu’il a en ce moment même, après l’orgasme. Je me demande ce que ça peut être et semblant lire en moi, tu me dis que c’est une pince clitoridienne. Ça me donne le nom, mais n’en ayant jamais vu une, je ne peux pas me la représenter. Plus les minutes passent, plus je la sens, mais moins la douleur me dérange. Je sens ton sexe tendu caresser mon clitoris gonflé, ton corps est de plus en plus collé au mien quand je sens ta respiration proche de mon oreille droite, tes lèvres sur mon cou, t’entendant dire clairement et sensuellement : « Tu es ma pute bébé, MA pute. » Et là, toute douleur que je pouvais ressentir au clito ou ailleurs est partie comme par magie tout comme l’engourdissement que je commençais à ressentir aux bras.

Je t’entends ouvrir la malette encore une fois et je n’ai plus peur, j’ai envie de tout avec toi, tu as su m’apaiser entièrement. Tu me titilles les seins, me dis qu’ils sont beaux, les lèches et je sens ton sexe bien dur, le gland mouillé contre le haut de ma cuisse. Tu te mets à bouger et commences à m’effleurer avec ce que je devine être un fouet. Je sens l’odeur du cuir passer, les lanières ni trop larges ni trop étroites caresser ma peau et je vibre de l’intérieur. Mon sexe me fait mal tellement j’ai envie de toi et je sais que ça n’a rien à voir avec la pince, car là, je te veux juste en moi, de toutes les manières. Avec le fouet tu finis de me caresser les pieds quand je sens que tu rallumes le jouet de tout à l’heure. Tu tires sur la pince qui est bien accrochée sur mon clito qui a gonflé depuis tout à l’heure et qui me brûle. Je me dandine dans tous les sens pour t’empêcher d’y poser le jouet, mais c’est exactement ce que tu fais. Je commence par avoir les larmes aux yeux, mais petit à petit ça devient très agréable. Je gémis même si, avec le bâillon, le bruit semble imperceptible.

J’ai un deuxième orgasme, celui-ci plus fort et rapide que le premier, je ne l’ai même pas senti arriver tellement toutes les sensations étaient poussées à l’extrême, c’était incroyablement bon. Je sens tes doigts pincer mes tétons déjà bien durs et ton sexe rentrer en moi avec hargne, alors que tu tenais mes hanches avec tes mains de façon passionnée. Tu enlèves mon bâillon et me dis que mes gémissements t’ont trop manqués ! Je n’ai même pas le temps de te dire quoi que ce soit que tu mets un doigt dans ma bouche et tu continues à me pénétrer fort. Je lèche ton doigt quelques instants avant de me laisser aller complètement et gémir encore et encore, plus fort, à la folie. Tu fais des mouvements énergiques dans mon sexe, j’adore cette façon de me faire sentir entièrement à toi.  Je suis proche d’un nouvel orgasme, je le sens, crie mais tu t’arrêtes et je me demande ce qui s’est passé. Tu tires sur mon plug qui est bien enfoncé en moi tellement tu l’as poussé. La première fois, tu n’y arrives pas. Tu réessayes et non sans difficulté, tu l’enlèves.Tu le remplaces par ton sexe gonflé et poses sur mon clito le jouet arrondi encore éteint. Tu commences à bouger lentement en moi, comme si tu prenais le temps de déguster un très bon whisky et tu allumes le jouet qui commence à vibrer sur mon « bouton. » Je gémis fort et pour la première fois de ma vie, je ressens un plaisir sans égal, qui me traverse la colonne vertébrale, les pieds, le cou et jusqu’à la pointe des cheveux. Les sensations sont beaucoup plus fortes car je ne peux pas les contrôler et ne pouvant pas voir, je les ressens de manière beaucoup plus puissante ! Je t’entends, après de longues minutes de passion pure, jouir et remplir mes fesses, alors que le jouet continuait de fonctionner sur mon clito. Je me sens partir dans « notre nuage » et un jet jaillit de moi comme jamais auparavant. Tu arrêtes le jouet, me détaches les poignets ainsi que les chevilles, m’enlèves le bandeau et me prends dans tes bras longtemps, très longtemps.

Quand on se lève du lit ensemble pour aller à la douche, je découvre sur le duvet le jet que j’avais senti jaillir de moi et je suis surprise car je mouille beaucoup en temps normal, mais qu’un jet jaillisse comme ça de moi, c’était bien une première. Dans la douche tu me savonnes avec énormément d’amour et je fais de même.

Après s’être habillés, nous descendons dans la cuisine et tu nous sers du jus de fruits. On parle des moments vécus, de cette expérience et tu m’expliques que tu as adoré découvrir tout ça avec moi. Je te dis que c’est pareil pour moi et vais même plus loin en te disant que j’avais toujours eu envie d’essayer ça, mais que si je n’étais pas passé à l’acte c’était parce que je t’attendais. Tu me prends dans tes bras et me demandes si j’ai encore mal quelque part. Je te dis que non, que je n’ai plus mal nulle part, que la douche a su apaiser chacune de mes douleurs. Tu me caresses les cheveux et me dis de te le dire si jamais ça arrivait, car tu as acheté une pommade spéciale pour me soulager. On monte dans la chambre, on se couche sur le lit et tu t’endors dans mes bras alors que je te récitais l’un de mes poèmes préférés.

