Acte VIII : Quand un week-end anodin devient mémorable (Partie 2)

Tu me demandes si tout va bien, je te réponds « oui » avec un sourire qui était impossible à dissimuler. Tu viens et te mets à côté de moi, me prends par la main et me glisses à l’oreille, tout en regardant devant nous : « Est-ce que tu appréhendes un petit peu quand même ? »
Je te dis sans même prendre le temps de réfléchir : « Je te fais entièrement confiance donc l’appréhension est devenue excitation » avant d’ajouter : « Et quand j’ai vu ce lit si particulier, j’ai mouillé en imaginant tout ce que l’on pourrait faire dessus. »
Tu me complimentes sur la robe que je porte, elle est longue, de couleur pastel et tu me dis apprécier qu’elle soit si seyante et à quel point j’ai l’air si sage quand je la porte. Tu m’embrasses et montes petit à petit ma robe, ça semble durer une éternité, mais quand ta main arrive à mon entrejambe, tu parais surpris de constater au toucher que je porte un string. Je comprends ton étonnement, mais malgré tout te demande : « Que se passe t-il ? » alors que ta main droite caresse doucement mon sexe et ta bouche effleure la mienne.
Tu me lances : « Je suis surpris que tu en portes un aujourd’hui, car tu n’en avais pas hier et je dois avouer que ça m’excitait beaucoup. J’aurais sûrement pu m’y habituer. »
Je te rétorque presque aussitôt : « Hier, il n’y avait pas ta soeur… ».
Tu ne me laisses même pas finir ma phrase que je sens l’un de tes doigts me pénétrer, tu me dis sensuellement : « Il y avait seulement plusieurs centaines d’autres personnes ! »
Je rigole, car sincèrement, je n’avais même pas pensé à ça. Pour moi, il n’y avait que toi. Je sens un deuxième de tes doigts entrer en moi, alors que j’ajoute avec difficulté : « Tu imagines si on m’avait fouillée lors du contrôle de sécurité ? »
On rigole ensemble en imaginant la scène, mais nos envies sont trop présentes et on ne peut plus les mettre au deuxième plan. On arrête tous les deux de parler, tu retires tes doigts mouillés de mon sexe et les lèches en me regardant d’un air sérieux. Je sais que ça laisse présager que tu es en train de perdre le contrôle et ça m’excite beaucoup. Je t’embrasse pour partager ce moment et tu m’embrasses passionnément en retour. Tu me mords la lèvre inférieure, alors que tes mains tiennent mon visage, comme si tu avais peur que je parte. Tu enlèves ma robe et me pousses dans le lit, je te regarde, te tire la langue que tu saisis avec tes lèvres. Tu approches ton corps du mien, je sens la chaleur qui en émanent de partout et ton sexe gonflé pour moi. Tu essaies d’enlever mon string avec tes mains, mais je t’arrête aussitôt et te dis de l’enlever avec la bouche. Comme il est en soie, il n’est pas facile de le retirer de cette manière. Je te vois avoir du mal à le descendre, et sens ton impatience grandir ainsi que ton envie monter chaque seconde qui passe. Je te vois le fixer comme si c’était un obstacle à franchir, que tu défierais en pleine bataille mortelle. Tout à coup, je te vois me regarder avec un joli sourire espiègle. Je me demande pourquoi, lorsque je sens que je suis nue « en bas » et tu me montres, triomphant, mon string déchiré en deux. Je devrais sûrement ne pas être très contente de ce que tu viens de faire, mais sincèrement, j’adore ce côté animal chez toi, un animal qui a envie de me prendre sans tenir compte de tout autre chose que notre envie à tous les deux ! Je te vois regarder mon sexe nu et essayer de mesurer mon excitation. Tu me fais des baisers le long de mes jambes et quand tu arrives à mon entrecuisse, tu approches ta bouche, puis avec tes doigts, tu écartes mes lèvres. Ce faisant, je sens ma mouille couler dans ta bouche et combien ça t’excite de savoir que si je suis trempée comme ça, c’est toujours à cause de toi. Tu me manges avec envie et je gémis de plus en plus fort. J’avais presque oublié à quel point tu étais doué avec ta langue et tes lèvres. Je crie en tenant tes cheveux, alors que tu m’offres mon premier orgasme et que moi je ne peux plus retenir mon envie de ton sexe, de te sentir en moi, de toi. Je le regarde, il est dur, il me plaît et il est à moi. Je me lève et te fais comprendre sans un mot mon désir que tu te couches sur le dos. Je n’y peux rien, j’ai besoin de toi ! Dès que tu le fais, je m’empale sur ta queue bien raide et perds tout contrôle. Ma seule idée en ce moment est de te donner du plaisir, beaucoup, alors je vais de plus en plus vite. Je te vois te perdre dans les sensations et le désir et je m’y perds avec toi. On devient quelques instants des animaux, sauvages, libres et indomptables. On arrive ensemble à l’apothéose, tous les deux criant de plaisir et ayant, malgré cette jouissance, encore envie l’un de l’autre. Tu me tires contre toi pour qu’on se prenne dans les bras et dans lesquels je me blottis. Tu me fais un bisou sur les lèvres, un autre sur le front, puis tu me glisses à l’oreille : « Je suis désolé pour ton string »
Je te regarde, souriante et te dis : « Je te le rappellerai la prochaine fois où je tirerai un peu trop fort sur ta chemise ! », puis nous restons comme ça, l’un dans les bras de l’autre. Tu me caresses la nuque et le haut du dos du bout de tes doigts et on s’endormait presque, quand ton téléphone a commencé à vibrer. Tu me fais remarquer que ta soeur a déjà essayé de te joindre deux fois et je te demande de lui répondre, car c’est important que tu lui dises que nous sommes bien arrivés pour pas qu’elle se fasse du souci. Tu te lèves rapidement et mets ton short avant d’enfin répondre à ta soeur. Je l’entends te demander si nous sommes bien arrivés, et toi parler avec elle, alors que je remets la robe après m’être nettoyée. Je pense à sortir de la chambre, histoire de visiter la maison où nous logerons jusqu’à demain… à moins que tu aies préparé une autre surprise. Je t’indique avec la main que je vais faire le tour de la maison, mais tu me retiens. Deux minutes plus tard, tu raccroches avec ta soeur et me dis avoir voulu que je t’attende pour qu’on visite ensemble. Tu me préviens qu’il y a des zones en rénovation, mais je te rassure, je ferai bien attention.

