Acte I : Quand une journée d’été devient humide

J’étais devant la porte du supermarché avec ma robe courte en jeans et mes sandales noires montantes, attendant l’ouverture et perdue dans mes pensées, me souvenant de notre appel d’hier, ce qui me donnait encore plus chaud en prenant en compte que la température était déjà bien estivale. Je venais d’entrer quand j’ai reçu un message de ta part me demandant comment j’allais…. je t’ai répondu « bien » en sachant que, malgré la fatigue qui découlait de nos conversations nocturnes et qui duraient jusqu’au petit matin, je me sentais bien.Je me demandais si on allait réussir à éviter le sexe comme sujet après l’appel d’hier, cet appel qui me troublait rien que d’y songer.

J’étais en train de prendre des tomates pour ma salade de midi quand j’ai commencé à ressentir les répliques des orgasmes que j’avais eus avec toi à distance. Je suis restée debout, ressentant le frisson parcourir mon corps de haut en bas, et sans tarder j’ai senti la chaleur m’envahir et ma vue se troubler. J’avais une grappe de tomates entre les mains et une dame d’une soixantaine d’années derrière moi m’a sèchement fait remarquer que du jus coulait par terre tellement je la serrais fort. J’aurais voulu m’en excuser mais je n’arrivais même pas à me retourner et je ne pouvais pas non plus lui répondre que le sol n’était pas le seul endroit mouillé, que ma culotte l’était tout autant voire plus et que j’essayais de me contrôler pour ne pas crier alors que je contractais mes jambes. J’ai pris une autre grappe, puis fini mes achats tant bien que mal.

Je suis sortie après avoir payé mes courses et j’avais urgemment besoin d’une douche froide, voire glacée. Alors que je marchais dans les rues de la ville d’un pas ferme et rapide, je regardais le visage des hommes se trouvant sur mon chemin en me demandant auquel tu ressemblais. Je sais que tu habitais à peu près à une heure de chez moi et je me disais que ce n’était pas si loin en fin de compte.

Après la douche bien froide dont j’avais besoin, j’ai allumé mon ordinateur pour entamer ma journée de travail. A midi, tout en préparant ma salade pour le déjeuner, je n’arrêtais pas de penser à toi et j’attendais impatiemment notre appel vespéral.

Tout au long de l’après-midi, nous nous sommes envoyés des messages et plus la journée touchait à sa fin, plus la cadence augmentait.

J’ai terminé le boulot vers 18:00 heures après avoir payé encore quelques factures. Je n’avais pas faim, je voulais juste feuilleter mon livre du moment, écrit par Blanka Lipinska, boire une coupe de Chardonnay, tout ça en me relaxant dans un bon bain moussant. Alors j’ai tout préparé et je me suis déshabillée. Quand je suis entrée dans le bain, il était un peu trop chaud mais j’avais déjà remarqué que la meilleure chose à faire dans ces cas-là était de rentrer aussi rapidement que l’on pouvait et laisser son corps prendre la bonne température en se disant que la chaleur ne peut pas nous faire du mal.

J’avais lu une dizaine de pages quand j’ai reçu un message de ta part dans lequel tu me disais qu’il fallait que l’on parle. Je n’ai même pas osé le lire en entier, j’ai posé mon téléphone sur le lavabo et je me suis demandé de quoi tu pouvais bien vouloir me parler. Au début j’ai plutôt paniqué, peut-être voulais-tu que l’on arrête nos échanges car tu avais déjà quelqu’un dans ta vie ? Mais après j’ai pensé à nos différentes conversations, et à ce que l’on avait fait hier et le bain est devenu soudainement encore plus chaud. J’ai commencé à caresser mon cou puis je suis descendu, j’ai touché puis commencé à malaxer mes seins jusqu’à sentir mes tétons devenir durs. Ma peau est douce et j’apprécie ces moments où je me retrouve avec moi-même, sauf que cette fois-ci tu es dans mes pensées pendant que je me fais plaisir.

J’écarte les cuisses, ma respiration s’accélère, j’ai les oreilles qui bourdonnent tellement je suis haut dans mon plaisir, je le ressens partout, j’arrive à peine à entendre tout au fond la chanson de Louise Attaque « J’t’emmène au vent » et je souris en pensant que tu m’emmènes mais plutôt en direction de l’extase. J’imagine tes mains tenant les miennes alors que je commence à jouer avec mon clitoris, je le mets entre mes doigts et je le sens gonfler, puis j’imagine ta bouche que je ne connais pas montant le long de mes jambes. Je m’arrête, j’ai soif et j’éteins cette soif avec un peu de vin; je reprends, mon corps bouillonne, je continue à me caresser, je pense à ton sexe que je ne connais pas, j’ai envie de toi, j’ai envie de ton sexe dans ma bouche, je crève d’envie de toi!