À mon réveil, je te vois dormir à poings fermés et puisque notre vol de retour est tard aujourd’hui, je te laisse dormir encore un peu. Je descends au jardin respirer un peu d’air pur, mais assez rapidement les insectes m’empêchent d’y rester. En rentrant, mes yeux s’arrêtent sur la piscine, dont je touche l’eau pour connaître la température et elle me fait très envie. N’ayant pas pris de maillot avec moi et profitant du fait que personne ne pouvait me voir, je décide de suivre mes envies, j’enlève ma robe et, toute nue, je fais quelques longueurs.

Plus d’une demi-heure s’était passée quand je te vois descendre portant le peignoir que j’avais laissé sur le lit. Je me dis que tu dois sûrement aller à la cuisine manger un petit truc, sachant que moi-même je commençais à avoir faim, mais je te vois arriver jusqu’à la piscine en courant les trois derniers mètres et faire une bombe. Dès que tu sors la tête de l’eau, tu m’embrasses. Tes premiers mots sont : « Bon matin ! » Je t’embrasse sans piper mot et après je te lance un très jovial bon matin en m’agrippant à ton cou. On passe un bon moment dans la piscine, faisant quelques longueurs ensemble, mais assez rapidement, on se chamaille comme des enfants pour rigoler et on décide d’en sortir.

On s’assoit sur le rebord de la piscine, les pieds dans l’eau et on parle de la soirée d’hier. Je te raconte à quel point le fait d’avoir certains sens que je ne pouvais utiliser était fou, cela rendait les autres beaucoup plus en éveil. On commence à s’embrasser et ça dégénère, mais cette fois-ci pas de façon passionnée. Tu me fais l’amour juste à la sortie de la piscine, à côté de la véranda. Ta façon de me toucher et de m’embrasser, n’avait rien à voir avec ce que nous avions fait la veille. Cela me rappelle plus la manière dont nous l’avions fait chez ta sœur : avec tendresse, douceur, mais surtout beaucoup d’amour, en prenant tout le temps du monde comme s’il nous appartenait. Quand on finit, tu me prends les mains et on se regarde tendrement. Je me blottis dans tes bras et te caresse le dos encore et encore. Tu approches ton nez de ma tête et sens mes cheveux, colles mon corps avec le tien et me fais un doux baiser sur le front. Tu me dis qu’à la cuisine, il y a une petite surprise pour moi si je veux bien y aller.

On fait la course et tu arrives avant moi. Je suis mauvaise perdante, mais tu arrives à me faire sourire en me disant que les mauvais perdants n’ont pas le droit à des surprises. Tu me dis de fermer les yeux et je te réponds : « Ah non, pas encore. »
Tu glousses et me rétorques : « Allez, fais-le pour moi, c’est promis, ça ne durera même pas une minute. »
Je me couvre les yeux avec mes mains et 20 secondes plus tard tu me dis : « voilaaaa, tu peux les ouvrir! » Dès que je les ouvre, je vois un verre de jus d’orange et tu me dis l’avoir pressé tôt ce matin car tu n’arrivais plus à dormir.

Comme c’est presque midi, je te demande si tu voudrais que je prépare une pizza, car je me dis que c’est plutôt une bonne idée en raison des ingrédients qui se trouvent dans le frigo. Tu me dis « ouiiiii » et me demandes si je veux de l’aide. Je te réponds que non, mais que par contre j’aimerais beaucoup que tu me montres les jouets et accessoires qu’il y a dans la malette, afin que je puisse mettre une image sur les sensations qu’ils m’ont procurés. Tu es d’accord et m’embrasses avant de monter préparer tout ça pendant que je fais ce succulent repas.

Vingt minutes plus tard, tu descends avec la malette. La pizza que je nous avais préparée était encore au four.
Tu me dis : « On fait ça après manger d’accord? » en me signalant avec la tête que tu as laissé la malette devant la porte de la cuisine.
Je te réponds : « Oui, parfait. » 
Je sors la pizza du four, la pose sur la table et te dis que je n’ai pas trouvé la roulette à pizza. Tu me rétorques qu’il n’y en a peut-être pas, je te sens pensif et tu ajoutes : « Mais je pense avoir LA solution. »
Tu ouvres la malette et en sors un instrument de torture fait entièrement de métal que tu n’as pas utilisé hier, me semble-t-il. Il ressemble à une mini roulette à pizza. Je te regarde dubitative et tu me dis : « Il s’agit d’une roue de Wartenberg selon la liste d’accessoires, je ne l’ai pas utilisée hier car j’avais peur de te faire mal et je n’ai pas encore pris le temps de comprendre à quoi ça sert. »
Je te réponds : « Wow, je crois qu’elle, de suite, nous sera utile pour couper la pizza… même si ça ne me déplairait pas de l’ essayer une fois ! »
Je vois une plaquette sur le haut de la malette et te demande ce qui est inscrit. Tu y lis : « Rien n’est pervers et indécent quand entre deux personnes il y a une attraction insatiable… » signé Charles Bukowski.
Je te dis que cette citation me parle beaucoup. Tu coupes la pizza avec l’instrument que j’ai, depuis ce jour, appelé « la très petite roue de torture » et nous sers. On commence à manger quand tu me lances : « Il est très bon ce repas que tu as préparé ma cheffe cuistot ! J’ai sorti les olives, mais ne t’inquiète pas, je les mange toujours à part. »
Je te dis en rigolant : « J’ai plein d’autres talents que tu ignores tu sais », accompagné d’un regard libidineux et joueur qui voulait tout dire.
Tu me réponds enjoué et espiègle : « Je ne demande qu’à voir » en passant ta langue sur tes lèvres.
On finit de manger tranquillement, on prend une douche ensemble, on fait nos bagages et on range tout ce qu’on avait pu désordonner avant d’aller attendre le chauffeur devant la maison. Pendant ce temps, tu me promets qu’on reviendra une autre fois visiter tout ce que je voulais voir et bien plus encore, avant de finalement monter dans la voiture en direction de l’aéroport.