Pendant qu’on découvre les pièces une à une, tu m’expliques que cette maison appartient à ton ami Yann.
Je te rétorque : « Qui ? »
Et tu me réponds : « Yann, l’ami qui a aussi une maison dans les Pyrénées. »
Je m’exclame : « Ahhhhh je vois, je ne me rappelais pas de son prénom ! »
et j’ajoute : « C’est super gentil de nous laisser y séjourner. »
Tu me demandes si je n’ai pas un petit creux et je te dis que oui. Les orgasmes partagés me donnent toujours faim et tu me réponds qu’à toi aussi. Nous sommes au salon et il nous reste encore à découvrir l’arrière de la maison, mais nous décidons de retourner à la cuisine et nous préparer un truc à manger avant de poursuivre. Quand nous avons ouvert le frigo, il était rempli et tu me dis que tu avais demandé à ce qu’il le soit pour ne pas qu’on perde de temps avec ça. Je sors de la salade verte, tu sors du maïs, du thon et plein d’autres bonnes choses, afin de nous préparer une très bonne salade composée. Pendant qu’on la mange, tu me demandes si j’ai hâte de tester le lit. Je te dis, en blaguant, que le lit on l’a déjà testé il y a peu, mais que oui, j’ai  hâte qu’on s’initie au bondage* ensemble. Je me rappelle quand on en avait parlé au téléphone, après notre premier rendez-vous à Annecy. On était d’accord sur le fait que les plaisirs pouvaient varier tant que les deux personnes se sentaient en confiance et en avaient envie. Je t’avais aussi confié mon amour des menottes depuis toujours, sans avoir jamais réussi à me laisser aller et permettre à quelqu’un de me menotter plus de cinq minutes. Tu me demandes si j’ai confiance en toi et  je te réponds : « Plus qu’en quiconque ». Tu parais satisfait de ma réponse. On mets les assiettes au lave-vaisselle et tu me tires par la main pour continuer notre tour de la maison. On trouve la troisième chambre qui est plus petite que les autres, on suit le long couloir et quand nous ouvrons la porte, nous sommes tous les deux surpris de voir une véranda avec piscine intérieure. Depuis cette pièce on voyait également le jardin. On fait le tour de la piscine et tu me taquines sur le fait qu’il y a des brassards pour enfant que je pourrais utiliser. Je ris jaune et te demande comment est l’eau. Dès que je te vois t’accroupir près de la piscine et te pencher pour y plonger ton bras, je trouve que c’est le moment parfait pour me venger en te poussant sans aucune pitié. Tu tombes vêtu d’un short noir et d’un t-shirt bleu clair qui combinait parfaitement à tes yeux. Tu me lances : « D’accord, je l’ai mérité, mais j’ai froid, l’eau est très froide. » Tu commences à sortir de l’eau par les escaliers, tu me tends ton bras pour que je t’aide. Je tombe dans le piège, au moment où je veux te saisir la main, tu attrapes la mienne et me tires dans l’eau avec toi. Mes cheveux et ma robe se collent à ma peau, tu souris satisfait alors que c’est pareil pour toi avec tes vêtements. Mes tétons pointent, tu t’approches et me caresses sur ma robe mouillée, je l’enlève et je la jette plus loin. Je t’embrasse, tu mets mes jambes autour de l’une des tiennes, on continue à s’embrasser et je te sens durcir tout près de moi. Tu commences à me doigter avec détermination en même temps que tu lèches mes seins, mes yeux sont à moitié fermés, je t’entends gémir et je gémis encore plus fort. Je t’enlève le t-shirt, ouvre ton short et te masturbe alors que tu continues à me doigter. Tu m’embrasses pour suffoquer mes cris qui étaient de plus en plus fort, je te sens jouir dans ma main et ayant un grand sourire aux lèvres, je me laisse aller à mon tour alors que tes doigts continuaient à faire des va-et-vient en moi. On sort de la piscine, on prends une douche presque sage et on fait une petite sieste en l’honneur des coutumes locales.