Je sens que le plaisir monte, mes jambes commencent à trembler, je gémis de plus en plus fort, je sens mon sexe se contracter et mes tétons constamment durs. Je n’arrive pas à empêcher mes jambes de trembler, je crie, je crie de plus en plus fort, je m’abandonne à ce plaisir…

Après le bain, j’ai mis une tenue confortable, un pantalon de training et le haut qui allait avec. Je me suis regardée dans le miroir et je me suis vue différente, je semblais sereine et il y avait un énorme sourire sur mon visage que je ne pouvais effacer. Je méditais dans cette tenue légère quand j’ai vu qu’il manquait encore une bonne heure pour entendre ta voix chaude mais j’étais tellement excitée que l’on aurait presque pu croire que j’étais redevenue une adolescente.

A 22 heures, mon téléphone a sonné et j’ai attendu la quatrième sonnerie avant de répondre, tu n’avais pas besoin de savoir que j’avais attendu toute la journée que ce moment arrive.

Je t’ai entendu sourire dès les premiers instants où tu m’as entendu parler, tu m’as raconté ta journée de boulot, je ressentais la fatigue dans ta voix mais sitôt que tu entendis la mienne, je te sentis apaisé et heureux que ce moment soit enfin là. Je t’ai parlé du livre que je lisais en ce moment, toi de tes écrivains préférés et plus on échangeait, plus je ressentais de la chaleur dans le bas-ventre. J’essayais de ne pas y penser mais c’était difficile, trop difficile pour une fille qui a le sang chaud comme moi. Après plusieurs minutes de conversation, il y eut un silence gênant et tu m’as demandé à quoi je pensais. Je t’ai répondu « à rien » mais tu savais bien que je mentais car tu as dit « bien sûr » d’un ton sarcastique. Tu avais raison, car en fait je pensais à ce dont tu voulais me parler.

A ce moment-là, sans aucun préambule tu m’as dit : « vendredi prochain c’est mon anniversaire et j’aimerais beaucoup passer cette journée en ta compagnie ». Je suis restée bouche bée, je ne m’attendais pas du tout à cela mais je t’ai répondu : « j’en serais ravie ».

Notre conversation n’a pas duré autant que les autres jours, la fatigue nous a rattrappés et a fini par l’emporter.

En raccrochant, je pensais à cette invitation et je me sentis heureuse, nerveuse, excitée et tout ça en même temps. 

Je m’endormis avec un énorme sourire aux lèvres, car peut-être que dans une semaine, nos corps s’entendraient aussi bien que nos esprits.

14 commentaires sur “Acte I : Quand une journée d’été devient humide

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  1. Super suite. L’histoire est très prenante. On sent le plaisir monter petit à petit. La scène du bain est juste génial, je ressentais l’excitation en te lisant. Merci pour cette suite, et j’attends avec impatience la suite.

    1. Cher Orgasmik Boy,

      Je suis ravie que tu aies apprécié cette suite où le plaisir monte de la main du désir….
      À mercredi prochain pour la suite.

      Bien à toi,

      Lady Annia

    1. Cher Yann,

      Je te remercie.
      Pour la suite je te dis à mercredi prochain 😈

      Bien à toi,

      Lady Annia

    1. Cher M.,

      Pour patienter je te conseille d’aller dans « Mes Reviews » et lire mon avis sur les boules de geisha.
      La suite sera publiée mercredi prochain 😉

      Bien à toi,

      Lady Annia

  2. Très belle écriture, on peut ressentir chaque émotion comme si on y était.
    Hâte de lire la suite.
    Bravo Lady Annia

    1. Cher Al,

      Je te remercie pour le gentil message.
      La suite sera tout bientôt là 😈

      Bien à toi,

      Lady Annia

    1. Cher L.,

      Je suis contente que tu aimes l’histoire ainsi que le titre. Merci!
      La suite sera bientôt là si jamais…

      Bien à toi,

      Lady Annia

  3. Délice, douceur, extase,…
    Quand l’esprit commande au corps et que le corps se laisse aller…
    La beauté de l’imaginaire qui vous emporte et vous emmène au 7ème ciel.
    Hâte de lire la suite.
    Merci Lady pour ces voyages au pays des sens

    1. Cher Rêveur,

      Bientôt ton souhait de lire la suite de l’histoire sera exaucé!

      Je t’en prie et à tout bientôt.

      Bien à toi,

      Lady Annia

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par Anders Noren.

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