On prend l’avion de retour, on se sent bien, on a le sourire, on a plein de bons souvenirs que je vais chérir très fort pendant très longtemps. Pour moi ce week-end a été mémorable ! Je sens déjà dans mon cœur, dans nos interactions et même dans nos sourires qu’il nous a rendu plus forts, plus forts que tout ! 

On atterrit et de retour à la maison, je n’ai toujours pas de string sous mon pantalon…

8 commentaires sur “Acte VIII : Quand un week-end anodin devient mémorable (Partie 3)

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  1. Voilà qui interroge… qui intrigue… qui excite les sens…
    La privation sensorielle qui amplifie ceux disponibles…
    On ne pense pas au choses tant qu’elles ne sont pas exprimées mais voici aujourd’hui une histoire qui interroge…
    Je n’aurais pas pensé désirer être à sa place mais aujourd’hui Lady Annia, j’aimerais être à la place de cet homme 😉
    Merci pour ces mots et leurs force.
    J’ai déjà hâte de lire les prochains récits…

    1. Cher rêveur,

      La privation sensorielle est toujours très intéressante et excitante…
      Je suis heureuse que tu aies aimé cette histoire que j’ai adoré écrire.

      Bien à toi,

      Lady Annia

  2. Cette initiation au bondage que vous nous récitez, chère Lady Annia, est très bien pensée avec la découverte progressive de ce que contient la malette. Tellement vrai le « un sens de perdu, dix de retrouvés », même si j’exagère un peu 😀
    Et nous retrouvons toujours dans votre plume cette pointe d’humour. La scène de la pizza est amusante et je suis impatient de lire vos nouvelles aventures.

    1. Cher Cheloumi,

      Le bondage est une pratique que j’affectionne beaucoup et qui doit être pratiqué intelligemment…
      Merci de me lire !

      Bien à toi,

      Lady Annia

  3. Bonjour et merci pour ce texte Lady Annia. On ressent, dès le début du texte, les sensations qu’elle ressent à perdre le contrôle en devenant docile face à lui. Leur complicité est belle et cela leur permet de vivre des nouvelles expériences.
    J’adore les différents objets qu’il sort de la valise. Lorsqu’il lui mets le bandeau, on ressent ce plaisirs, entre panique et envie. C’est très excitant et je pense qu’on ressent les choses très différemment en ayant les yeux bandés. Toute cette scène est magique, lorsqu’elle jouit alors qu’il est en elle, j’adore comme tu décris son excitation et son plaisir.
    Très beau texte et belle fin d’histoire, on ressent vraiment leurs complicité dans chaque passage de tes textes.
    Merci pour cette superbe histoire en 3 partie, j’ai adoré.
    Orgasmik Boy

    1. Cher Orgasmik Boy,

      Ca faisait longtemps que je ne te lisais pas. Je suis heureuse de te revoir par ici et de savoir que tu as vraiment aimé cette histoire en 3 temps.
      Tout ce dont tu as parlé a son importance, et pour le bandeau, je te suis, les sensations ne sont pas pareilles.

      Bien à toi,

      Lady Annia

  4. Exquis ce mélange audace, expérimentation, découverte d’un côté et tendresse, romantisme et sensualité de l’autre.
    Votre plume est toujours aussi emoustillante. Ça reste élégant, classe. Zéro vulgarité. Tout ce que j’aime dans l’écriture érotique.
    Avec un effort d’imagination, on parvient à rentrer dans l’histoire et s’imaginer dans la peau de l’un des deux tourtereaux.
    Moi, en tout cas, par moments ça peut m’arriver.
    Continuez. Votre écriture est belle, Lady Annia.

    1. Cher Plaisir d’écrire,

      J’aime beaucoup les mélanges, sauf l’ananas sur la pizza (il y a des limités quand même !)
      Je suis plus que ravie que tu aimes ma plume, ça me fait très plaisir, merci beaucoup.
      Je vais continuer, promis !

      Belle journée 🙂

      Bien à toi,

      Lady Annia

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Thème : Baskerville 2 par Anders Noren.

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