Au réveil, je te suce car, depuis l’autre jour, ça me manquait et que c’est une très belle manière, à mes yeux, de te montrer mon envie infinie de toi. Dès notre sortie du lit, nous sommes plus câlins et coquins qu’à notre habitude, ça doit être l’air du Sud. Tu me dis que dans deux heures nous devons être au restaurant où tu as prévu de m’emmener ce soir, je te demande pourquoi tu as fait la réservation aussi tôt et tu me réponds que c’est un restaurant spécial, un restaurant en permaculture, ce qui signifie que nous allons cueillir une partie de ce que nous allons manger. Je t’avoue trouver ça vraiment génial pour plein de raisons et tu me confies avoir hâte de découvrir tout ça avec moi. Je mets la robe en jean que tu m’as acheté l’autre jour, celle qui est extrêmement courte à mon goût, mais par-dessus je mets une longue jupe blanche, qu’on ne devinerait pas du tout que c’est un ajout pour cacher ce qui est à toi. Toi tu t’habilles avec un polo bleu roi et un pantalon gris, que tu portais à merveille. Nous avons passé un moment incroyable en marchant dans les rues de ce petit village de près de 200 habitants, sympathisant avec le couple âgé qui tient ce restaurant, goûtant à des spécialités locales tout en ayant cueilli des herbes, récolté des légumes et bu du bon vin de la région. 

Nous rentrons tranquillement, je suis éméchée, toi aussi et nous avons le sourire. Je suis heureuse de me retrouver là avec toi, même si j’ai failli tomber en me prenant les pieds dans la longue jupe. Tu me déclares te rendre compte que, loin l’un de l’autre, nous parlons beaucoup « avec des mots », mais que côte à côte, notre communication se fait autrement. Tu finis de prononcer ces paroles quand mon envie de toi se manifeste, je sens mes tétons pointer sous la robe. Je crève d’envie de toi et je sens que toi aussi à ta manière de me regarder. Je me tourne pour poser mon sac quand je te sens te coller à mes fesses. Tu prends mes seins en main, enlèves ma jupe ainsi que la robe et les laisses tomber par terre, me laissant habillée seulement de mes sous-vêtements. Tu me caresses le dos et les fesses du bout des doigts et tu m’attires vers toi. On s’embrasse et allons jusqu’à notre chambre. Tu parcours mon cou, me faisant mouiller de plus en plus, quand, d’un ton hésitant, tu me demandes : « Tu me fais confiance ? »
Je te réponds : « Oui, oui, ouiiiii, sans l’ombre d’un doute ! »
Tu m’embrasses et, très excitée, je te vois m’attacher les poignets puis les chevilles. J’essaie de ne pas le montrer, mais je tremble de l’intérieur et ma respiration s’accélère. Tu ajustes les sangles jusqu’à ce que je ne puisse plus bouger. Tu souris et je me sens pour la première fois entièrement à ta merci. Je sens ta respiration vers mon oreille quand tu me murmures : « La nuit va être très longue ! » et j’aperçois, à ce moment-là une mallette que tu poses sur le lit.

*Bondage : Le bondage est une pratique consistant à attacher son partenaire dans le cadre d’une relation érotique ou sexuelle, où l’un « contrôle » et l’autre « subit ».

(La suite et fin de ce week-end pas comme les autres est à découvrir la semaine prochaine 😈)

11 commentaires sur “Acte VIII : Quand un week-end anodin devient mémorable (Partie 2)

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  1. Impossible de rester de marbre face à cette lecture très chaude et qui fait monter la température partout très rapidement….
    Merci Lady Annia!!!
    La suite svp.

    1. Cher Erick,

      Merci pour ces jolis mots !
      Tu pourras lire tout bientôt la suite de cette histoire et savoir comment ce week-end s’est fini…

      Bien à toi,

      Lady Annia

  2. Lady Annia,
    Comme d’habitude, je suis impatient de connaître la suite de cette nuit et de découvrir le contenu de la malette!

    1. Cher Nicolas B.,

      Tu sauras bientôt le contenu de cette malette et aussi la suite de cette nuit qui s’annonce « piquante et chaude » 😈

      Bien à toi,

      Lady Annia

  3. Cher Yann,

    Je suis ravie que tu aies aimé cette suite plutôt chaude.
    Une belle coïncidence en effet…

    Bien à toi,

    Lady Annia

  4. Woah, l’évolution du désirs et de l’excitation de ce récit est très agréable. Et surtout cette fin, qui me donne une envie folle de connaître la suite. Cette dernière scène est tellement excitante, on ressent toute la relation de confiance entre eux et cette envie commune approfondir leur envie sexuelle.
    Merci Lady Annia pour cette suite. Tout le long de ce récit on ressent les liens de leur relation. Leur discutions et leur manière de partager leur émotions est très prenantes.
    Vivement la suite.
    Bisous
    Orgasmic Boy

    1. Cher Orgasmic Boy,

      Tout évolue… ravie que les liens de leur relation se ressente, ainsi que leur envie commune d’aller plus loin malgré la peur naturelle qu’on peut tout un chacun ressentir.

      Bien à toi,

      Lady Annia

  5. Une belle suite. La scène de la piscine est amusante et on garde son souffle pour la fin, surtout le fait d’avoir évoqué le côté animal de chacun. Je me demande donc quel côté ressortira de lui, maintenant que tu es à sa merci. J’en frissonne d’avance…

    1. Cher mgillieron80,

      Merci pour ton message !

      La suite et le dénouement de cette histoire très bientôt..

      Bien à toi,

      Lady Annia

  6. Lady Annia je vous remercie pour une si belle histoire, passionnante et chaude.
    Hâte de lire la suite.
    Votre tout devoué

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par Anders Noren.

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